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Disponibilité :
Avril 2010
380 €




Olympus propose une plage de focales record de 30x pour un bridge grand public dépourvu de viseur et de modes PSAM.
Fabrice Deleplanque [ 02 Août 2010 18:13 ]
Depuis le lancement début 2007 du SP-550UZ, son bridge à zoom 18x, Olympus collectionne les records de coefficient de focales: zoom 20x en 2008 avec le SP-570 UZ, 26x l’année suivante avec le SP-590 UZ et 30x aujourd’hui avec le SP-800UZ. Entre-temps, l’appareil a évolué vers une utilisation plus grand public, se dépouillant de son viseur et de sa griffe flash et se privant des modes manuel et priorité ouverture/vitesse ainsi que de la possibilité d’enregistrer les images en Raw. Tout se passe comme si Olympus et Fuji s’étaient partagés le créneau des bridges à zoom 30x, Fuji se réservant avec son HS10 une clientèle de photographes amateurs et experts et Olympus se focalisant sur le grand public.
Ergonomie : pas de viseur hélas!
Si parmi le grand public, une grande majorité d’utilisateurs, notamment ceux qui ont découvert la photo avec le numérique, cadrent exclusivement à l’aide l’écran, l’absence de viseur sur un bridge, qui plus est pourvu d’un zoom 30x, ne laisse pas d’être problématique. En effet, outre le fait d’autoriser la visée même en cas de fort ensoleillement, le viseur électronique offre l’avantage de permettre de caler l’appareil contre son visage, et de limiter les tremblements et flous, d’autant plus importants que la focale est longue. À cette fin, l’Olympus SP-800UZ est équipé d’un stabilisateur qui s’est montré heureusement très efficace; il n’empêche que sacrifier un équipement qui dans certains cas améliore la visée et favorise la netteté des images est dommage. D’un point de vue ergonomique, le SP-800 UZ ne comporte à l’arrière que 5boutons: enregistrement vidéo, lecture, menu, mode d’emploi et validation, ainsi qu’une molette commandant l’affichage des informations de prise de vue et la suppression des images. Pour régler l’appareil, il faut donc presser la touche menu et faire défiler une longue procession de paramètres… laborieux!
Performances : en net progrès
Le SP-800UZ démarre sans tarder en environ 3s et son zoom parcourt sa large plage de focales en 2,7s. Par rapport à ses prédécesseurs, qui peinaient à réaliser la mise au point, le SP-800UZ a considérablement progressé, en particulier, lorsque l’autofocus fonctionne en continu. La mise au point est rapide au grand-angle, et relativement satisfaisante au téléobjectif, du moins dans de bonnes conditions d’éclairage. Quand l’éclairage n’est pas optimal, la mise au point au téléobjectif devient en revanche hasardeuse, et en l’absence de mode manuel ou infini, le SP-800UZ n’offre point de salut. Malgré sa définition très élevée, qui a pour conséquence la production de fichiers assez lourds (en moyenne 5,2Mo en compression fine), le retard au déclenchement est négligeable. Des performances générales qui permettent au SP-800UZ d’offrir une cadence de déclenchement d’environ 1vue toutes les 2s ou toutes les 2,9s lorsque le flash est utilisé. Notez qu’il est possible de déclencher en rafale jusqu’à 12images de 14millions de pixels à la cadence de 1i/s. Le SP-800UZ permet par ailleurs d’enregistrer des vidéos en 720p à 30images, au format MPeg-4. Hélas, le zoom optique n’est pas utilisable pendant la prise de vues.
Qualité des images : correcte au téléobjectif
Le zoom 30x du SP-800 UZ fait preuve d’une étonnante qualité: le meilleur piqué est obtenu avec les courtes focales, mais au téléobjectif, il est possible de réaliser des images exploitables à condition de se contenter de tirages aux dimensions modestes (inférieures au format A4). Plus gênant, le bruit se manifeste dès les basses sensibilités, discrètement d’abord mais devenant problématique au-delà de 400ISO apportant du grain aux images et détériorant leur précision. À cela s’ajoute à 1600ISO une forte désaturation des couleurs. Pour le reste en revanche, le rendu des couleurs se révèle neutre, la balance des blancs s’adaptant de manière satisfaisante aux différentes températures d’éclairage. Quant à l’exposition, elle s’est montrée dans l’ensemble fiable, avec toutefois une légère tendance à surexposer en cas de forts contrastes.