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Disponibilité :
Mars 2010
220 €




Dans sa série S, Fuji propose trois bridges, domaine dans lequel le constructeur croit encore. Le Fuji S2500HD que nous testons est le bridge haut de gamme de la marque.
[ 13 Mai 2010 11:20 ]
Pour Fuji, les appareils de type bridge sont essentiels puisqu’ils font encore le pont entre les compacts et les reflex. Selon le constructeur, qui ne propose pas de reflex ou encore de compacts à objectifs interchangeables, les bridges restent un bon compromis pour l’utilisateur qui souhaite acquérir un appareil ambitieux doté d’un zoom puissant. Mais face à la concurrence, les avantages des bridges semblent de plus en plus obsolètes. Les compacts à objectifs interchangeables, très évolutifs côté optique, sont plus petits, et surtout ils proposent des capteurs de plus en plus grands. Face aux reflex, les bridges vont avoir de plus en plus de mal à conserver leur intérêt, les reflex d’entrée de gamme étant proposés à des prix de plus en plus attractifs. Mais pour le moment, Fuji continue de produire des appareils de type bridge, notamment avec le S2500HD, le plus intéressant parmi les trois bridges d’entrée de gamme proposés par la marque.
Spécifications : le mieux équipé
Dans sa gamme S de bridges, Fuji propose trois appareils: les S1600, S1800 et S2500HD. Si ces trois bridges reposent sur le même capteur CCD de 12millions de pixels, les caractéristiques sont légèrement variables d’un appareil à l’autre. Pour compenser les tremblements de l’appareil au moment du déclenchement, le S2500HD est stabilisé de manière mécanique par déplacements pilotés du capteur via des gyrocapteurs. Cette stabilisation offre un gain de plusieurs vitesses par rapport à la vitesse conseillée en fonction de la focale utilisée.Par exemple, si vous capturez une photo à la focale maximale de 500mm à main levée, il est conseillé de déclencher à une vitesse maximale de 1/500 de seconde pour obtenir une image nette. Avec le stabilisateur, si ce dernier est censé nous faire gagner trois valeurs de vitesse, la vitesse maximale d’obturation peut alors devenir 1/60 de seconde. En pratique, à la focale la plus puissante, nous avons obtenu une image nette à main levée avec une vitesse d’obturation de 1/100 de seconde, une vitesse légèrement plus rapide que le 1/60 de seconde théorique. On peut dire que le stabilisateur mécanique intégré au S2500HD permet de gagner facilement 2,5vitesses de gain avant l’arrivée du flou.Pour optimiser ce gain, le stabilisateur mécanique est couplé à un système numérique qui augmente automatiquement la sensibilité du capteur. Une sensibilité plus élevée permet à son tour de gagner en valeur de vitesse d’obturation.
Visée : écran ou viseur ?
Pour le cadrage et la visualisation des images avec le S2500HD, vous pourrez choisir entre un écran de 3pouces pour 230000pixels et un viseur électronique de 0,2pouce pour 200000pixels de définition. Dans les deux cas, on regrette que la définition soit aussi limitée, plus de pixels améliorant la finesse de l’affichage.Et c’est vrai que le manque de finesse dans le viseur est tout de suite visible, même si l’image perçue est lumineuse et bien contrastée. On a aussi relevé un manque de fluidité de l’affichage, se traduisant par un léger scintillement. Le viseur électronique reste quand même un bon outil pour vérifier la qualité de la prise de vue en temps réel en cas de fort ensoleillement de la scène photographiée. Pour activer ou désactiver l’affichage du viseur, il suffit d’appuyer sur la touche dédiée située sous le viseur et au-dessus de l’écran. Notez que l’affichage ne commute pas automatiquement de l’écran au viseur lorsque vous approchez votre œil à l’oculaire.
À l’usage : une ergonomie réussie
La prise en mains du Fuji S2500HD est assez proche de celle d’un reflex et donc quasiment aussi confortable. La tenue de l’appareil est agréable grâce à la poignée échancrée, et la manipulation facilitée par un poids plutôt raisonnable de 337grammes. Pour la fabrication et la finition, la coque du S2500HD est tout en plastique, mais la qualité des matériaux utilisés offre un aspect costaud à l’appareil. Côté commandes, ces dernières ne sont pas trop nombreuses afin de ne pas effrayer le photographe débutant. Sur le dessus du boîtier, on retrouve un sélecteur de modes, une touche pour le mode rafale, une autre pour la détection des visages, et enfin le déclencheur, entouré par la commande du zoom.Au dos de l’appareil, toutes les touches tombent facilement sous le pouce droit. On trouve les touches pour l’accès aux fonctions et menus, un large pad de sélection pour naviguer dans les réglages et les classiques raccourcis: accès aux sensibilités, aux valeurs de balance du blanc, paramétrage de l’autofocus et correction de l’exposition. Une touche située au centre du pad de sélection permet d’accéder aux menus et de valider chaque réglage. Les menus sont clairs, bien organisés et s’appréhendent assez facilement.
Fonctions et automatismes : bien gérés ?
Le Fuji S2500HD propose plusieurs fonctions automatiques plus ou moins connues et classiques. Pour l’exposition des images, l’appareil est doté de modes très classiques avec les PASM et plusieurs modes scène. Avec la fonction SR activée, le S2500HD détecte automatiquement le type de scène cadrée et optimise ainsi ses réglages. Pour les portraits, la détection des visages est capable de repérer jusqu’à 10visages et d’optimiser le rendu des visages en ajustant au mieux la mise au point et l'exposition sur eux. Notez que l’appareil peut détecter les yeux fermés et les sourires. Plus inédites, deux fonctions appelées Zoom instantané et Zoom bracketing sont proposées par le S2500 HD.La première permet de passer de la plus courte à la plus longue focale instantanément, et la seconde d’obtenir trois photos cadrées à des rapports de zoom différents en un seul déclenchement. Ces deux options fonctionnent bien. Dans la même logique, le S2500HD propose un mode Lumière naturelle & flash qui permet de prendre très rapidement deux images, la première avec flash et la seconde en lumière naturelle.
Performances : au niveau d’un reflex ?
Même s’il n’est pas au niveau de celui d’un reflex, l’autofocus du S2500HD est plutôt nerveux. Il accroche bien le sujet, notamment lorsque la photo est prise dans de bonnes conditions lumineuses. On peut dire qu’il est réactif et efficace. En termes de réactivité, le FinePix S2500HD se défend globalement assez bien. Au démarrage, il prend quand même son temps puisqu’il n’est opérationnel qu’au bout de 2,5s, ce qui n’est pas un temps record mais pas dramatique non plus. Le retard au déclenchement est d’environ 0,10s, et entre deux prises de vue, il faudra patienter environ 2s. L’utilisation du mode rafale, qui propose plusieurs cadences, permet heureusement à l’appareil d’être plus réactif. Le mode le plus lent enchaîne les vues à 1,3image par seconde et le mode le plus rapide atteint la cadence de 8images par seconde sur 20photos dont la définition a été diminuée.