Accueil / Actualités / Canon EOS 500D : 15 mégapixels et vidéo Full HD !


Canon présente l’EOS 500D ! Il a la lourde responsabilité d'épauler et à terme de succéder au 450D et d‘apporter une réponse au récent Nikon D90. Ses particularités ? Un capteur de 15 millions de pixels sous le capot et la vidéo HD 1080p dans la boîte à gants… Moteur !
D’année en année, Canon domine très largement le marché avec son reflex milieu de gamme. Une domination entamée avec le lancement de l’EOS 350D, et qui a perduré avec, successivement, les EOS 400D et EOS 450D. Et, d’année en année, Nikon, et dans une moindre mesure Pentax et Sony, ont beau essayer, ils ne parviennent pas à détrôner Canon. A contrario, Nikon domine dans le segment des reflex dits semi-pro (Nikon D300 et son prédécesseur le D200) et Canon a, au contraire, bien du mal à imposer ses EOS 30D, 40D ou même 50D, pourtant d’excellents boîtiers. Autant dire que l’annonce de l’EOS 500D revêt une importance toute particulière pour Canon et que ce boîtier a toute chance de devenir sur l’année 2009 le reflex le plus vendu du marché. À l’énoncé de ses caractéristiques, vous aurez d’ailleurs tôt fait d’en être convaincu.
Canon franchit un nouveau pas dans la course aux pixels, avec l’EOS 500D. Son capteur, dérivé de celui de l’EOS 50D, annonce 15 millions de pixels (4 752 x 3 168 pixels) en résolution, avec un échantillonnage sur 14 bits en format Raw ! La principale différence entre ce Cmos et celui de l’EOS 50D, c’est le transfert des informations sur 2 canaux (au lieu de 4), largement suffisants pour la cadence en rafale de l’EOS 500D (3,4 images/s sur 170 vues en JPeg, 9 vues en Raw et 4 vues en Raw + JPeg). Autant dire que la qualité devrait être au rendez-vous !
Une vidéo très performante
Un beau capteur, mais ce n’est pas tout ! L’EOS 500D dispose d’un mode vidéo directement inspiré de celui de l’EOS 5D Mark II, car proposé au standard « Full HD ». Il est donc capable d’enregistrer les séquences 1 920 x 1 080 pixels en mode progressif (1080p), mais également en 720p (1 280 x 720 pixels) ou en classique AVI (640 x 480 pixels). Un port HDMI est prévu pour passer les séquences ou les photos sur téléviseur HD. Curieusement, la commande vidéo ressemble beaucoup à celle d’un compact, avec l’icône « vidéo » sur le sélecteur de modes, et le bouton de lancement de la séquence à l’emplacement de la commande d’impression « Pict Bridge ». Ça fait un peu bricolage de dernière minute !
La principale différence avec l’EOS 5D Mark II, c’est que le mode 1080p est limité à la cadence de 20 i/s (30 i/s en HD 720p et AVI), ce qui laisse craindre une potentielle altération dans la fluidité de l’image. En cinéma amateur, la cadence de base était de 18 images/s, ce qui limitait la consommation de films, mais provoquait souvent des séquences saccadées. C’est pourquoi le cinéma professionnel a toujours privilégié la fréquence 24 images/s, et la télévision 25 images/s. Attendons donc de voir de quoi il retourne avec l’EOS 500D, mais la cadence 20 images/s nous semble un peu juste pour des séquences à la hauteur de la résolution proposée. N’en doutons pas, cette limitation est probablement au moins autant marketing que technique : il fallait du « 1080p » pour dépasser le Nikon D90 (720p), mais une cadence assez lente pour ne pas parasiter les ventes de l’EOS 5D Mark II (30 i/s en 1080p). Autre bémol, à l’instar du Nikon D90, le son est monophonique, sans prise stéréophonique pour micro externe, ce qui est vraiment dommage.
