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Disponibilité :
Septembre 2010
500 €




Pour faire face à une concurrence accrue, le petit compact expert de Panasonic se dote d’un zoom plus polyvalent mais toujours aussi lumineux et revoit son ergonomie.
Fabrice Deleplanque [ 24 Novembre 2010 14:31 ]
Lancé il y a deux ans, le Panasonic Lumix LX3 commençait à dater, le segment des compacts experts étant devenu depuis peu le nouveau champ de batailles des fabricants d’appareils photo. Alors qu’il y a encore un an, il fallait compter avec quatre marques, Canon et ses PowerShot G11 et S90, Ricoh avec son GR Digital III, Sigma avec sa gamme DP et Panasonic avec son Lumix LX3, cette année de nouveaux compétiteurs sortent du bois tels que Samsung qui présente l’EX1, un compact doté d’un zoom très lumineux, Fuji avec son FinePix X100 équipé d’un capteur APS-C ou Nikon qui revient au plus haut niveau avec son CoolPix P7000… Sans oublier Olympus qui annonce son ambition d’arriver sur ce marché en présentant sous cloche lors du salon de la Photokina un mystérieux appareil expert très compact. Pour faire face à cette concurrence accrue, Panasonic a choisi trois axes d’évolution pour son compact expert: l’optique, en passant d’un zoom 2,5x, 24-60mm f/2-2,5 à un zoom 3,8x, 24-90mm f/2-3,3; le capteur qui conserve une définition de 10millions de pixels, une diagonale de 1/1,63pouce, et des photosites de 2,05µm, mais est censé offrir une meilleure sensibilité et une dynamique d’exposition supérieure ; et enfin une ergonomie remaniée.
Ergonomie : trop souple
Le Lumix LX5 se classe parmi les compacts experts les moins encombrants du moment. Il doit toutefois s’incliner devant le Canon PowerShot S95 qui, il est vrai, se montre, moins évolutif, étant dépourvu de griffe porte-accessoires, et propose un zoom moins lumineux et démarrant à 28mm. Avec une épaisseur de 25,5mm pour le boîtier à laquelle il faut rajouter les 17,5mm du barillet de l’objectif, soit au total 43mm, le LX5 trouvera difficilement sa place dans une poche de pantalon. En revanche, il se révèle assez léger (271g carte et batterie incluses), et saura se faire discret suspendu par sa dragonne à votre cou ou rangé dans une poche de blouson. Pour améliorer sa prise en mains, le boîtier propose une poignée en caoutchouc plus large ainsi qu’une petite bosse à l’arrière permettant de caler son pouce. Celle-ci accueille une molette crantée et cliquable qui remplace le bouton-joystick présent depuis le LX1 et facilite le paramétrage manuel de l’appareil. Il offre une large palette de réglages grâce à ses modes PSAM, la possibilité d’enregistrer les images en Raw (RW2) et propose quelques options dans l’air du temps telles que le mode zoom fixe qui permet de parcourir la plage de focales du zoom de manière discontinue en passant par des paliers prédéfinis: 24, 28, 35, 50, 70 et 90mm (voire 120mm avec la fonction zoom intelligent). On retrouve avec plaisir sur le fût de l’objectif les deux curseurs qui permettent l’un de modifier directement le format d’image (1/1, 4/3, 3/2 ou 16/9) et l’autre de choisir le mode de mise au point (autofocus, macro et manuelle). Au final, le LX5 se révèle très maniable, mais il est regrettable que la molette de modes et les curseurs changent de position si facilement n’opposant pas suffisamment de résistance, si bien qu’après un séjour dans une poche, il n’est pas rare que les réglages de l’appareil aient changé accidentellement ou de voir s’afficher le message «Molette de sélection en mauvaise position» lors du démarrage. Comme sur le LX3, l’affichage est confié à un écran de 3pouces et 460000pixels. De belle facture, il est précis, offre de larges angles de vue et une lisibilité satisfaisante y compris en cas de fort ensoleillement. La visée peut également être assurée à l’aide d’un viseur optique (DMW-VF1) mais aussi désormais électronique de 202000pixels (DMW-LVF1), tous deux optionnels, s’installant sur la griffe porte-accessoires. Celle-ci accueille également les flashs externes Panasonic DMW-FL220, DMW-FL360 ou DMW-FL500.