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Sony NEX-3 et NEX-5, premier test d'un modèle de présérie

Sony NEX-3 et NEX-5 : premier test

Nous avons eu l’occasion d’utiliser quelques heures les Sony NX-3 et NX-5! Premières impressions à chaud…

Denis Boyard [ 12 Mai 2010 11:52 ]
Sony NEX-3 et NEX-5

Une chose est sûre, la prise en mains du Sony NEX-5 ne laisse personne indifférent, même des testeurs aguerris. Au premier chef, sa compacité marque immédiatement l’esprit, suivie presque immédiatement par l’impression de qualité que ce boîtier dégage! Partant de là, on pourrait imaginer que le NEX-3 fasse beaucoup moins d’effet. Eh bien, pas vraiment, puisqu’il se présente dans un volume assez proche, et la finition du polycarbonate est loin d’être «à l’économie». Voilà donc un duo qui part avec des atouts indéniables, même si le NEX-5 garde pour lui l’avantage d’un véritable charme d’appareil haut de gamme.


Plats, mais avec du caractère
Une rapide manipulation des deux modèles confirme les premières bonnes impressions. Ils sont incroyablement plats, à tel point qu’une fois ôtés accu et carte mémoire, il ne reste plus grand-chose comme volume pour les composants. Et pourtant, ils sont bien là, notamment pour ce qui est du capteur Cmos Exmor HD 14millions de pixels APS-C (23,5 x 15,6mm) et de l’incroyable écran ACL articulé (7,62cm de diagonale pour 921600points). Celui-ci est ultra-plat, étonnamment bien intégré à l’appareil, mais offre tout de même la possibilité de sortir de son logement. Il peut ensuite s’incliner en avant ou en arrière, pour faciliter la visée dans des positions inconfortables, ou s’affranchir de la lumière directe du soleil. Notez la très belle luminosité de ces écrans, encore améliorable par le mode Temps ensoleillé, parfois appréciable. Attention toutefois à la batterie, qui est fortement sollicitée dans ce cas!


Si l’on peut pester contre l’absence de vrai viseur, force est de reconnaître que l’écran ACL des Sony NEX est particulièrement lisible et parfaitement défini. Et quand la lumière est forte, le simple fait de basculer l’écran vers le haut, et de faire de l’ombre à l’écran, en adoptant la visée «ventrale», règle le problème. Une bonne claque à tous les concurrents à écran fixe!

Le Sony NEX-5 est tellement plat que son volume ne suffit pas à assurer les 18mm de tirage nécessaire aux optiques de la gamme SEL. Du coup, Sony a eu l’idée de laisser dépasser la baïonnette du boîtier de quelques millimètres, pour arriver au tirage voulu. Résultat, un design qui décoiffe et des optiques parfaitement intégrées au boîtier.


Optiques SEL: à la hauteur!
L’autre choc lors de la prise en mains des Sony NEX-3 et NEX-5, c’est le soin porté à la qualité des objectifs proposés. Les fûts métalliques y sont évidemment pour beaucoup, nous ramenant quelques années en arrière, lorsque belle optique rimait avec matériaux nobles. Alors certes, on ne trouve pas de laiton dans les composants des optiques SEL, mais le métal extérieur est du meilleur effet, et va comme un gant avec la coque en alliage de magnésium du Sony NEX-5! On sent que les ingénieurs Sony ont fait le maximum pour trouver une harmonie entre compacité, qualité de fabrication, et luminosité des objectifs. Certes, le SEL 18-200mm fait toujours un peu gros sur un NEX-5, mais sa plage de focales 28-300mm et sa jolie finition aident à avaler la pilule. Le plus craquant à notre goût est le SEL 16mm f/2,8 pancake, qui reste tout de même assez épais. Avec lui, ils tiennent cependant dans une poche! Ajoutez pour le confort le viseur optique optionnel, et vous voilà revenu aux temps héroïques. Certes, ce viseur est marqué par une forte distorsion, et couvre un champ très approximatif, mais pour photographier un groupe de personnes, son angle très large (celui d’un 24mm) s’avère très ludique. Notez que le pare-soleil en corolle du 18-55mm se monte sur le 16mm, et ne provoque aucun vignetage, ses concepteurs ont vu large! Les deux optiques OSS disposent chacune de leur propre stabilisateur optique intégré. Il assure un gain allant jusqu’à 4vitesses sur l’arrivée du flou de bougé, ce qui est judicieux sur des boîtiers promis à être essentiellement utilisés à bout de bras. Seul le viseur optique optionnel permet de caler le boîtier contre le visage, ce qui est judicieux vu que le SEL 16mm f/2,8 pancake n’est pas stabilisé.

18-55mm OSS (1/640 s f/5,6 400ISO).