On notera que l’EOS 500D produit ses vidéos en MPeg codec H264, tout comme l’EOS 5D. Un avantage en tout cas par rapport au Nikon D90 qui enregistre la vidéo en Mjpeg, un format très très encombrant. À l’inverse, le AVCHD (dérivé lui aussi du H264) du Panasonic Lumix GH1 offre incontestablement un très bon raport qualité/poids. Il faudra donc un ordinateur musclé pour passer les vidéos « Full HD » sans problème de défilement. Heureusement, on pourra les voir sur téléviseur HD via la prise HDMI du boîtier.
Un vrai « killer » !
Face aux concurrents, il est clair que le Canon EOS 500D est bien pourvu pour résister à la vedette du moment, j’ai cité le Nikon D90. Il lui est un peu supérieur en résolution, il le dépasse en vidéo, et il fait jeu égal sur de nombreux autres points. Voilà deux appareils faits pour se télescoper dans le choix offert aux amateurs éclairés ! Or il ne faut pas négliger un troisième « larron » moins évident, mais qui se pose également en concurrent sérieux quand on voit ses spécifications. Je pense évidemment au Panasonic Lumix GH1, qui se distingue par sa vidéo HD plus performante (24 à 60 i/s, son stéréo, prise pour micro externe stéréo) que celle des deux reflex. Certes, il devrait se montrer moins brillant en qualité d’image photographique (capteur 4/3), mais pour l’amateur qui cherche aussi un bon « caméscope », il est déjà parmi les incontournables. Reste à évaluer la réaction des amateurs face à la visée électronique, qui est d’ailleurs excellente chez Panasonic, et le prix auquel sera proposé le Lumix GH1.
Qu’on le veuille ou non, la vidéo est maintenant devenue un élément essentiel du choix d’un reflex, puisqu’elle est désormais à un très bon niveau qualitatif. Elle s’annonce même à un niveau professionnel sur le Panasonic Lumix GH1, et l’on attend de voir de quoi il retourne à 20 i/s sur le Canon EOS 500D. Après tout, photo et vidéo ne sont pas incompatibles, même si l’image animée est bien plus exigeante en terme de rigueur, car une séquence doit être construite pour avoir de l’intérêt. Quand on pense qu’un EOS 500D propose 15 millions de pixels en photo, et le « full HD » en vidéo, il y a de quoi alimenter les passions les plus folles !
Le Canon EOS 500D évolue dans ses performances, mais aussi au niveau de certaines spécifications essentielles pour tirer le maximum de ses possibilités.
C’est bien joli de monter en puissance, mais il faut que le boîtier évolue aussi avec elle. Voilà pourquoi le Canon EOS 500D adopte un processeur interne plus « musclé », hérité directement de l’EOS 50D. Il s’agit bien entendu du processeur « Digic 4 », apte à gérer le flux d’images en vidéo HD (plus de 41 millions de pixels par seconde), et celui des rafales rapides (3,4 i/s) en 15 millions de pixels (51 millions de pixels par seconde). Pour un boîtier purement amateur, c’est une performance réellement impressionnante !
L’EOS 500D bénéficie également de cette vitesse de traitement pour sa mise sous tension, l’affichage des vues à l’écran, et pour le traitement du bruit électronique dans les hautes sensibilités (100 à 3 200 ISO, plus extensions à 6 400 et 12 800 ISO). S’il fait appel aux mêmes algorithmes que l’EOS 50D, on devrait trouver de très bonnes images jusqu’à 3 200 ISO, même avec des photosites de 0,0047 mm (4,7 µm) de côté !
Évolution encore au niveau de l’écran ACL, qui conserve la diagonale 7,62 cm, mais passe en résolution 920 000 points (visée 640 x 480 pixels), avec traitement de surface Clear View (c’est le même écran que celui de l’EOS 5D Mark II). La visée « live view » est ainsi plus détaillée, ce qui permet un contrôle plus rigoureux des paramètres de prise de vue. L’EOS 500D rejoint ainsi le Nikon D90 sur le plan de la qualité de l’écran.
