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Entre économies et performances, les fabricants de capteurs proposent leur production dans des tailles pour le moins variées!
Gaufrette de silicium
Le wafer est une galette de silicium ultra-pur sur laquelle on provoque la croissance de couches diverses, photolithogravées pour former des capteurs photosensibles, des microprocesseurs ou des éléments de mémoire.
La tendance naturelle des industriels est de faire des capteurs de petite taille, afin d’avoir le pourcentage de ratés le plus faible possible. En effet, si on trouve un nombre à peu près fixe de poussières sur une gaufrette de silicium, plus les puces seront petites, plus elles seront nombreuses. Les 7 ou 8 capteurs altérés par les poussières seront alors négligeables, ce qui n’est pas le cas quand on grave des modèles 24 x 36, qui sont beaucoup moins nombreux sur chaque wafer. Voilà pourquoi les capteurs d’appareils compacts sont presque toujours minuscules (la plupart tiennent sans problème sur un ongle d’auriculaire), étant donné que ces appareils sont vendus aujourd’hui à des prix très abordables. En outre, un petit capteur implique de courtes focales, donc des zooms moins encombrants. Ce qui facilite la production d’appareils de petite taille malgré des plages de focales assez importantes.Pour les reflex, les tailles des capteurs sont nécessairement plus grandes, afin qu’elles correspondent aux optiques en circulation et aux exigences de qualité des utilisateurs. Même si les capteurs 24 x 36 ont longtemps été des raretés en numérique, tout le monde a conservé ce format datant de l’argentique comme référence, notamment en matière de focales.
Un grand capteur garantit une bonne qualité d’image
Partant du principe que chacun a une idée précise du champ couvert par une focale quelconque en 24 x 36 (ce qui n’est vrai que pour les passionnés), les fabricants ont inventé la notion de coefficient à appliquer aux optiques dédiées aux capteurs de taille inférieure. Ainsi, les capteurs taille DX ou APS-C (par référence au format de film APS) étant plus petits que le 24 x 36, chaque marque a adopté un coefficient à appliquer pour obtenir une équivalence dans les focales: 1,5x pour Nikon, Fuji, Pentax, Sony, 1,6x pour Canon, 1,7x pour Sigma, 2x pour Olympus et Panasonic. Résultat, les amateurs doivent jouer de la calculette pour savoir à quelle focale 24 x 36 correspondent leurs optiques, même s’ils n’ont aucune idée du champ couvert par un objectif 24 x 36 et même si leur optique est totalement incompatible avec ce format (cercle image trop petit)! L’incompréhension n’est pas vraiment étonnante, puisque beaucoup d’utilisateurs sont passés au reflex sans être passés par la case argentique. Si c’est votre cas, ne cherchez pas à faire la conversion et apprenez à apprécier vos focales avec votre appareil. Un 18mm sera donc un 18mm, et peu importe s’il couvre le champ d’un 27 mm 24 x 36!Notez que décrire un objectif autrement que par sa focale reste assez délicat. Par exemple, dire qu’une optique présente un champ diagonal de 74° devrait être plus parlant, mais qui saurait instantanément qu’il s’agit d’un 28mm en format 24 x 36, ou d’un 18,6mm en 16 x 24? C’est pourtant l’angle de champ qui en dit le plus sur les possibilités réelles d’une focale en fonction de la taille du capteur utilisé. Ainsi, les 74° du 28mm conçu pour le 24 x 36 passent à 49° sur capteur 16 x 24, ce qui fait passer l’optique choisie du grand-angle à une focale quasi standard.
Et la confusion des amateurs ne va pas s’arranger maintenant que les capteurs 24 x 36 reviennent en force. Sans compter que, en réalité, un 100 mm monté sur un appareil à capteur APS-C reste un 100mm, même s’il couvre l’angle de champ d’un 150 mm ! Sa profondeur de champ reste d’ailleurs celle d’un 100mm, et pour obtenir des fonds bien flous il faudrait théoriquement des ouvertures plus grandes. C’est d’ailleurs l’option choisie par Olympus, qui produit des optiques pros plus lumineuses que les autres dans la gamme professionnelle. Les utilisateurs retrouvent de fait sur capteur 2x la même profondeur de champ à pleine ouverture qu’on obtenait en format 24 x 36.
Capteur Foveon
La puce Foveon utilisée sur les appareils Sigma a la particularité d’être le seul capteur couleur du marché! Tous les autres sont monochromes et génèrent les couleurs par interpolation des informations capturées sous un réseau de filtres RVB. Le Foveon se compose de trois couches photosensibles très difficiles à réaliser, qui assurent une vraie capture RVB directe, sans recours à une interpolation quelconque des teintes.
Qualité optique
Les photosites composant un capteur photosensible sont beaucoup plus petits que les grains qui forment une photo argentique. Résultat, les exigences en matière de qualité optique sont très supérieures pour exploiter pleinement le potentiel d’un CCD ou d’un Cmos de 10millions de pixels ou plus. D’où l’intérêt de faire appel à des objectifs spécialement calculés pour le numérique.