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Disponibilité :
Avril 2011
800 €




Le Nikon D5100 démocratise le capteur du D7000 et bénéficie de la résolution Full HD 1080p pour la vidéo
Denis Boyard [ 04 Août 2011 13:19 ]
Faire évoluer la gamme en simplifiant la production, tel semble être le mot d’ordre chez Nikon! Il suffit de détailler le Nikon D5100 pour en avoir confirmation, puisqu’il ne renie pas ses origines; avec un châssis directement inspiré de celui du D3100, et un capteur dérivé de celui du D7000. Le tout rehaussé par un bel écran ACL (7,62cm de diagonale, 920000points) entièrement orientable, qui permet au D5100 de conserver l’aura de «spécialiste de la vidéo» introduite par son prédécesseur. Si l’idée de l’écran latéral a fait ses preuves du point de vue marketing (Canon l’utilise depuis bien des années), force est de reconnaître qu’on regrette un peu le caractère plus marqué de celui de l’ancien D5000. En effet, son écran, articulé par la semelle du boîtier, faisait plus sérieux, et offrait une tenue en main plus ferme. Là, on se retrouve à tenir l’appareil par l’écran du côté gauche, ce qui est loin d’être idéal en termes de stabilité. D’ailleurs, Nikon était très fier de sa formule au lancement du D5000, justement face aux Canon à écrans déployés latéralement. Mais cette originalité devait sûrement coûter plus cher ou impliquer une fabrication plus complexe.
Capteur : du sérieux!
Pour donner au D5100 une aura de boîtier pour amateur éclairé, Nikon l’a pourvu d’un capteur Cmos DX (23,6 x 15,6mm) dérivé de celui du D7000. Il offre une résolution de 16 millions de pixels (4928 x 3264photosites) en photo, et de 1920 x 1080pixels en vidéo (Full HD 1080p). Il produit au choix des photos aux formats JPeg ou NEF Raw (14bits), ou des vidéos en H264 à 24, 25, ou 30i/s selon le standard choisi. C’est donc un reflex grand public évolué, qui peut certes séduire le débutant (le D3100 nous semble cependant plus adapté), mais pourra tenter l’amateur qui souhaite monter en taille d’image. Il peut aussi séduire l’expert juste financièrement, qui voudra faire une économie de 400euros par rapport au D7000. La finition et les spécifications sont très inférieures, mais la qualité d’image stricto sensu sera quasi identique.
Positionnement : un « super » D3100!
S’il possède un capteur proche de celui du D7000, le Nikon D5100 correspond davantage à une évolution du D3100. En effet, il reprend l’essentiel du D3100, en remplaçant le Cmos 14millions de pixels par le 16millions de pixels du D7000. C’est l’un des ajouts majeurs par rapport au D3100, avec bien entendu l’écran orientable désormais classique dans cette gamme d’appareils. Ces évolutions sont donc facturées 200euros de plus sur le D5100, ce qui en fait une très bonne affaire pour qui veut plus de confort de visée en vidéo, et un capteur plus performant niveau résolution. Face au D7000, le Nikon D5100 reste cependant en net retrait. Hormis son capteur très proche, le boîtier est bien moins évolué, car le D7000 bénéficie notamment d’une fabrication plus sérieuse, d’un posemètre dernier cri, d’un viseur 100% à fort grossissement, d’une cadence moteur plus élevée, de la compatibilité avec les optiques non motorisées (AF/AF-D/Ai/AiS/AiP), d’un obturateur plus performant, de fonctions supplémentaires, d’une protection tout-temps, et j’en passe… Cette mise au point est très importante, car nombre d’amateurs peuvent hésiter entre les deux pour cause de capteur presque identique. Si le D5100 peut faire illusion en termes de production lambda, il est clair que ses spécifications le destinent d’abord au grand public. Un D7000 sera nettement plus efficace lorsque les conditions de prise de vue seront plus délicates.