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Disponibilité :
Septembre 2009
230 €




Kodak dote son compact à zoom 10x d’une définition de 12millions de pixels, d’un écran de 3pouces et d’une bonne ergonomie.
Fabrice Deleplanque [ 16 Décembre 2009 12:10 ]
On se souvient que Kodak fut l’un des premiers fabricants d’appareils photo à proposer, juste après Panasonic et son Lumix TZ1, début 2006, un compact offrant un coefficient de focales de 10x. Pour arriver à ce résultat, l’EasyShare V610 était doté de deux zooms périscopiques, 38-190mm et 190-380mm, et de deux capteurs de 6mégapixels, ce qui lui permettait de rester étonnamment mince avec une épaisseur de seulement 23mm. Mais alors que tous les fabricants d’appareils photo allaient, devant le succès rencontré par ce type de produit, s’efforcer de concevoir des compacts à zoom puissant, Kodak, pourtant pionnier dans ce domaine, allait attendre le début de cette année pour proposer son premier compact doté d’un zoom 10x, l’EasyShare Z915. Le fabricant américain présente aujourd’hui une évolution de ce dernier avec l’EasyShare Z950. L’appareil reste doté d’un zoom 35-350mm stabilisé, mais est désormais équipé d’un capteur de 12mégapixels et d’un écran de 3pouces et 230000pixels.
Ergonomie : un boîtier à toute épreuve
Comme son prédécesseur, l’EasyShare Z950 se positionne comme un boîtier économique. Il fait la part belle au plastique dans sa conception mais reste, malgré son puissant zoom, suffisamment compact pour être rangé dans une poche de pantalon. Il offre en outre une poignée recouverte de caoutchouc très douce au toucher, qui permet d’utiliser l’appareil d’une seule main sans risquer de le lâcher accidentellement. Tous les boutons sont distribués de manière à pouvoir être pressés par le pouce ou l’index de la main droite. La molette des modes de prise de vue propose un mode Automatique Intelligent, baptisé Smart Capture, qui analyse le contenu du cadrage et sélectionne automatiquement le mode scène qui lui convient, des modes manuel et semi-automatiques PASM (vitesse entre 16s et 1/1000s et trois ouvertures de diaphragme par focale), 17modes scène, un mode vidéo HD 720p, ainsi qu’un mode Panorama permettant d’assembler automatiquement trois vues et un mode Sport.
Performances : son point faible
Plus que son aspect, ce sont en réalité ses performances qui trahissent le statut d’appareil économique du Z950. Son électronique (mémoire et processeur) n’est pas assez rapide et, ce qui n’arrange rien, la luminosité médiocre de son optique pénalise son autofocus. Il faut au Z950 3s pour démarrer, l’autofocus n’est pas très vif, et si le retard au déclenchement ne pose pas de problème, les prises de vue se succèdent très lentement: par défaut, il est possible de capturer 3vues avec un intervalle de 2,8s entre chaque déclenchement, l’appareil étant ensuite inutilisable pendant 11s. Un mode rafale est aussi disponible et permet de porter l’attente entre les trois premiers déclenchements à seulement 0,6s, mais l’appareil est ensuite paralysé pendant 15s. Le Z950 fait en revanche meilleure figure en vidéo en capturant des séquences de 1280 x 720pixels à 30images par seconde et en autorisant l’utilisation du zoom optique pendant la prise de vues.
Qualité d'image : une compression excessive
Comme c’est hélas toujours le cas avec les compacts Kodak, il est impossible d’intervenir sur le niveau de compression des images, et celui-ci se révèle très élevé, les images pesant en moyenne 2,4Mo, ce qui est environ deux fois moins que ce que produisent couramment les appareils de 12millions de pixels. Le bruit reste par ailleurs assez discret sur toute la plage de sensibilités, mais les détails des images pâtissent de sa suppression. La balance du blanc automatique s’adapte pour sa part très efficacement à la plupart des éclairages, naturels et artificiels, le rendu des couleurs étant assez juste. En revanche, j’ai noté sur certaines images quelques problèmes de surexposition sur des scènes modérément contrastées. L’optique n’est pas épargnée par une distorsion en barillet au grand-angle mais réussit bien à s’affranchir des franges pourpres. Malheureusement, sa faible luminosité complique la réalisation d’images nettes à main levée au téléobjectif, malgré un stabilisateur optique qui se montre assez efficace, du moins en mode continu.