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Premières images avec l'Olympus Pen E-P1

Olympus Pen E-P1 : première prise en mains, premiers constats

A peine annoncé, nous avons déjà testé un modèle de pré-série du Pen E-P1 signé Olympus, le premier compact à objectifs interchangeables.

Aurélie Hallereau et Bruno Waraschitz [ 19 Juin 2009 14:49 ]

Dès les premiers instants, pas l’ombre d’un doute : la ressemblance de ce Pen numérique avec ses prestigieux aînés argentiques est édifiante. Un look donc savamment rétro qui devrait d’emblée séduire ces anciens utilisateurs. En plus de ce look, la finition en métal du Pen E-P1 est exceptionnelle pour un appareil compact et la prise en mains est agréable, grâce notamment à une partie antidérapante sur laquelle vient se placer la main droite. Tous ces éléments apportent une impression de sérieux forcément recherchée par la cible de cet appareil. Mais ce qui frappe le plus tient à la compacité à la fois du boîtier et des objectifs. On voit ici tout l’intérêt de l’absence d’un miroir reflex et du nouveau concept Micro 4/3 lancé par Panasonic et Olympus. Certes, le capteur est petit pour un reflex «traditionnel», mais pour un compact, son capteur est géantissime comparé à la quasi-totalité des compacts numériques du marché. Seules exceptions: les DP1 et DP2 de Sigma, qui intègrent un capteur au format APS! Hormis les objectifs interchangeables, pour le reste, avec l'Olympus Pen E-P1, on a bien l’impression de tenir entre les mains un compact.

Design
Ceux qui se souviennent de l’Olympus Pen F verront au premier coup d’œil que les designers d’Olympus se sont inspirés de cet appareil mythique pour concevoir l’Olympus Pen E-P1. Vous pourrez le choisir en finition silver ou blanc laqué.


Compact classique ou presque?

Premier d’une future grande famille de compacts à objectifs interchangeables, l’Olympus Pen-E1 dévoile pourtant beaucoup de caractéristiques inédites.


Pour preuve, il affiche en son dos un large écran LCD de 3 pouces de diagonale avec une définition de 230000pixels. On aurait espéré trouver un peu plus de pixels pour la définition, mais la visualisation des images sur cet écran est agréable, avec des couleurs fidèlement restituées, des images bien contrastées et un affichage fluide. Il faut cependant noter que ce dernier est très sensible aux traces de doigts, et malheureusement les marques sont difficilement nettoyables même avec un chiffon approprié. De plus, la surface m’a semblé assez fragile. D’autant que cet écran sera le seul moyen de viser avec le Pen E-P1 puisque contrairement à Panasonic, qui a intégré un viseur électronique sur ses G1 et GH1, Olympus a privilégié la visée Live View. Un viseur optique optionnel qui se positionne sur la griffe flash est néanmoins vendu en option pour la focale de 17mm. Côté capteur, le Pen E-P1 intègre un capteur 4/3“ (17 x 13mm) de 12,3millions de pixels épaulé par un nouveau processeur, le TruePic V. Ce capteur est stabilisé mécaniquement par un système qui peut agir verticalement, horizontalement ou dans les deux directions simultanément. Ces trois options permettent de contrôler la stabilisation et donc de conserver certains effets sur les images, comme le flou de filé. Et pour éviter les poussières, Olympus a équipé son compact d’un système antipoussière SSWF (pour Supersonic Wave Filter).


Commandes
L’arrière de l’appareil est réellement bien pensé avec une molette crantée pour la vitesse et l’ouverture, et un sélecteur entouré d’un pad de sélection et d’une roue codeuse pour l’accès aux réglages courants comme la sensibilité et le défilement des images.


Autre minirévolution : Olympus fait le choix de la carte SD (compatible SDHC) et abandonne pour la première fois la carte xD. Un changement que l’on voyait poindre. De là à dire qu’Olympus va l’abandonner dans ses compacts… Bizarrement, bien qu’il soit dédié aux amateurs, le Pen E-P1 est dépourvu de flash intégré. Il sera donc préférable d’investir dans le flash optionnel pour les prises de vue en intérieur. Pour la mise au point, l’autofocus, que vous pourrez utiliser en mode automatique ou sélectif, agit par détection de contraste sur 11zones. Sur la version non définitive du Pen E-P1 utilisée, l’autofocus ne semble pas être le point fort de l’appareil. La réactivité de ce dernier n’est pas aussi exceptionnelle que celle d’un Panasonic G1 ou GH1, surtout dans des conditions de basse lumière. En revanche, la détection des visages est assez bluffante, l’appareil détectant instantanément tous les visages de la scène.


Conclusions provisoires

Les premières photos faites avec un Olympus Pen E-P1 de présérie laissent présager que la version définitive délivrera des images d’un très haut niveau.


Ergonomie simplifiée
Au chapitre de l’ergonomie, le Pen EP-1 est un appareil qui s’appréhende très rapidement, même si les menus chez Olympus ne sont pas toujours très clairs. Sur le dessus de l’appareil, on distingue, en plus du bouton de mise en route, du déclencheur et du correcteur d’exposition, un sélecteur de modes intégrant les classiques PSAM, en plus des programmes Auto, Scène et Vidéo. Comme sur les reflex de la marque, le programme Art propose des modes de prise de vue originaux pour des rendus ressemblant à l’argentique. Vous trouverez par exemple les modes Sténopé, Noir et blanc granuleux ou encore Pop Art. Si ces modes offrent des rendus assez édifiants, l’enregistrement des images est très long, ce qui vous fera vite revenir en mode standard, surtout lors d’un reportage. Notez que ces effets artistiques sont aussi disponibles en vidéo. Parallèlement, outre ses 20modes scène, l’EP-1 propose un mode d’amélioration du rendu de la peau. Le nouveau mode iA choisit automatiquement le mode le plus adapté à la scène photographiée parmi les 6 modes scène les plus utilisés.

