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Sony : et voilà les NEX C3 et α35 !

Sony : et voilà les NEX C3 et α35 !

Évolutions simultanées pour les deux gammes hybrides de Sony, avec le NEX C3 et α35, qui partagent le même capteur 16 millions de pixels.

Denis Boyard [ 08 Juin 2011 10:05 ]
Sony : et voilà les NEX C3 et α35 !

Tout juste un an après le lancement des NEX 3 et NEX 5, Sony met à jour son modèle « entrée de gamme » avec le NEX C3. Vu le simple ajout de la lettre « C » au sigle du NEX 3, on aurait pu imaginer une modeste mise à jour cosmétique, mais il n’en est rien : Sony a changé le capteur 14 millions de pixels pour un Cmos 16 millions de pixels (4912 x 3264 photosites) en taille 23,5 x 15,6 mm, déjà vu sur plusieurs reflex actuels. Sa plage de sensibilités reste identique, courant de 200 à 12800 ISO.
L’esthétique du boîtier est également revue, dans un style plus dynamique que celui de l’ancien NEX 3, notamment en version bicolore (noir et gris, car les autres versions sont réservées pour le japon). Son apparence est plus « sport », sa taille bien plus compacte, et la finition semble améliorée, sans toutefois arriver au contact rassurant de l’alliage de magnésium du NEX 5. La finition plastique du NEX C3 laisse d’ailleurs présager l’arrivée future d’un « NEX C5 » ou équivalent, dans un avenir proche. Et pour enrichir son offre de l’été, Sony a doté le NEX C3 de l’écran orientable qui manquait à son prédécesseur. On pourra donc cadrer au-dessus d’une foule ou au ras du sol, sans voir le soleil rendre la visée illisible. Une spécification qui devrait plaire aux fans de photos originales !

L'écran ACL orientable rend le Sony NEX-C3 bien plus pratique que l'actuel NEX-3, notamment par plein soleil.


NEX : un concept abouti

Avec l’arrivée du NEX C3, la gamme est encore dynamisée. Avec son boîtier minuscule (109,6 x 60 x 33 mm), son poids plume (225 g) et ses objectifs interchangeables (optiques NEX + gamme α avec adaptateur), le Sony NEX C3 offre un potentiel évolutif intéressant. Et le fait de disposer d’un grand capteur dernier cri renforce encore son pouvoir de séduction, qui était déjà fort. Certes, les optiques montées sur les NEX sont imposantes, ne serait ce que par contraste avec la taille du boîtier. Mais qui dit grand capteur dit gros objectifs, surtout lorsqu’ils embarquent un stabilisateur optique.
Le NEX C3 est par ailleurs un boîtier très complet, puisqu’il propose tous les modes permettant d’en tirer le meilleur parti, qu’on soit débutant (programmes scènes) qu’amateur averti (modes PSAM). Correction d’exposition, bracketing auto, extension dynamique DRO, mode HDR, mesures multizone, centrée ou spot, mode panorama par balayage… rien n’est oublié pour tenir tête aux reflex ! Il y a aussi un mode vidéo HD 720 à 30 i/s (le NEX 5 est full HD 1080i), avec mise au point continue rapide et silencieuse durant les séquences. Notez que l’écran ACL orientable est un modèle 7,62 cm de diagonale, dans une résolution de 921600 points : belle performance vu la taille du boîtier.

Le Sony NEX-C3 conserve l'ergonomie simplifiée de son prédécesseur, avec la touche programmable qu'on peut par exemple affecter à la sensibilité ISO.


Sony NEX C3 : peut il remplacer un reflex ?

Un appareil aussi compact que le Sony NEX C3 peut il remplacer un reflex ? Une réponse de normand s’impose : oui et non ! Oui, tant qu’il s’agit de jouer les reporters de rue, de réaliser de jolis paysages sans se charger, ou de ramener de très beaux souvenirs de voyage. Et non pour tout ce qui demande une très grande précision de cadrage (l’écran reste un « viseur » peu pratique, surtout lorsqu’il est encombré d’affichages), tout ce qui impose l’utilisation d’un téléobjectif long, ou nécessite l’usage d’accessoires externes encombrants. Le NEX C3 a beau être doté de tout ce qu’il faut pour remplacer un reflex, sa taille minimale peut devenir un handicap dans certains cas. C’est vraiment un appareil pour la photo généraliste de qualité, jusque dans les très hautes sensibilités, mais les usages extrêmes ne sont pas son fort, notamment parce qu’il est dépourvu de viseur. Ce qui est logique vu sa taille extrêmement réduite. En revanche, c’est le complément rêvé pour un reflex, avec un vrai grand capteur, et des performances excellentes s’il est à la hauteur des NEX 3 et NEX 5, ce dont nous ne doutons pas.
Pour la gamme NEX, Sony annonce également un objectif macro SEL 30 mm f/3,5 (250 euros) qui devrait étendre le potentiel des appareils, ainsi qu’un flash optionnel HVL-F20S (130 euros) de NG 20 pour 100 ISO.


