Accueil / Actualités / Prise en mains / Pentax K7 : génération surdouée!


Revenu sur le devant de la scène du marché reflex depuis le K10D et le K20D, Pentax enfonce le clou de manière magistrale avec le K-7, qui corrige toutes les petites faiblesses de ses prédécesseurs.
Avant de disposer des boîtiers en version définitive, Pentax nous a confié un prototype fonctionnel de son K-7, pour nous donner une petite idée de ses possibilités. Proposition alléchante, puisque Pentax va s’appuyer sur ce reflex pour illustrer sa nouvelle stratégie marketing, qui consiste essentiellement à faire aussi bien, voire mieux que Canon et Nikon sur le plan technologique! Alors certes, c’est un pari qui ne se gagnera pas en un jour, mais le Pentax K-7 a déjà tout ce qu’il faut pour faire jeu égal avec ses prestigieux concurrents: capteur 14,6mégapixels, posemètre à 77zones, étanchéité aux intempéries, obturateur haut de gamme 1/8000s, rafale 5,2i/s, vidéo HD 720p 30i/s, viseur pentaprisme 100%, écran 921 000 pixels entre autres.
Stratégie ambitieuse
Cette volonté de se projeter au plus haut niveau du marché nous avait été confiée à la Photokina de Cologne, par les hauts responsables Hoya/Pentax Japon. Ils nous avaient expliqué que la marque allait surprendre en investissant massivement dans l’évolution technologique. Le partenariat avec Samsung restant d’actualité, mais sans que Pentax s’interdise de faire appel à d’autres fournisseurs si besoin est.
Avec l’arrivée du Pentax K-7, il se confirme en effet que les accords avec Samsung restent valides, puisque le Cmos 14,6millions de pixels est toujours d’origine coréenne, de même qu’une grande part de l’électronique du boîtier. On a d’ailleurs retrouvé cette excellente puce sur les Samsung NX, prochains reflex à visée électronique, présentés sous forme de maquettes à la PMA de Las Vegas.
Pour le moment, la seule bonne raison qu’aurait Pentax de frapper à la porte d’un autre fabricant de capteurs (Sony par exemple) serait de passer au format 24 x 36. Or, ce n’est pas à l’ordre du jour, puisque Pentax commercialise à tour de bras des optiques haut de gamme dédiées au format APS-C.
Vers le moyen format?
Une autre piste susurrée par notre informateur japonais nous confirme que la marque semble se diriger directement vers le moyen format, avec une mouture numérique du 645 (reflex modulaire format 4,5 x 6cm). Ce n’est pas une révélation si l’on s’en tient aux nombreux prototypes aperçus depuis des années sur les salons, mais le projet actuel semble bien avancé, au point que des tirages géants ont été présentés lors d’un show japonais.
Cette stratégie est-elle viable? Difficile à dire, car il faudrait que le Pentax «645D» soit proposé à prix comparable à ceux des reflex genre Nikon D3x ou Sony a900, ou en tout cas, nettement moins cher que les dos numériques. En outre, les capteurs 24 x 36 sont déjà tellement bons qu’on voit peu l’utilité d’aller plus loin en photo généraliste, sauf à concurrencer les dos numériques. Or, ils sont quasi intouchables dans le domaine de la résolution. Et ce marché très professionnel est tellement étriqué qu’on voit mal une stratégie marketing de grande ampleur s’y introduire de manière pleinement rentable. Reste à savoir si Pentax recherche une vitrine technologique promise à des ventes confidentielles, ou un appareil développé pour un marché d’envergure.