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Disponibilité :
Septembre 2009
200 €




Canon diversifie son offre en compacts à zoom puissant en lançant un modèle économique.
Fabrice Deleplanque [ 16 Décembre 2009 12:49 ]
À côté du PowerShot SX200 IS, compact haut de gamme doté d’un zoom grand-angle 12x, Canon continue de proposer un appareil à zoom 10x plus économique, dans la lignée des PowerShot SX110 IS et SX100 IS. À l’exception de son capteur de désormais 10mégapixels et de son prix, qui baisse de 50euros par rapport à celui du SX110 IS au moment de sa sortie en septembre 2008, l’équipement du SX120 IS reste semblable à celui de ses prédécesseurs: il exploite comme ces derniers un zoom 36-360mm stabilisé et assez lumineux avec des ouvertures de f/2,8 au grand-angle et de f/4,3 au téléobjectif. Une optique dépourvue, donc, de vrai grand-angle, qui s’adressera plus particulièrement aux amateurs de portraits, voire de photo animalière. Le boîtier reste identique à celui du SX110 IS. Il est, malgré la forte amplitude du zoom, assez compact, avec une épaisseur de seulement 4,4cm, et comporte à l’arrière un écran de 3pouces et 230000pixels.
Ergonomie : une trappe récalcitrante
On retrouve la même ergonomie confortable que précédemment, avec des touches larges disposées autour d’une molette rotative à droite de l’écran. Les commandes sont agréables à manier, en revanche le mécanisme de la trappe qui protège les deux piles et la carte mémoire oppose une résistance opiniâtre aux tentatives d’ouverture: il faut s’y prendre à deux mains, avoir un pouce solide et pas mal de détermination pour réussir à l’ouvrir. Une chose est sûre, votre carte mémoire et vos piles ne risquent pas de sortir à l’improviste de leur logement! En dépit de son prix serré, le PowerShot SX120 IS est un compact qui pourra contenter les photographes exigeants, grâce à ses modes manuel et semi-automatiques PASM et à la possibilité d’effectuer la mise au point ainsi que la balance du blanc manuellement. Il est également à la portée des débutants avec son mode Auto Intelligent, capable de sélectionner automatiquement parmi 18modes scène celui qui convient à la prise de vue envisagée.
Performances : en demi-teinte
Le SX120 IS ne brille pas particulièrement par ses performances. Le démarrage exige environ 3s. L’autofocus est en revanche fiable et fait preuve d’une bonne réactivité, et le retard au déclenchement est quasi imperceptible. Cependant, malgré la définition modérée et la légèreté des fichiers délivrés (environ 2,5Mo en JPeg compression fine), la cadence de prise de vue n’est pas très élevée. Il faut attendre environ 2,3s entre deux déclenchements, cette durée pouvant être abrégée et atteindre 1,2s avec le mode rafale. En sollicitant davantage le processeur, l’utilisation des hautes sensibilités allonge l’attente entre deux prises de vue d’environ 1s. Autre facteur pénalisant, l’utilisation du flash: il s’écoule environ 6,5s entre deux éclairs. Par ailleurs, alors que la plupart des appareils photo actuels capturent des films en haute définition en 720p voire 1080p, le SX120 IS s’en tient comme son prédécesseur à des vidéos de 640 x 480 pixels à 30i/s. La compression s’effectue toutefois en H.264, un codec qui permet d’obtenir des fichiers assez compacts sans trop dégrader la qualité des images. Signalons cependant que le zoom optique n’est pas utilisable pendant la prise de vues, un choix certainement motivé par le bruit important produit par son moteur. Il faudra s’accommoder d’un zoom numérique 4x.
saut_ligne1Qualité d'image : une exposition harmonieuse
La qualité des images est satisfaisante. Le zoom 10x leur assure un bon piqué mais n’est pas épargné par la distorsion, tant au grand-angle qu’au téléobjectif, ni par les franges pourpres. Le stabilisateur optique se montre efficace, et les sensibilités sont exploitables jusqu’à 400ISO sans pénaliser la qualité d’image. Au-delà, leur niveau de détail pâtit de la correction du bruit. Ajoutons que la production du SX120IS profite d’une exposition harmonieuse, la balance du blanc étant irréprochable et le rendu des couleurs fiable. La balance du blanc automatique est parfois erronée lors de la visée, la correction ne s’effectuant, souvent avec succès, qu’au moment du déclenchement. Gênant de ne pas pouvoir anticiper au moment de la visée le rendu final de l’image, et de devoir s’en remettre entièrement à son appareil…