À l’arrière, les touches sont plus nombreuses à droite de l’écran. On trouve des boutons classiques pour l’accès au menu, à la corbeille, aux infos et aux fonctions. En plus d’un sélecteur entouré d’une roue codeuse, vous trouverez une large roue verticale crantée pour la gestion des vitesses et des ouvertures. Pour les connexions, le Pen EP-1 propose, en plus d’une classique prise USB, une connectique HDMI. Côté autonomie, avec sa batterie au Lithium-Ion identique à celle de certains reflex de la marque, Olympus annonce 300photos, ce qui laisse craindre beaucoup moins dans les faits. Voilà qui risque d’obliger à acheter une seconde batterie Li-Ion.


Ergonomie
Le dessus de l’appareil est assez épuré: on ne retrouve que la molette pour les modes, la touche de mise sous tension, le déclencheur et la commande pour la correction de l’exposition.


Prise en mains
Dans sa version de présérie, l’Olympus Pen E-P1 nous a complètement séduits. Même si l’autofocus s’est montré souvent capricieux en faible lumière, l’ensemble des performances de l’appareil est d’un niveau exceptionnel pour un compact. Le stabilisateur optique s’est avéré efficace, la mesure de l’exposition fiable et la réactivité de l’appareil d’un très bon niveau. Mais surtout, photographier avec ce premier compact à objectifs interchangeables est un vrai plaisir. Grâce à sa forme, sa finition et son poids, la prise en mains de l’E-P1 est très agréable. Pour la fabrication des images, sa sensibilité s’échelonne de 100 à 6400ISO, et il crée des images de 4032 x 3024pixels: le format Raw est de rigueur, de même que le format Raw + JPeg. Une bonne chose pour les photographes souhaitant tirer le maximum de leurs images. Dans des conditions difficiles, pour les photos prises à contre-jour ou les images à fort contraste, grâce à son nouveau processeur, l’E-P1 propose une fonction d’ajustement des ombres, très efficace pour récupérer des détails dans les ombres. Bien sûr, la vidéo est au programme, en HD 720p (1280 x 720), certes, mais au rythme de 30 i/s et au format AVI (contrairement à Panasonic, Olympus n’a pas fait le choix du format AVCHD). Du coup, sur une carte de 2Go, vous n’enregistrerez que 7min. Pour la prise de son, le micro de l’E-P1 enregistre en stéréo. Lors de l’enregistrement de séquences animées, vous bénéficierez pleinement des qualités optiques de l’objectif monté sur le boîtier. En plus de pouvoir zoomer pendant les séquences, vous pourrez par exemple agir sur la profondeur de champ. Notez que le stabilisateur mécanique n’est pas actif en mode vidéo, sûrement à cause du bruit provoqué par le déplacement du capteur. Pour éviter l’apparition de flou pendant les vidéos, il faudra vous contenter du stabilisateur numérique.


Accessoires
L’Olympus Pen E-P1 est proposé avec divers accessoires en option. Vous pourrez acheter un flash, un viseur optique, une courroie et une housse.


Premier bilan
Nous espérons que l’Olympus E-P1 sera le premier d’une très longue lignée de compacts à objectifs interchangeables. Ses seuls réels concurrents directs, ce sont les DP1 et DP2 de Sigma. Dans une moindre mesure, les compacts Ricoh, du type GX200, mais aussi le Canon PowerShot G10. Proposé en deux coloris qui lui vont aussi bien l’un que l’autre, l’E-P1 est annoncé pour le 13juillet 2009 en magasin. Voilà qui a le mérite d’être précis! L’E-P1 sera disponible boîtier nu pour 650 euros. Vous le trouverez aussi en kit avec le 17 mm Pancake à 850 euros, avec le Zuiko Digital ED 14-42 mm à 750 euros, ou en double kit, accompagné des deux objectifs, pour 950 euros.


Sensibilité
Ici, à 1600 ISO, le grain est bien contenu sur l’image. Le traitement des images est d’un bon niveau sur l’EP-1. La version définitive risque de nous surprendre…



Autofocus
Ici, même si la scène manque un peu de luminosité, l’autofocus du Pen E-P1 a réussi à faire la mise au point. S’il ne s’est pas montré très rapide, il s’est avéré assez précis.


Exposition
Grâce à la fonction d’ajustement des ombres, l’Olympus Pen E-P1 délivre des images avec des détails dans les zones d’ombre et de haute lumière.


Couleurs
L’image produite est équilibrée et plaisante. Les couleurs sont naturelles et il n’y a pas de dominante dans l’image.


Effet artistique
Ici, l’effet Noir et blanc granuleux, accessible via le mode Art de la molette de modes, permet d’obtenir une image très rétro ressemblant aux tirages argentiques de l’époque du premier Pen.


Notre opinion
L’Olympus Pen E-P1 restera dans l’histoire de la photographie comme étant le premier appareil photo compact numérique à objectifs interchangeables. Cette caractéristique en fait déjà un appareil exceptionnel. Pour un prix très bien placé, Olympus met à la portée de l’amateur averti un appareil compact original et performant. Son design rétro en fait un appareil unique, et sa finition est très soignée. Si le Pen E-P1 semble être l’appareil idéal, il reste décevant sur quelques points, comme l’absence de flash intégré ou de viseur optique.
On attend avec impatience les premiers exemplaires définitifs pour des tests plus poussés.

 

Pour en savoir plus

L'annonce de l'Olympus Pen E-P1

Les nouveaux objectifs annoncés

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