Disponibilité :
Mars 2009
200 €




Un bridge d’entrée de gamme qui fait valoir deux atouts: son prix serré et sa compacité.
Fabrice Deleplanque [ 25 Novembre 2009 12:07 ]
Avec quatre modèles, Fuji est la marque qui propose aujourd’hui l’offre de bridge cameras la plus large, ce FinePix S1500 se situant en entrée de gamme. Il vise les photographes au budget serré, à la recherche d’un appareil compact à zoom relativement puissant et offrant des réglages manuels. La fiche technique du S1500 diffère peu de celle de son prédécesseur, le S1000fd. On retrouve un capteur de 10mégapixels et un zoom 12x 33-396mm. Toujours pas de vrai grand-angle, mais Fuji fait toutefois les yeux doux aux amateurs de prises de vue au téléobjectif en intégrant un système de stabilisation par déplacement du capteur. La molette de modes se voit dotée d’une fonction de sélection automatique du mode scène approprié et d’un mode permettant d’assembler trois vues pour réaliser des images panoramiques.
Ergonomie : deux pressions plutôt qu’une
Le S1500 est étonnamment peu encombrant pour un bridge. On retrouve néanmoins tout ce qui fait l’intérêt de ce type d’appareil, à savoir une confortable poignée ainsi qu’un viseur électronique permettant de stabiliser l’appareil en le calant contre la joue. Avec sa diagonale de 0,2pouce, soit 5mm, celui-ci est petit, mais bénéficie d’une définition correcte de 200000pixels. Comme son prédécesseur, le S1500 exploite un écran de 2,7pouces et 230000pixels qui offre une précision et une fluidité d’affichage satisfaisantes et d’amples angles de vision horizontal et vertical. La molette de modes, large et épaisse, est facile à manipuler avec le pouce tout en offrant une bonne résistance, vous garantissant qu’elle ne changera pas de position sans crier gare. L’ergonomie du boîtier est dans l’ensemble très réussie, à l’exception des modes manuels qui exigent, avant de pouvoir intervenir sur le réglage de l’ouverture ou de la vitesse, une pression préalable sur la touche de compensation d’exposition. Dommage qu’une molette dédiée à ces paramètres n’ait pas été intégrée.
Performances : des pointes à 2 images par seconde
Au démarrage, le S1500 prend son temps, n’étant fonctionnel qu’au bout de 2,5s, ce qui n’est pas dramatique. En revanche, le retard au déclenchement d’environ 0,15s est un peu plus gênant. Pour le reste, le S1500 fait bonne figure. L’autofocus est assez réactif et efficace. L’attente entre deux déclenchements est en moyenne de 2,8s, mais l’utilisation de différents modes rafale permet d’atteindre des cadences bien plus élevées. Le mode Pose longue enchaîne les déclenchements toutes les 0,8s sans être restreint par le nombre de prises de vue; deux autres modes, limités en revanche à trois déclenchements, capturent les trois premières vues à partir de la pression sur le déclencheur ou les trois dernières vues qui précèdent le relâchement de celui-ci, avec une cadence de 2i/s. Pour profiter d’une vitesse supérieure, il faut consentir à une diminution de la définition des images: à 5mégapixels, la cadence passe à 3,3i/s sur six vues, et à 2mégapixels, à 7,5i/s sur quinze vues. En vidéo, il faut se contenter de capturer des films de 640 x 480pixels à 30i/s, mais le S1500 se signale en autorisant l’utilisation du zoom optique et d’un zoom numérique pendant la prise de vues.
Qualité d'image : un bilan satisfaisant
La balance du blanc automatique joue bien son rôle en extérieur par temps ensoleillé ainsi qu’avec le flash. En revanche, le résultat est moins probant à l’ombre ou avec un éclairage incandescent, les images prenant une légère coloration magenta ou orange. Rien de rédhibitoire toutefois. En outre, le S1500 propose de nombreux réglages adaptés aux situations de température d’éclairage les plus courantes, ainsi que la possibilité de réaliser une balance du blanc manuelle. Des problèmes de surexposition sont par ailleurs survenus avec des scènes pourtant peu contrastées. La correction d’exposition est donc à manier avec prudence. Le bruit est quasi absent des images jusqu’à 800ISO, mais la correction du bruit altère le niveau de détail à partir de 400ISO, celui-ci devenant insuffisant dès 800ISO. Une légère distorsion en barillet au grand-angle et en coussinet au téléobjectif est enfin à signaler. Elle s’avère cependant peu gênante, hormis en cas d’utilisation du mode Panorama, car elle compromet l’alignement des vues.