10
Disponibilité :
Mars 2010
400 €




Nikon dote son bridge d’un zoom 26x, d’un capteur Cmos et d’un écran orientable de 3pouces et 460000pixels avec un mode vidéo Full HD.
Fabrice Deleplanque [ 03 Août 2010 12:01 ]
La polyvalence c’est bien, mais quand s’y ajoutent des performances de haut niveau, c’est mieux. C’est même une nécessité pour les bridges aujourd’hui malmenés par des appareils hybrides exploitant, comme les reflex, de grands capteurs et des optiques interchangeables leur offrant une évolutivité et une qualité d’image très attractives. Pour conserver sa compétitivité, il reste au bridge, outre sa polyvalence, la possibilité de s’imposer par un prix plus serré ou une cadence de prise de vue ultra-rapide rendue possible par les capteurs Cmos. Une voie explorée début 2008 par Casio avec son Exilim Pro EX-F1, et aujourd’hui empruntée par les Sony Cyber-shot HX1, Fuji FinePix HS10, Casio Exilim EX-FH25 ou encore Nikon CoolPix P100.
Ergonomie : un écran articulé
Le design du Nikon CoolPix P100 a peu évolué par rapport à celui de son prédécesseur, le P90. Son look demeure d’une sobriété confinant à l’austérité. Le boîtier est habillé de plastique noir mat et brillant, et la poignée ainsi qu’une petite bosse à l’arrière destinée à caler le pouce sont recouvertes de caoutchouc. À portée de celui-ci se trouvent une molette crantée dédiée au réglage de l’ouverture et de la vitesse, le déclencheur vidéo et la touche commandant les informations affichées à l’écran. Orientable verticalement à 172° (82° vers le bas et 90° vers le haut) grâce à deux charnières, ce dernier bénéficie d’une diagonale de 3pouces et d’une définition de 460000pixels. Il est précis mais ses angles de vue manquent d’ampleur. Un viseur avec correcteur dioptrique est aussi proposé: il est plutôt grand (0,24pouce soit 0,6cm), mais sa précision est insuffisante, les pixels étant bien visibles et les images crénelées. À noter par ailleurs, le jeu dans le bloc optique qui je l’espère n’affectera pas à terme le bon fonctionnement du zoom.
Performances : rafale longue ou ultra-rapide
L’un des avantages du capteur Cmos rétroéclairé exploité par le P100 est la cadence de prise de vue élevée qu’il autorise. Et dans ce domaine, les appareils se scindent en deux catégories: la première privilégie la vitesse, avec une fréquence de capture de 10i/s sur seulement 10vues pour les Sony Cyber-shot TX7, TX5 et HX5V, voire 7vues pour le Fuji FinePix HS10; la seconde privilégie le nombre d’images capturées avec une rafale illimitée mais une cadence de capture de seulement 3,7i/s. Le Nikon CoolPix P100 se distingue en proposant deux rafales, l’une à 10i/s sur 6vues, l’autre à 2,8vues/s sur 200vues. Outre ses rafales, le P100 profite d’une bonne réactivité. Il démarre en seulement 2s, son autofocus se montre rapide, il déclenche instantanément, et son zoom se meut avec célérité. Par ailleurs, en mode Vue par vue, l’attente n’excède pas 1,7s, voire 2,2s lorsque le flash est utilisé. À noter, un petit dysfonctionnement qui sera probablement corrigé par une version ultérieure du firmware (en version 1.0 sur le modèle testé): l’écran se couvre de «neige» violette pendant la visée après trois déclenchements avec flash. En vidéo, le P100 capture des films en Full HD 1080p à 30i/s, le zoom optique restant utilisable pendant la prise de vues et le son étant enregistré en stéréo. Remarquez qu’il est également possible de filmer à des vitesses élevées de 240i/s ou 120i/s en 320 x 240pixels.
Qualité d’image : peut mieux faire
Les images délivrées par le P100, comme celles de ses pairs exploitant un capteur Cmos rétroéclairé, sont quasi dépourvues de bruit. En revanche, elles souffrent d’un cruel manque de détail, et ce dès les basses sensibilités. Le rendu des couleurs est assez neutre, mais j’ai noté une tendance à surexposer. Enfin, les images sont affectées par une distorsion en barillet au grand-angle et des franges pourpres viennent border les contours des images en cas de forts contrastes.