Accueil / Actualités / Canon PowerShot G11 : remise en question ?


Changement de stratégie avec le PowerShot G11 de Canon qui renoue avec les bienfaits d’un écran articulé et abandonne la course aux pixels préférant mettre l’accent sur ses performances en haute sensibilité.
Avec sa série G Canon a beau profier d’une excellente réputation parmi les photographes amateurs, la situation n’en commençait pas moins à devenir préoccupante avec l’arrivée de produits de plus en plus attractifs sur ce créneau : optique ultra lumineuse sur le Lumix LX3 de Panasonic ou le GR Digital III de Ricoh, capteur format reflex sur les DP1 et DP2 de Sigma mais aussi sur l’E-P1 d’Olympus qui en outre exploite des objectifs interchangeables, GPS et port Ethernet intégrés sur le P6000 de Nikon…. D’autant que, dans le même temps, l’innovation n’était pas le fort de la série G. Les derniers modèles offraient toujours une qualité d’image exceptionnelle, mais par rapport aux premiers, on ne pouvait que déplorer certaines lacunes voire dégradations : révolus en effet le zoom super lumineux 35-140 mm f/2-3 et l’écran orientable qui caractérisaient la gamme jusqu’au G6, l’accent étant en revanche porté sur la course aux pixels en offrant à chaque génération la définition la plus élevée du moment
Changement de stratégie avec le PowerShot G11. Alors le G10 était équipé d’un capteur de 1/1.7 pouce et 14,7 millions de pixels, celui du G11 conserve les mêmes dimensions mais s’en tient à une définition inférieure de 10 millions de pixels. Un choix qui n’est pas sans évoquer celui opéré par Panasonic avec le Lumix LX3 ou plus récemment Ricoh avec le GR Digital III. Le but ? Améliorer la sensibilité du capteur en augmentant les dimensions des photosites et réduire le bruit.Avec son capteur de 10 millions de pixels, le G11 bénéficie de photosites 45 % plus grands que ceux du G10. Canon n’a évidemment pas exhumé de ses placarts le vieux capteur de 10 millions de pixels du G7. Le composant qui équipe le G11 profite des progrès considérables accomplis par la marque en 3 ans dans le domaine des capteurs et du traitement d’image ainsi que d’un processeur Digic 4 de dernière génération.
Résultat : Canon annonce, à sensibilité égale, une réduction de ¾ du niveau de bruit par rapport à la production de son prédécesseur le G10 ; corollairement, le fabricant prétend qu’à 1600 ISO le G11 a un niveau de bruit équivalent au G10 à 400 ISO. Des performances qui lui permettent d’ailleurs d’offrir une plage de sensibilités comprise entre 80 et 1600 ISO en mode automatique, et même d’atteindre en mode Basse lumière jusqu’à 12 800 ISO avec une définition toutefois réduite à 2,5 millions de pixels mais aussi une cadence de prise de vue de 2,4 images/s. Par ailleurs, alors qu’avec le G10, la sensibilité était bridée à 250 ISO lorsque le flash était utilisée, le G11 peut désormais atteindre 800 ISO, ce qui permet d’optimiser sa puissance et de profiter de davantage de détails dans les ombres. Notez par ailleurs que la vitesse synchro flash a été portée à 1/2000 s avec le flash intégré. Et pour couronner le tout, le G11 bénéficie d’une dynamique d’exposition 4 fois supérieure à celle offerte par son prédécesseur, restituant ainsi davantage d’informations dans les hautes et basses lumières. A cela s’ajoute un stabilisateur optique plus efficace qui permet de gagner jusqu’à 4 vitesses sur l’arrivée du flou de bougé. Tout un arsenal qui permet au G11 d’être avantagé par rapport à ses prédécesseurs lorsque la lumière se raréfie.
En revanche, curieusement, alors que la définition diminue, la cadence de prises de vue en rafale reste assez faible pour un appareil de cette catégorie, s’établissant à 1,1 vue/s. Pour favoriser toutefois les déclenchements sur le vif tout en conservant une qualité optimale, le G11 propose un mode auto intelligent capable de sélectionner automatiquement parmi 22 modes scène celui qui convient à la prise de vue envisagée.
Pas de changement en revanche du côté de l’objetif avec un zoom 5x 28-140 mm f/2,8-4,5 assez polyvalent. L’utilisateur a bien sur à sa disposition les modes PSAM et la possibilité d’enregistrer les images en Raw. On retrouve également le filtre ND qui assure une réduction de la luminosité équivalent à 3 diaphragmes.
L’autre bonne nouvelle est à rechercher du côté de la visée avec un écran qui présente le double avantage d’être articulé, comme ceux des prédécesseurs du G7, et de profiter d’une définition élevée de 461 000 pixels ainsi que d’une large diagonale de 2,8 pouces. Le petit viseur optique reste pour sa part fidèle au poste.
Côté vidéo, c’est un peu la déception : si l’appareil est pourvu d’un prise HDMI permettant de visionner ses images en haute définition sur un téléviseur, en revanche la définition des films reste de 640 x 480 pixels. Saluons toutefois l’emploi du codec H.264 qui offre le meilleur compromis entre compacité et qualité des vidéos.
Prix : 600 euros, disponibilité : octobre 2009