L’autofocus est confié au module à 9 collimateurs déjà vu sur l’EOS 450D. Il est rapide, détectif et se montre assez précis pour un usage expert. Le collimateur central est de type croisé. Avec les optiques ouvertes à f/5,6 maxi, seul le collimateur horizontal est actif : les deux éléments croisés ne sont opérationnels que si l’objectif propose une ouverture de f/2,8 ou plus. Ce système autofocus offre une plage de fonctionnement d’IL -0,5 à 18 pour 100 ISO.
Des performances très attendues en « live view »
En visée « live view », le point se fait au choix en manuel (grossissement x 5 ou x 10 de la plage visée) ou en autofocus, avec détection des visages, même en vidéo s’il vous plaît. La mise au point est réalisée soit par mesure de contraste, soit via la descente du miroir pour laisser le module autofocus classique faire son travail. Nous attendons de voir les performances du système à mesure de contraste, car Panasonic a placé la barre très haut en matière de vitesse dans ce mode de fonctionnement.
Niveau mesure d’exposition, on retrouve le posemètre à 35 zones couplées avec les collimateurs autofocus. La mesure est évaluative, mais peut bien sûr être ramenée en analyse centrale pondérée, centrée (9 % du champ visé) ou spot (4 %). Un testeur de profondeur est présent sur l’appareil, très utile en macro ou en portrait pour appréhender l’étendue de la zone nette. En visée « live view », la mesure évaluative est simulée par analyse de l’image produite par le capteur imageur.
On notera que l’EOS 500D reprend le système de nettoyage de capteur par émission d’un train d’ondes haute fréquence, et que le mode « Dust Delete Data » permet de supprimer par voie logicielle les éventuelles traces sur les photos. Le logiciel Canon Digital Photo Professionnal, qui assure cette fonction avec le développement des fichiers Raw, est bien entendu livré avec l’EOS 500D. L’appareil est également capable de corriger les problèmes de vignetage des optiques Canon, qui figurent dans sa base de données.
Notez que pour exploiter au mieux ses fonctions supérieures (rafales 15 millions de pixels ou vidéo HD notamment), il faut équiper l’EOS 500D en carte SDHC catégorie 6, c’est-à-dire très rapides. Autre spécification intéressante, l’EOS 500D est l’un des seuls reflex du marché (l’autre est le Nikon D90), compatible avec les cartes SD au standard « Eye-Fi ». Celles-ci sont assez coûteuses, mais permettent notamment le transfert en WiFi des images et vidéo vers les sites de partage en ligne !
Notre avis
Avec l’EOS 500D, Canon améliore encore son offre pour les amateurs éclairés. Voilà un reflex qui partage nombre de spécifications avec l’EOS 50D, et se paie même le luxe d’une fonction vidéo très proche de celle de l’EOS 5D Mark II ! C’est donc un appareil susceptible d’intéresser aussi les experts, notamment ceux qui rêvent de s’essayer à la vidéo « Full HD ».
Visant à l’évidence le Nikon D90, le Canon EOS 500D est positionné à 899 euros boîtier nu. Ses 15 millions de pixels et la vidéo « Full HD » devraient donc mener la vie dure au concurrent direct, et offrir bien des joies à ceux qui vont craquer pour l’EOS 500D. Canon reprend donc l’avantage et nous offre là un magnifique reflex pour les passionnés.
Dernière précision : l'EOS 450D poursuit sa carrière .
C'est désormais une habitude chez Canon comme chez les autres fabricants de prolonger la durée de vie de leur reflex. L'un des meilleurs et récents exemples, c'est évidemment l'EOS 40D qui est maintenu contre vents et marées alors que le 50D lui est nettement supérieur. Mais le but avéré est clair : augmenter la part de marché du fabricant et troubler le jeu avec d'excellents boîtiers à un tarif moindre. Un pari pas idiot...
L'EOS 500D sera proposé à compter du mois de juin au tarif de 899 euros (boîtier nu) et à 999 euros (en kit avec l'objectif EF-S 18-55 mm).
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