Accueil / Actualités / Sigma SD15 : il arrive enfin!


Déjà présenté en 2008 et 2009, le Sigma SD15 est sur le point d’être commercialisé, cette fois-ci, c’est sûr!
Annoncé en 2008 avec le DP1, le reflex Sigma SD15 joue depuis l’Arlésienne, sans doute suite à des retards de développement au bénéfice des gammes DP1 et DP2. Sa commercialisation est aujourd’hui imminente, et l’on devrait le voir d’ici peu sur les présentoirs. Pour mémoire, ce reflex est une mise à jour du précédent modèle (SD14), basé sur le capteur Cmos Foveon X3 à 3 couches. C’est le seul capteur générant directement une image couleur RVB, sans passer par la classique interpolation d’une vue capturée à travers une mosaïque de Bayer. En contrepartie, ce système impose une interpolation de taille du fichier, puisque la résolution native de ce Cmos est de 4,65millions de pixels (2640 x 1760pixels), pour 13,95millions de photosites répartis dans les trois couches. Cette interpolation est optimisée par le nouveau processeur True II, chargé de rendre le Sigma SD15 plus efficace en matière de traitement d’image. C’est d’ailleurs la principale évolution par rapport au SD14.
Un principe intéressant
Soyons clairs, le concept du Cmos Foveon est l’un des plus intéressants du marché. Hélas! Ce capteur est fortement daté par sa résolution native de 4,65millions de pixels, et la concurrence ne s’est pas endormie sur ses lauriers depuis son lancement. Pour arriver à rendre ce capteur compétitif, il faudrait largement doper sa résolution, ce qui semble présenter d’énormes difficultés technologiques. Il faut dire que superposer trois couches photosensibles sur une même puce tient du prodige, et que les miracles coûtent cher dans cette spécialité. Il est donc normal que Sigma concentre son budget «recherches et développement» sur son activité optique, où la marque est au top-niveau de l’innovation.
En outre, le Foveon X3 actuel a trouvé une excellente application avec les compacts de la gamme DP1/DP2, où ses qualités trouvent leur pleine expression. Et Sigma n’en a pas terminé avec lui, puisqu’un compact à optiques interchangeables semble en projet ! On peut donc imaginer que le Sigma SD15 soit plus une vitrine technologique qu’un vrai pari marketing, utilisé notamment pour crédibiliser le capteur Foveon X3 auprès du grand public. Enfin, le Sigma SD15 a été conçu lorsque la vidéo et la visée Live View n’étaient pas encore à l’ordre du jour. Il n’est donc pourvu ni de l’une ni de l’autre. Ce n’est pas catastrophique en soi, mais ça ne plaide pas en sa faveur lors d’un comparatif de fiches techniques.
Hormis son capteur étonnant, le Sigma SD15 est un boîtier soigneusement réalisé. Il intègre notamment un viseur à vrai pentaprisme, qui lui assure une luminosité confortable. Il offre une couverture d’image de 98%, et son grossissement est de 0,90x, pour un dégagement oculaire de 18mm. Solution sérieuse également au niveau de l’obturateur (30s à 1/4000s + B), conçu pour effectuer au moins 100000 déclenchements. Idem pour l’écran ACL, qui est en version 7,62 cm de diagonale, sur 460000 points de résolution. On est certes encore loin du million de points de celui du Canon EOS 550D, mais c’est un progrès notable. Et n’oublions pas le fameux système antipoussière Sigma, qui consiste en un filtre placé derrière la monture à baïonnette Sigma SA, qui empêche toute entrée de particules dans la chambre reflex.
Des modules classiques
Le module autofocus du Sigma SD15 comporte 5collimateurs, dont le central en croix pour s’affranchir des sujets géométriques. Il fonctionne sur la base de la détection de phases, sur une plage de IL 0 à 18 pour 100ISO. Cet AF assure la mesure en choix automatique ou manuel du collimateur, soit en plage large, soit en analyse spot, en vue par vue ou en continu à analyse prédictive.
Du point de vue de la mesure d’exposition, le Sigma SD15 travaille sur 77zones, en mesure évaluative, spot, centrée, ou centrale pondérée. Elle est couplée de IL 1 à 20 pour 100ISO, et dispose de tous les outils de gestion de l’exposition: mémorisation, compensation (± 3IL), bracketing (± 3IL). On retrouve les modes PASM sur le SD15, avec plage de sensibilités de 100 à 1600ISO en standard, et extension à 50 et 3200ISO. Sur ce plan, les résultats du Sigma SD15 sont très attendus, car les concurrents ont fait des progrès énormes depuis la première annonce de cet appareil.
Ce posemètre est également utilisé par la mesure S-TTL, avec ou sans fil, selon le flash distant utilisé. La synchro X est au 1/180s et le flash intégré offre un NG 11 pour 100ISO, avec couverture jusqu’à 17mm (champ d’un 29mm).
Une gamme optique «maousse»!
Le Sigma SD15 dispose d’une gamme optique vraiment très étendue. En effet, toutes les optiques Sigma sont proposées en monture Sigma SA, et assurent sans restriction l’usage de la motorisation HSM ou du stabilisateur optique OS. Cette monture, qui rappelle celle utilisée par Canon, fait largement appel à l’électronique, et transmet nombre d’informations utiles au boîtier. Elle comporte plusieurs niveaux de prix dans chaque plage de focales, et l’utilisateur peut ainsi faire évoluer son parc d’objectifs au gré de ses envies. Sigma propose aussi sa gamme de flashs externes, EF-530 DG Super (avec mesure S-TTL sans fil) et EF-530 DG ST, dépourvu de la gestion à distance de la mesure. De même que des accessoires comme le grip PG-21 (double batterie) ou les télécommandes RS-31 (avec mode miroir remonté) ou CR-21 (télécommande classique).