Accueil / Actualités / Prise en mains / Pentax K7 : génération surdouée!


Pour ne rien laisser au hasard, Pentax a équipé son K-7 de toutes les spécifications les plus ambitieuses du moment.
Dès la prise en mains du Pentax K-7, on perçoit un changement évident par rapport aux modèles précédents: il est tout frais! La marque d’un châssis métallique moulé, ici en alliage de magnésium, offre au boîtier plus de rigidité et une meilleure transmission des flux thermiques des composants. Rien qu’avec cette spécification, on sait déjà qu’il s’agit d’un produit haut de gamme. Pentax a d’ailleurs profité de l’occasion pour redessiner le K-7 et lui donner un aspect plus «viril», moins arrondi que le K20D par exemple. Ce châssis est renforcé par 126joints d’étanchéité, chargés d’empêcher toute intrusion d’humidité ou de poussière dans le boîtier. Ainsi, le Pentax K-7 peut photographier par tous les temps, sans souffrir de la pluie, de la neige ou de la poussière. Attention cependant, le Pentax K-7 ne peut en aucun cas être immergé, ni recevoir le jet sous pression d’un robinet! Sinon, c’est retour SAV immédiat et forcé.
Bonne nouvelle, les nouveaux zooms économiques de Pentax (18-55mm WR et 55-200mm WR) bénéficient également d’une protection tout-temps par joints et traitement de surface des lentilles, même si ce ne sont pas les optiques idéales pour un reflex de cette trempe.
Le capteur évolue…
Le Cmos Samsung qui équipe le Pentax K-7 est désormais un modèle à 4canaux de transmission des informations, qui autorise les rafales rapides. L’appareil assure ainsi une cadence de 5,2i/s sur 40vues en JPeg, 15vues en Raw PEF (algorithmes Pentax) et 14vues en Raw DNG (algorithme multimarque). Une cadence lente à 3,3i/s est également proposée.
Cette belle prestation profite également au mode vidéo HD, dont la résolution est de 1280 x 720pixels à la cadence de 30i/s. Ce mode est sonore, mais en mono dans la configuration de base. Un port pour micro externe stéréo permet de limiter la présence des bruits de fonctionnement du boîtier lors des tournages.
On notera que, comme beaucoup de concurrents, le Pentax K-7 ne permet pas de faire le point en continu en vidéo: il faut le faire au préalable, en pressant la touche AF. L’autofocus par mesure de contraste semble d’ailleurs très lent, du moins sur l’appareil de présérie. Un point d’achoppement pour tous les reflex dotés de la vidéo, sauf pour le Panasonic Lumix GH1 qui fonctionne presque comme un caméscope!
Un port mini HDMI permet la lecture des séquences sur grand écran, mais le câble mini HDMI/HDMI n’est, une fois encore, pas fourni. Il serait temps que les fabricants se mettent à l’inclure dans leur connectique de base, car il faut encore dépenser une vingtaine d’euros pour voir nos films: grrrr!
Et l’écran aussi!
Pentax adopte sur le K-7 l’écran 921000pixels (résolution 640 x 480pixels) en diagonale 7,62cm, vu sur de nombreux autres appareils. Il dispose ainsi de ce qui se fait de mieux en matière de contrôle des images et de visée Live View. Une spécification indispensable pour un boîtier offrant la vidéo HD. Cet écran est fixe, mais il offre une bonne lisibilité sous des angles assez fermés. De toute façon, cette résolution d’écran n’est pas encore disponible en version articulée. Avantage Pentax, l’écran peut être étalonné comme il vous plaît via une charte de gris et un réglage géré via le trèfle de sélection. Très pratique pour ôter une petite dominante agaçante!
Du mieux également en matière de visée reflex, qui passe à la couverture d’image 100%. Une valeur difficile à obtenir, et qui demande une grande précision dans le positionnement des éléments qui composent la visée reflex! Elle permet notamment d’éviter les sujets parasites en bordure d’image. La visée s’effectue via un vrai pentaprisme et un oculaire à fort grossissement (0,92x). L’image perçue est grande et lumineuse, ce qui facilite le cadrage et permet un contrôle rigoureux de la mise au point. Par ailleurs, le verre dépoli permet de bien percevoir l’arrivée du point net: très pratique en mise au point manuelle, notamment avec de longues focales. Avec 21,7mm de dégagement oculaire, ce viseur autorise l’observation simultanée de l’image et de l’afficheur avec des lunettes: bravo! Déjà que les pentaxistes appréciaient le K20D sur ce plan, ils vont être aux anges avec le K-7!
Un vrai obturateur pro!
Une des différences fondamentales entre le K20D et les Canon EOS 50D et Nikon D300 tenait à son obturateur très amateur. Eh bien, le problème est résolu, puisque le Pentax K-7 s’offre la vitesse maximale au 1/8000s. Et ce n’est pas une simple réduction de largeur de fente d’obturation, mais bien de lamelles à translation plus rapide. Ce qui se confirme avec la synchro-X au 1/250s (vitesse maximale à laquelle l'éclair de flash insole d’un coup tout le champ image). De quoi mieux profiter du flash en plein jour (puissance maxi disponible au 1/250s) tout en bénéficiant d’une obturation plus «sèche».
Surprise en matière de mesure d’exposition, désormais confiée à un module à 77zones. Celui-ci couvre une très large partie de l’image avec les zones carrées pour une exposition plus précise et moins sensible aux forts écarts lumineux. En pratique, nous l’avons trouvé plus efficace que l’ancien système, notamment à contre-jour. Le K-7 n’a pas la traditionnelle tendance à sous-exposer des anciens modèles, qui produisait des photos un peu trop denses. Là, l’exposition est régulière, bien calée, et ne craint plus les zones claires. L’exposition est couplée à l’autofocus pour vous assurer de faire la lumière sur le sujet. Classique et efficace!