Prix du NEX C3 : 630 euros (kit 18-55 mm).
Disponible en juillet.



Sony α35Changement de capteur

À peine 7 mois après les α33 et α55, Sony fait un mixage des deux sous la forme du Sony α35 !

Prenez un Sony α33, changez son capteur pour un Cmos 16 millions de pixels (4912 x 3264 photosites) en taille 23,5 x 15,6 mm, remplacez son écran articulé par un modèle fixe, et vous obtenez un Sony α35 ! Il faut dire que la base du Sony α33 n’a que 7 mois, et que sa technologie est du meilleur niveau actuel. Il suffisait donc à Sony d’y adapter le capteur du Sony α55 et de faire quelques simplifications pour en faire une nouvelle mouture.
De fait, la grande question est : que va devenir le Sony α55 ? Hormis son écran ACL articulé et sa rafale un peu plus rapide (10 i/s au lieu de 7 i/s), il n’a pas beaucoup de caractères propres ! À moins que Sony nous annonce un capteur « encore plus musclé » sur un éventuel « α65 », mais c’est encore de la science fiction ! En attendant, le Sony α35 est quasiment à égalité avec le α55, puisque le seul appareil supérieur en résolution est actuellement… le Sony α900 ! Gros trou dans l’étagement, qui est passé d’une offre pléthorique à juste quelques modèles ayant énormément de points communs… Il faut dire que la gamme Sony est en pleine restructuration, puisque la marque se concentre sur les boîtiers à visée électronique. Le Sony α35 est donc le premier modèle de la nouvelle gamme, qui va évoluer dans les mois qui suivent pour retrouver sa cohérence passée.

Avec le a35, Sony démontre son dynamisme et confirme sa volonté d'imposer son concept original.


Appareils hybrides : suffisent-ils à construire une gamme ?

Toute la question est donc de savoir comment vont réagir les clients face à une gamme composée uniquement d’appareil à visée électronique ? Certes, les viseurs des Sony α33 et α55 sont plutôt bons, mais ils ne sont pas encore universels. Leur réaction face à des contrastes très élevés et la résolution plus faible qu’un vrai viseur reflex risquent de détourner les amateurs éclairés vers les autres marques ! En outre, certains utilisateurs perçoivent le scintillement de l’affichage séquentiel des images R, V, et B qui forment la visée couleur de ces appareils, et leur vue fatigue à la longue.
Que Sony donne sa chance à la gamme à visée électronique, pourquoi pas ? Surtout si elle permet d’introduire un véritable avantage en matière d’autofocus vidéo. Mais il nous semble que conserver une gamme reflex traditionnelle serait judicieux, puisqu’il suffit de décliner les mêmes boîtiers dans les deux versions, ce que Sony a fait jusqu’à présent. On en saura probablement plus cet été, période d’annonce habituelle des reflex Sony, ou au cours du second semestre, si les catastrophes récentes ont retardé le développement des nouveaux modèles.

Le Sony a35 dispose d'un capteur plus performant que le a33, mais il perd son écran articulé : dommage !


Résolution : la course aux pixels va bien, merci !

Une leçon à tirer de la commercialisation des Sony NEX C3 et α35 : pour la marque, la résolution 16 millions de pixels est désormais celle de produits entrée de gamme ! Ce qui laisse imaginer des capteurs encore plus performants dans l’avenir, ne serait-ce que pour offrir aux modèles haut de gamme matière à assurer leur suprématie. Sony va donc devoir frapper fort, en atteignant ou dépassant la barre des 20 millions de pixels. Sinon, ce serait adopter une position de suiveur derrière Canon, déjà en 18 millions de pixels depuis belle lurette, ce qui n’est pas dans le tempérament Sony. On peut donc espérer 20, 22, voire 24 millions de pixels (le top-niveau actuel en reflex 24 x 36) sur un capteur taille APS-C ! Soit des résolutions encore impensables jusqu’à présent !
De quoi expliquer l’immobilisme de Nikon avec son D300s (la marque utilise des capteurs Sony), dont le successeur est sûrement en position d’attente d’un capteur digne de ce nom. Et les 16 millions de pixels actuels ne lui suffiront pas ! Des résolutions qui vont obliger Canon, Nikon et Sony à revoir leurs hauts de gamme professionnels 24 x 36, si tant est que ces produits très spécifiques aient encore un avenir ! N’oublions pas que les photographes professionnels sont de moins en moins nombreux, car le prix des photos d’illustration est en chute libre, et la télévision numérique est en mesure de fournir des images fixes à la presse sportive. Les capteurs APS-C très haute résolution ont donc un réel avenir, notamment chez les experts et professionnels, vu qu’ils sont moins chers que les vrais pros, tout en s’annonçant très performants. Si ce raisonnement se confirme, Sony Microsystem a donc une énorme carte à jouer avec ce type de capteur !

L'arrivée d'un capteur 16 Mpix sur le SLT " entrée de gamme " de Sony laisse espérer des résolutions encore plus élevées sur de prochains modèles…


Prix du Sony a35 : 600 euros (nu).
Disponible en juillet.

Le site Sony

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