Disponibilité :
Octobre 2008
299 €




Fuji améliore son concept de bridge d’entrée de gamme en le dotant d’un puissant zoom grand-angle stabilisé et en lui offrant un mode vidéo haute définition.
Fabrice Deleplanque [ 11 Février 2009 18:18 ]
Fuji reste avec Kodak l’une des rares marques à continuer de proposer des bridges d’entrée de gamme à moins de 300 euros. Mais, pour rester compétitif face à son rival, Fuji se devait de négocier le virage de la vidéo HD tout en proposant un zoom au goût du jour combinant large plage de focales et grand-angle. C’est aujourd’hui chose faite avec le FinePix S2000HD, qui se présente comme le concurrent direct du Kodak EasyShare Z1015IS, vendu à 299 euros lui aussi, et doté d’un équipement et d’aptitudes très semblables. Mais, si le Z1015 IS peut faire valoir son écran de 3pouces et la possibilité d’enregistrer les images en Raw, le bridge Fuji est livré avec un câble composantes, permettant d’afficher photos et vidéos en haute définition sur un écran plat, et une télécommande. Un équipement jusqu’ici toujours vendu en option par les fabricants d’appareils photo et à des prix plutôt élevés.
Le mode vidéo est bien conçu. Le stabilisateur ainsi que le zoom optique restent utilisables pendant la prise de vue, ce qui est également assez rare. Le zoom est toutefois à utiliser avec modération en cas de prise de son, le système de motorisation des lentilles se faisant bien sûr entendre. Les vidéos en haute définition (1280 x 720 à 30 i/s) sont fluides et de bonne qualité notamment grâce au MPeg-4 qui permet en outre d’obtenir des fichiers relativement compacts: 1min de vidéo produit un fichier d’environ 54 Mo. Le reste des performances n’est hélas pas à l’avenant. L’appareil démarre au bout de 2,85 s, l’autofocus prend son temps pour effectuer la mise au point et manque parfois sa cible. Il faut dire que la luminosité médiocre de l’optique ne facilite pas le travail de l’autofocus surtout quand l’éclairage est faible. En outre, la distance minimale de mise au point de 70cm au grand-angle exige souvent le concours du mode macro pour capturer des sujets situés à courte distance. Le déclenchement souffre par ailleurs d’un temps de latence d’environ 0,3 s. Difficile alors de déclencher au bon moment. L’attente entre deux prises de vue est assez longue (environ 2,8 s et, en utilisant le flash, 3 s), et le mode rafale, limité à 3déclenchements, ne parvient à la réduire qu’à 1,1 s. Si le zoom peu lumineux du S2000HD exige fréquemment l’utilisation des hautes sensibilités pour venir à la rescousse du stabilisateur et assurer la netteté des images, il offre en revanche une plage de focales très intéressante permettant de s’adapter à presque toutes les situations.
Le FinePix S2000HD est livré avec un câble composantes
La prise en mains est confortable grâce à la poignée bien dimensionnée dans laquelle se logent 4 piles AA assurant au S2000HD une autonomie de près de 400 déclenchements. La visée est confiée à un écran de 2,7 pouces ainsi qu’à un viseur de 0,2 pouce, ce dernier opérant un affichage séquentiel des couleurs pour un meilleur rendu chromatique. Tous deux bénéficient d’une vitesse de rafraîchissement très élevée de 60 i/s offrant une excellente fluidité d’affichage. La balance du blanc s’en sort avec les honneurs en extérieur ainsi qu’avec le flash. En revanche, le résultat est moins probant avec un éclairage incandescent. J’ai noté aussi des problèmes de surexposition survenant avec des scènes pourtant peu contrastées, le phénomène étant toutefois moins prononcé que sur l’image affichée à l’écran avant le déclenchement. La correction d’exposition est donc à manier avec précaution. Le bruit est quasi absent des images jusqu’à 800 ISO. En revanche, la correction du bruit altère le niveau de détail à partir de 400 ISO, celui-ci devenant insuffisant à partir de 800 ISO. Une légère distorsion en barillet est visible au grand-angle ainsi que des franges pourpres au téléobjectif. Hormis ces quelques réserves, la qualité des images est dans l’ensemble satisfaisante.