Accueil / Actualités / Pentax K-x : osez la couleur !


Pentax présente le K-x, qui se distingue par des évolutions technologiques par rapport au K-m, mais brise un tabou en osant des couleurs comme le rouge, le bleu ou le blanc !
Les reflex, ça fait un bon moment qu’on ne les trouve qu’en noir, gris, chromé, or (pour les plus kitch) ou « silver » selon les modèles. Pourtant, les choses changent à grands pas, puisque désormais, il faudra compter également sur le blanc (initié sur le Pentax K-m) et sur le rouge ou bleu, proposés sur le Pentax K-x. Tout cela dans la foulée des Lumix G1 et GH1 de Panasonic, qui ont été les premiers « reflex » (viseur électronique) à tenter la chose. En soit, la possibilité d’acheter un reflex en couleur ne change pas grand-chose, mais il est clair que la clientèle jeune devrait mieux se reconnaître dans ces appareils d’aspect moins rigide. Il ne manque qu’un écran tactile et une interface style « iPhone » pour achever la modernisation de l’image du reflex. Or les fabricants semblent encore frileux pour franchir ce cap !
Du K-m au K-x…
Le Pentax K-x vient remplacer le K-m, et en profite pour intégrer de belles évolutions par rapport à celui-ci. À commencer par le capteur, qui passe à un Cmos 12,3 millions de pixels, probablement d’origine Sony (celui du Nikon D90 ?). Il autorise la vidéo au format HD (1 280 x 720 pixels) à la cadence de 24 i/s. Les séquences sont enregistrées en AVI MJpeg, format assez encombrant niveau taille des fichiers, mais plus facile à gérer avec un ordinateur peu puissant. Bien entendu, la visée s’effectue en mode « live view », avec autofocus par mesure de contraste.
Le mode de prise de vues en rafale évolue aussi grâce au processeur Prime II, et passe à 4,7 i/s sur 17 vues en Jpeg/4 vues en Raw. Même s’il s’agit d’un boîtier pas cher, cette mémoire cache étriquée gâche un peu l’atout des 4,7 i/s. Une rafale Jpeg jusqu’à 20/25 vues aurait été plus pratique. Plus anecdotique, la vitesse d’obturation maximale passe au 1/6 000 s, par simple réduction de la fente : la synchro-X reste au 1/180 s.
Pourquoi supprimer le K-m ?
Dans l’état actuel de la gamme Pentax, le K-x aurait pu directement s’intégrer au-dessus du K-m, en conservant celui-ci pour occuper le créneau « premier prix ». Pentax préfère cependant en faire un remplaçant du K-m, ce qui annonce une baisse rapide du prix public affiché du K-x, pour le moment à 649 euros (kit 18-55 mm disponible en octobre), soit 150 euros de plus que le K-m à son lancement en 2008. Cela reste une bonne nouvelle pour l’amateur, puisque les reflex « entrée de gamme » en 12 millions de pixels ne courent pas les rues : Canon, Nikon et Sony en sont à 10 millions de pixels dans cette catégorie. Toutefois, ces concurrents sont beaucoup moins chers que le K-x pour le moment, puisque leur prix de la rue est inférieur (voire très inférieur) à la barre stratégique des 500 euros. Le Pentax K-x pourra-t-il suivre ou sera-t-il secondé par un autre modèle ? La question reste entière.
Mine de rien, Pentax tire vers le haut son reflex entrée de gamme avec le K-x, tout en conservant des modules déjà présents sur le modèle précédent. L’art du compromis est donc mis à profit pour bousculer l’ordre établi des reflex avant le « boum » des ventes de fin d’année : c’est maintenant que tout se joue ! Les deux cartes maîtresses du Pentax K-x sont bien sûr sa résolution à 12,3 millions de pixels et son mode vidéo HD 720p. Elles le mettent au niveau de concurrents plus coûteux, et lui donnent une longueur d’avance sur les modèles premiers prix. Le tout sans changer en profondeur le boîtier de base, vu que le bloc capteur/processeur Prime II est en fait venu s’insérer dans le châssis du K-m : l’acheteur est satisfait et le poste « R & D » (recherche et développement) est minimisé !
Évoluer sans tout changer
Le capteur Cmos du Pentax K-x dispose d’une plage de sensibilités comprise entre 200 et 6 400 ISO, avec extensions à 100 et 12 800 ISO en cas de besoin. Il est stabilisé par déplacements en « x » et « y » via le procédé « Shake reduction », compatible avec toute la gamme optique Pentax. Ce système est également sollicité pour le dépoussiérage de la surface du filtre passe-bas, par agitation rapide du capteur, dont la surface est traitée « Super Protect ». La grande question est : pourquoi les ingénieurs n’ont-ils pas adopté le nettoyage par train d’ondes très haute fréquence du Pentax K7 ? Ce retour en arrière s’explique sans doute par la volonté de conserver un maximum de composants du K-m. Composants qu’on retrouve notamment dans le module autofocus, qui est l’habituel système Safox VIII à 11 collimateurs, ou le posemètre à 16 zones, un des piliers du système reflex Pentax depuis des années. Ils ont largement fait leurs preuves, mais on connaît aussi leurs petites faiblesses : tendance à fignoler le point en deux ou trois phases pour l’AF, et petite sous-exposition chronique pour la mesure. L’élargissement de plage dynamique « DRE » est heureusement de la partie, pour étendre justement la lecture des zones sombres bouchées.
Un châssis bien connu
Le châssis du Pentax K-x est dérivé de celui du K-m, avec notamment le même écran de 6,86 cm de diagonale en résolution 280 000 points. Une dalle entrée de gamme, mais elle gagne au passage la fonction « live view » indispensable en vidéo, et utilisable également en prise de vues photo. Le châssis par lui-même est en acier, avec un habillage plastique cette fois proposé en différentes teintes (noir, blanc, rouge ou bleu). D’après les premières photos, le rouge est un peu trop « pompier » à notre goût, mais il faudra voir la vraie couleur pour émettre un avis fiable.
Pentax propose donc une évolution de son K-m avec le K-x, mais en profite pour augmenter le ticket d’entrée dans la gamme Pentax de 150 euros. Le K-x est certes un boîtier très complet et bien adapté aux amateurs éclairés, mais il nous semble qu’un vide s’est formé dans l’entrée de gamme. Soit Pentax propose un produit complémentaire à moins de 500 euros, soit le K-x sera appelé à baisser de prix. En attendant, voilà un joli boîtier qui bénéficie de l’expérience de la marque et se voit complété d’un mode vidéo convenable.