Très joli piqué et rendu réaliste de l’ambiance de prise de vue confirment le rendu très neutre du Sony NEX-5. Le temps était gris, le ciel chargé de nuages, ce qui n’empêche pas les détails d’être parfaitement restitués.


18-55mm OSS (1/125s f/11 400ISO)

Pour profiter d’une profondeur de champ plus étendue, le diaphragme est à f/11 et le point est fait sur le bateau. Même si le 1/125s est suffisant pour une vue nette, la présence du stabilisateur optique offre une sécurité non négligeable quand on ferme le diaphragme.


Utilisation? Très plaisante!

Malgré leur taille particulièrement compacte, les Sony NEX-3 et NEX-5 tiennent parfaitement
en mains.

Sauvés par leur poignée de taille généreuse, les Sony NEX-3 et NEX-5 offrent une tenue en mains étonnamment confortable. La surface «façon microprismes» du caoutchouc de la poignée est antidérapante, et l’on a la bonne surprise de voir le pouce droit reposer également sur un caoutchouc très rassurant. Notez que la position des fixations de courroie et le poids des objectifs amènent les appareils à «piquer du nez» vers l’avant. Au dos des boîtiers, le nombre de réglages semble réduit à son strict minimum. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, car Sony nous a concoctés une molette intelligente, qui peut soit tourner pour circuler dans les menus ou dans les photos, mais également basculer dans 4directions, pour donner accès aux principaux réglages. Deux poussoirs non marqués voient leurs possibilités varier avec l’affichage qui leur est contigu. On peut encore régler le type d’affichage à l’écran via la position Disp, choisir l’usage du flash, régler le correcteur d’exposition ou la résolution, et activer ou non le retardateur ou le mode rafale. Cette roue codeuse remplace à elle seule bon nombre de boutons, ce qui a simplifié la tâche des designers. La vidéo est activable directement via un bouton juste au-dessus sur pouce droit, très pratique pour passer d’un mode à l’autre.

18-55mm OSS (1/125 s f/8 400 ISO)

Sujet assez homogène, plutôt clair, susceptible de conduire à une sous-exposition massive. Que nenni, le NEX-5 a géré ce piège comme un chef, sans tomber dans les filets du pêcheur!


Vidéo: HD ou Full HD ?
Si vous optez pour le Sony NEX-3, vos vidéos seront tournées en HD 720p (1280 x 720pixels) à 30i/s. Le format d’enregistrement est de type MPeg-4. Ce mode vidéo est très bien pour les séquences familiales, et se prête également très bien à la mise en ligne de clips. Un mode VGA est également disponible pour les tournages «light» au standard classique.

Dans la version NEX-5, on passe à la vitesse supérieure avec le standard Full HD 1080i (1920 x 1080pixels) à 25i/s. Il s’agit d’un format entrelacé, faisant donc appel à des demi-trames au lieu du mode progressif d’un format 1080p: l’image est un peu moins nette, mais dans des proportions acceptables sur un boîtier grand public. Ici, l’enregistrement s’effectue au format AVCHD Lite, qui offre une meilleure qualité pour un encombrement moindre. On peut aussi tourner en MPeg-4, mais sur une homothétie 4/3, soit une résolution 1440 x 1080pixels à 25i/s. Le format VGA est également accessible à 25i/s.
En pratique, les modes vidéo des deux appareils se commandent via la touche rouge située au pouce droit. Elle bénéficie bien sûr du stabilisateur d’image, et l’autofocus fonctionne en continu durant les séquences. Il est assez rapide pour suivre les déplacements modérés des sujets, et suffisamment doux pour éviter les allers-retours intempestifs. On est assez proche d’un Panasonic Lumix G10/G2 dans le fonctionnement.

18-55mm OSS (1/125 s f/7,1 400 ISO).
La photo la plus «vacharde» de la série, avec de très forts écarts de luminosité et une eau sombre qui contraste fortement avec la peinture blanche de la cabane. Là encore, le NEX-5 a conservé du détail dans toutes les zones, et ces photos sont pourtant prises en JPeg.


Autofocus: précis et véloce
L’autofocus des NEX repose sur la mesure de contraste. Il simule 25collimateurs sur l’image, avec détection des sujets en plage large, centrée ou spot. Ce système est agréablement rapide, bien qu’il n’égale pas celui d’un reflex à détection de phase. Pour un usage amateur, il convient cependant parfaitement, et assure même un suivi efficace des sujets en mouvement. Il faut dire que la motorisation des optiques est nerveuse, et l’on apprécie son silence, notamment en vidéo. Notez que cette mise au point automatique permet la retouche manuelle du point en mode Direct manuel focus, notamment quand un premier plan parasite l’action du calculateur AF. Sinon, l’autofocus des NEX travaille classiquement en one-shot ou en continu. Comme toujours en manuel, le point n’est jamais évident à faire, même avec la loupe: même avec un très bon écran, les microcontrastes ne sont pas les mêmes qu’avec une visée reflex, mais l’encombrement non plus!
Notez que les NEX-3 et NEX-5 ont un défaut: ils sont très longs à démarrer (pas loin de 5s). Un héritage de la technologie des compacts, il en fallait bien un. On aurait préféré un départ plus nerveux. Attendons les boîtiers définitifs pour juger.

