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Disponibilité :
Mars 2010
300 €




Un bijou qui doit sa réussite à un design et une finition irrésistibles, un zoom 24-120mm très polyvalent et un écran tactile de 3,5pouces ultra-précis.
Fabrice Deleplanque [ 07 Mai 2010 15:16 ]
L’Ixus 210 IS succède à l’Ixus 200 IS lancé par Canon en septembre 2009, qui nous avait fait une excellente impression. On retrouve avec plaisir sur le nouveau bijou haut de gamme de Canon les points forts du précédent modèle à savoir un zoom 24-120mm polyvalent avec sa très courte focale et son stabilisateur optique efficace, un boîtier très mince, au design réussi et à la finition irréprochable, ainsi qu’un écran tactile.
Ergonomie : un écran tactile agréable à manipuler
Mais alors que celui de l’Ixus 200 IS se contentait d’une diagonale de 3pouces (soit 7,6cm) et d’une définition de 230000pixels, celui qui équipe l’Ixus 210 IS est un modèle à la fois plus spacieux et plus précis de 3,5pouces (soit 8,8cm) et 460000pixels: une vraie merveille tant pour la visée que pour le visionnage des images. En outre, cette dalle tactile constitue une vraie valeur ajoutée en termes d’ergonomie: elle est réactive, et la navigation dans les menus s’effectue de manière intuitive et rapide. Notez que lorsque vous entrez dans les menus de l’appareil, l’écran affiche la page qui présente le dernier réglage effectué. Pratique, lorsqu’on essaie des paramètres. Malgré les dimensions supérieures de son écran, l’Ixus 210 IS parvient à être un peu plus compact et surtout plus mince que son prédécesseur (22mm contre 22,9mm). Signalons par ailleurs quelques nouveaux effets créatifs tels que l’effet très grand-angle, qui simule la distorsion en barillet d’une prise de vue avec un objectif fish-eye, ou l’effet miniature, qui donne l’impression d’avoir été réalisé avec un objectif à bascule et à décentrement.
Performances : le poids des photos
En termes de performances, l’Ixus 210 IS est manifestement quelque peu pénalisé par la définition élevée de son capteur de 14mégapixels. L’allumage de l’appareil exige un peu moins de 2s et le retard au déclenchement, d’environ 0,1s, est notable. L’autofocus est en revanche assez performant même s’il déclare parfois forfait avec un sujet peu contrasté et faiblement éclairé. Notez que la fonction AF Servo, compatible avec les modes autofocus Flexizone (sélection manuelle de la zone de mise au point) et détection de visages, actualise en continu la mise au point sur la zone AF tant que l’on garde une pression à mi-course sur le déclencheur. Une fonction très pratique à l’usage qui évite d’avoir à perdre du temps à réaliser une mise au point à chaque déplacement de son sujet. Lorsqu’il est nécessaire de réaliser plusieurs prises de vue successives, les 14mégapixels de l’Ixus 210 IS deviennent alors un handicap. Les déclenchements se suivent avec un intervalle de 2,4s, cette attente pouvant être réduite à 1,3s avec le mode rafale. Notez que lorsque le flash est utilisé, une attente de 3,8s est imposée entre deux éclairs. En vidéo, l’Ixus 210 IS assure les mêmes prestations que son prédécesseur: il capture des images en 720p à 30i/s et les compresse en H.264, 1min de vidéo produisant un fichier MOV d’environ 173Mo, et propose un prise HDMI permettant de les visionner en HD sur un téléviseur. Signalons enfin que le zoom optique n’est pas utilisable pendant la prise de vues: il faut se contenter d’un zoom numérique, qui altère la qualité des images.
Qualité des images : satisfaisante
La qualité des images est satisfaisante même si elle n’est pas irréprochable. La suppression du bruit est efficace sur toute la plage de sensibilités, mais elle fait perdre aux images leur précision dès 400ISO. D’autant que la compression JPeg semble importante, le poids moyen des fichiers en qualité maximale étant de 3Mo: un peu léger pour des images de 14mégapixels. Les couleurs sont fidèlement restituées sous la plupart des éclairages. Le stabilisateur optique est efficace et permet de gagner 2 ou 3vitesses sur l’arrivée du flou de bougé. En revanche, il est dommage qu’il soit impossible, en diminuant la sensibilité avec le mode P, de recourir à des vitesses supérieures à 1s. Malgré une focale très courte de 24mm au grand-angle, la distorsion n’est pas excessive. Des franges pourpres apparaissent sur les zones très contrastées des images.