Accueil / Tests / Compacts / Fuji FinePix Real 3D W3 : le compact 3D de deuxième génération
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Disponibilité :
Septembre 2010
450 €




Fuji présente sa deuxième génération d’appareils photo 3D avec entre autres un écran 3D de 3,5pouces unique en son genre.
Fabrice Deleplanque [ 16 Décembre 2010 17:32 ]
Alors que Fuji bénéficie d’une situation de monopole sur le créneau des appareils photo 3D, le fabricant ne s’endort pas pour autant sur ses lauriers et lance à peine un an après la sortie du FinePix Real 3D W1, le W3, son compact 3D de deuxième génération. Mais si le W1, cher et difficile à manier, se présentait surtout comme une vitrine technologique, le W3 se positionne davantage comme un produit de consommation grand public. Et pour cela, Fuji a dû peaufiner quelque peu son concept.
Ergonomie : plus classique
Pour capturer des images en 3D, le W3 exploite, comme le W1, deux zooms périscopiques 35-105mm espacés d’environ 7,5cm, associés à deux capteurs CCD de 10millions de pixels (et 1/2,3pouce de diagonale). Un équipement qui permet de capturer simultanément deux images dont le léger décalage produira l’effet de «parallaxe binoculaire» autrement dit l’impression de profondeur… mais qui voue le boîtier à un encombrement important: 124,6 x 65,9mm pour une épaisseur de 27,8mm et un poids de 250g. Probablement dans un souci de symétrie, Fuji avait réparti sur le W1 les commandes de part et d’autre de son écran de 2,8pouces, chaque touche comportant deux bourrelets dédiés à deux fonctions différentes. D’où un risque d’erreur de manipulation important. Avec le W3, Fuji change de priorités en intégrant un écran plus spacieux de 3,5pouces ce qui conduit le fabricant, faute de place, à adopter une ergonomie plus classique et pour tout dire bien plus commode, avec des boutons monofonctions regroupés à droite de l’écran. Ce dernier a en outre bénéficié d’améliorations intéressantes: il est non seulement plus spacieux, mais aussi plus précis avec une définition de 1150000pixels, ses angles de vue sont plus larges et sa luminosité est 1,5fois supérieure, d’où une bien meilleure lisibilité en extérieur lorsque l’ensoleillement est fort. Et comme l’écran du W1, celui du W3 permet de percevoir la 3D directement sans chausser des lunettes anaglyphes.
Performances : la vidéo HD en 3D
Au démarrage, le W3 est un peu plus rapide que son prédécesseur, puisqu’il est en mesure de réaliser la mise au point environ 2,7s après l’abaissement du volet de mise sous tension. L’autofocus est assez vif au grand-angle comme au téléobjectif, la durée nécessaire à la mise au point étant logiquement plus courte en 2D qu’en 3D, les deux objectifs étant alors requis. Le retard au déclenchement est en revanche négligeable en 2D comme en 3D. L’attente entre deux prises de vue est donc assez brève, du moins en 2D, les déclenchements se succédant toutes les 1,8s. En revanche, en 3D, il faut attendre en moyenne 4s entre deux clichés. En rafale, le W3 est capable de déclencher jusqu’à 40 vues en 2D à la cadence de 1i/s. En 3D, il est également possible de déclencher en rafale, mais il faut se contenter d’une définition de 3millions de pixels (2048 x 1536pixels), la cadence passant à 2i/s sur un nombre de 40vues successives. Notez par ailleurs que la vitesse de chargement du flash est correcte, l’attente entre deux éclairs n’étant que de 2,3s. Des performances globalement assez proches de celles du W1. En revanche, en vidéo, le W3 progresse en capturant des films en 3D en 720p à 24i/s. Le poids des fichiers est assez important, la compression s’effectue en MJPeg: il faut compter environ 360Mo/min. Le son est capturé en stéréo, mais il est impossible de zoomer en 3D, comme en 2D d’ailleurs, pendant la prise de vue. Notez qu’une prise HDMI fait son apparition pour permettre de visionner photos et vidéos en HD et en 3D sur un téléviseur.
Qualité d'image : le prix des compromis
Pour concevoir un appareil stéréoscopique assez compact et polyvalent, Fuji a dû consentir à de nombreux compromis. Il a fallu renoncer à le doter de zooms grand-angles et stabilisateurs, et l’équiper de zooms périscopiques fatalement peu lumineux. Lorsque la lumière est faible, vous n’avez pas d’autre salut que de déclencher le flash ou augmenter la sensibilité. Heureusement, le bruit est assez discret jusqu’à 800ISO, mais les images commencent perdent leurs détails les plus fins à partir de 400ISO. Et ce qui n’arrange rien le piqué des objectifs est assez mou.