18-55mm OSS (1/500 s f/8 400 ISO)

Retour de pêche saisi en passant, en m’appuyant totalement sur les automatismes du NEX-5. L’autofocus est rapide, il est précis, et la sélection des collimateurs est presque toujours judicieuse en automatique. Les pinailleurs préféreront sélectionner eux-mêmes un collimateur adapté à leur usage, ce qui est bien entendu possible.


Qualité d’image : version présérie !

Comme toujours avec des appareils de présérie, notre jugement sur la qualité d’image ne peut être que provisoire, mais nous avons tout de même apprécié!

Les Sony NEX-3 et NEX-5 ouvrent à l’amateur des possibilités très intéressantes en termes de qualité d’image, avec un capteur bien connu pour ses excellentes prestations, et des boîtiers novateurs qui misent beaucoup sur le résultat. Voilà deux appareils qui peuvent produire des images aussi bien que nombre de reflex, mais dans une philosophie d’appareils grand public. Le genre de joujoux qu’on a tous rêvé d’avoir en poche, pour immortaliser les bons moments sans déballer tout un sac photo. Pour la petite histoire, mon reflex personnel n’est pas sorti beaucoup lors de la prise en mains de ces deux appareils, et je ne regrette absolument pas! Ils ont produit des photos impeccables, bien exposées, et parfaitement nettes. Que demander de plus?


Bruit : engageant…
Non, pas de test de bruit électronique pour ces appareils de présérie! J’ai juste profité de la présence d’une mire de poche (tiens? Que fait-elle là?) pour appuyer sur le déclencheur, ce qui m’a permis de me faire une petite idée tout de même. Entre nous (faut pas le répéter), ce que j’ai vu est prometteur, et me rappelle furieusement les performances d’un certain α450; et ça peut encore évoluer dans le bon sens, puisque les équipes Sony optimisent jusqu’au dernier moment le firmware des boîtiers. À défaut de livrer des conclusions, nous voilà au moins rassurés sur le potentiel des petits NEX dans les hautes sensibilités. Comme quoi la présence accidentelle d’une mire peut se transformer en heureux hasard…


Premières conclusions!
Pour avoir utilisé les NEX-3 et NEX-5 durant une petite journée, j’ai pu me faire une idée assez précise de leur potentiel. D’abord, ce sont clairement les compacts que beaucoup attendaient, car Sony est allé plus loin que ses concurrents, tant en termes de compacité que de qualité de fabrication. Là, ce sont de véritables compacts (moins de 250g), mais avec de vraies performances de reflex! Leur esthétique est parfaitement réussie, leur écran orientable vraiment excellent, les optiques sont aussi jolies que performantes, et le capteur Cmos Exmor HD 14millions de pixels est du meilleur niveau. Ajoutez à cela des menus plutôt réussis (hormis la sélection des sensibilités ISO, bien cachée), très orientés grand public, des tarifs plutôt serrés, des accessoires déjà nombreux, et vous avez confirmation que Sony n’a pas du tout l’intention de faire de la figuration. Ce qui serait étonnant vu les possibilités de ces petits bijoux.

18-55mm OSS (1/400s f/8 400ISO).
Je ne sais pas si le fouillé des détails sera bien retransmis par l’impression Offset, mais la matière de la pierre est absolument bien rendue. Le grain du matériau est respecté, avec un modelé digne d’un reflex moyen format de l’époque argentique.


Gamme de sensibilités (version non définitive)

Normalement, Sony ne souhaitait pas que le NEX-5 passe à l’épreuve des mires, mais les résultats sont tellement bons que je n’ai pas résisté. Alors ne le répétez pas, mais cet appareil est vraiment très bon jusqu’à 3200ISO, se maintient avec brio à 6400ISO, et s’en tire fort bien à 12800ISO, même si la granulation devient visible. Nous ferons un vrai test dans nos conditions habituelles une fois de retour au bercail (avec un boîtier finalisé, ce qui ne peut qu’être mieux), mais cette «mise en bouche » réalisée avec les moyens du bord nous semble très encourageante!

200 ISO

400 ISO

800 ISO

1600 ISO

3200 ISO

6400 ISO

12800 ISO

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