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Disponibilité :
Mars 2011
400 €




Un bridge proposant un coefficient de focales record de 36x, mais qui réserve bien d’autres bonnes surprises.
Fabrice Deleplanque [ 09 Juin 2011 16:34 ]
Dans la course au coefficient de focales qui oppose les fabricants de bridges, Canon était arrivé en tête avec le PowerShot SX30 IS doté d’un zoom 35x 24-840mm f/2,7-5,8. Nikon lui ravit aujourd’hui la première place avec le CoolPix P500 équipé d’un zoom 36x 22,5-810mm f/3,4-5,7. Un gain moins anecdotique qu’il n’y paraît, car cet objectif présente l’intérêt d’offrir un grand-angle de 22,5mm inédit sur ce type d’appareils… sans pour autant compromettre significativement le potentiel du zoom au téléobjectif. En outre, le P500 se dote d’un capteur Cmos rétroéclairé de 12mégapixels censé lui conférer d’excellentes performances en rafale et en vidéo et de bons résultats en hautes sensibilités.
Ergonomie : la compacité dans la démesure
Malgré le coefficient de focales démesuré de son zoom, le P500 reste assez compact et léger, et peut être rangé dans une poche de veste. Sa poignée et une cale à l’arrière pour le pouce, toutes deux en caoutchouc, assurent une prise en mains ferme. À portée du pouce a été placée une molette crantée, facilitant le paramétrage manuel. Dommage qu’une autre molette n’ait pas été ajoutée autour du trèfle de sélection. Original, un levier sur le fût de l’objectif commande le zoom ou permet d’effectuer une mise au point manuelle. La visée est assurée au choix par un écran de 3’’ orientable verticalement, offrant une excellente précision grâce à sa définition de 921600pixels, ou un viseur électronique de 0,24’’ (0,6cm) et 230000pixels, accompagné d’une molette de correction dioptrique. Un regret: l’absence de griffe porte-flash, une lacune qui risque de pénaliser le P500 par rapport à certains concurrents.
Performances : un autofocus super rapide
En général, les bridges pourvus de zoom surpuissant ne se distinguent pas par leurs performances. Le P500 fait clairement exception. Il démarre en un temps record: il est opérationnel en seulement 1,1s. La surprise vient de l’autofocus: on s’attend à une détection de contraste laborieuse avec un tel objectif, en fait, la mise au point est quasi instantanée au grand-angle, et extrêmement rapide à fond de zoom. Le plus étonnant, c’est qu’elle est parfaitement précise. Seul regret, contrairement à ce qu’annonce la fiche technique avec un mode macro à 1cm, l’autofocus nous a cantonnés à une distance d’environ 5cm du sujet au grand-angle… ce qui reste correct vu la plage de focales couverte! Grâce au capteur Cmos rétroéclairé à grande vitesse de transfert, le P500 ne souffre d’aucune latence au déclenchement. Il enchaîne les prises de vue avec un intervalle bref de 1,5s, voire 2,5s lorsque le flash est utilisé. En rafale, deux possibilités sont offertes, privilégier la vitesse ou le nombre d’images capturées. Dans le premier cas, l’appareil saisit jusqu’à 5images à la cadence de 8i/s, impressionnant mais difficile à exploiter en pratique, la rafale durant à peine 0,6s ; c’est pourquoi le P500 capture également jusqu’à 14images à la vitesse de 1,8i/s. Par ailleurs, il filme en Full HD à 30i/s, le zoom optique restant utilisable, et réalise des ralentis très fluides avec des vitesses de prise de vues élevées: jusqu’à 240i/s en 320 x 240pixels, 120i/s en 640 x 480pixels ou 60i/s en HD 1280 x 720pixels.