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Disponibilité :
Février 2010
150 €




Héritier du PowerShot A1100 IS, l’A3100 IS se dote d’un écran plus grand et, grâce à sa batterie Li-Ion, d’un boîtier plus compact, mais perd son viseur optique.
Fabrice Deleplanque [ 08 Mai 2010 09:17 ]
Au milieu de la gamme PowerShot A, Canon propose deux compacts familiaux, les A3000IS et A3100IS, qui se distinguent par leur définition de respectivement 10 et 12millions de pixels, pour un prix, au moment de leur lancement, de 150euros pour le premier et de 190euros pour le second.
Visée : exit le viseur optique
Cette famille d’appareils poursuit son évolution en mettant l’accent sur la facilité d’utilisation grâce à une intelligence artificielle toujours plus sophistiquée. Au détriment des modes PASM qui caractérisaient jadis la gamme et furent abandonnés dès la génération précédente. En contrepartie, l’A3100 IS améliore sa fonction de détection automatique du mode scène qui analyse les conditions de prise de vue et sélectionne parmi 18modes scène le plus approprié. L’avènement de l’A3100IS sonne désormais aussi le glas du viseur optique, équipement pourtant incontournable sur ses prédécesseurs. Cette disparition alliée à l’adoption d’une batterie Li-Ion, au lieu de deux piles AA, permet au boîtier de gagner en compacité tout en intégrant un écran plus grand. Sans être un modèle de minceur, il est suffisamment compact pour se glisser dans une poche de pantalon. En revanche, son boîtier en plastique fait pâle figure par rapport à ses concurrents, souvent vendus 40euros de moins et proposant un revêtement métallique, voire un zoom grand-angle 5x. Avec l’A3100IS, il faut s’accommoder comme avec ses prédécesseurs d’un zoom stabilisé 35-140mm (f/2,7-5,6).
Processeur : ancienne génération
Phénomène suffisamment curieux pour être signalé, alors que son prédécesseur, l’A1100 IS, exploitait un processeur Digic 4, l’A3100 IS se contente d’un composant de 3egénération. Ce qui n’est pas sans conséquences sur les performances, qui se révèlent inférieures à celles de l’A1100 IS pourvu du même capteur. Au démarrage l’écran permet la visée au bout de 1,7seconde mais l’autofocus n’est opérationnel que 0,7seconde plus tard, soit au total une attente de 2,4secondes pour pouvoir déclencher. Pour un appareil économique, l’A3100IS profite d’un autofocus assez rapide. Signalons que le retard au déclenchement est à peine perceptible. Les choses se gâtent lorsqu’on considère l’attente entre deux déclenchements: il faut compter à peu près 2,8secondes, ce qui est considérable, et près de 0,6seconde de plus qu’avec l’A1100 IS. En rafale, l’A3100 IS se classe encore derrière son prédécesseur avec une cadence de 0,8image/s contre 1,1image/s pour l’A1100 IS. En vidéo, pas de changement: l’A3100 se contente d’une définition VGA à 30i/s, la compression s’effectuant en MJPeg. Décevant quand on sait que certains rivaux, pourtant moins chers, saisissent des vidéos en HD 720p. En outre, il est regrettable que le zoom optique ne soit pas disponible pendant la prise de vues.
Concurrence : elle va être rude
Si l’optique n’est pas exempte de défaut (distorsion au grand-angle, baisse du piqué en bordure des images, franges pourpres sur les zones contrastées), la production de l’A3100 IS est correcte, à condition de ne pas scruter les images trop en détail. La balance du blanc et l’exposition donnent dans l’ensemble satisfaction. Le bruit, qui commence à se manifester vers 200ISO, est pratiquement neutralisé sur toute la plage de sensibilités aux dépens toutefois du niveau de détail.