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Disponibilité :
Mars 2008
280 €




Profiter d’un puissant zoom 7x avec un boîtier mince et léger qui tient dans une poche de chemise, c’est le pari relevé avec succès par le µ1060.
Fabrice Deleplanque [ 17 Février 2009 18:32 ]
Olympus fait évoluer son concept de compact bijou à superzoom avec le µ1060, successeur du µ1020 sorti en début d’année 2008.
Les changements sont à vrai dire discrets, l’équipement des deux modèles étant quasi identique: même définition de 10mégapixels et même zoom 7x stabilisé 37-260mm f/3,5-5,3. En revanche, il parvient à loger dans un boîtier un peu plus compact et léger un écran plus grand, d’une diagonale de 3pouces pour une définition de 230000 pixels.
Hormis l’affichage, la principale innovation apportée par le µ1060 est le mode Auto Intelligent. L’appareil décide lui-même du mode scène le mieux adapté à la prise de vue envisagée, ce qui permet à l’utilisateur de profiter de réglages optimaux sans avoir à naviguer laborieusement dans les menus. Lorsque aucun mode scène n’est approprié, le mode automatique classique prend le relais. Le mode vidéo, pour sa part, capture désormais des séquences d’une durée maximale de 40s en 640 x 480, avec une fluidité de 30i/s, alors que le m1020 s’en tenait à 10s. C’est mieux, mais cela reste insuffisant au regard de ce qu’offrent de plus en plus de compacts, à savoir des séquences en 1280 x 780 et à 30i/s, dont la durée n’est limitée que par la capacité de stockage.
Une fonction panorama assez bien conçue
Les boutons disposés à l’arrière de l’appareil sont à présent rétroéclairés, ce qui facilite les réglages dans l’obscurité. Notons que les menus sont animés en 3D, ce qui confère à l’interface une allure plus high-tech. Au démarrage, le µ1060 ne fait pas preuve d’un grand empressement: l’écran s’allume au bout de 2,5s, la mire de l’autofocus ne s’affiche que 0,9s plus tard. La mise au point n’est pas non plus très rapide. Et l’optique, pas particulièrement lumineuse, ne lui facilite pas le travail. En revanche, le retard au déclenchement légèrement supérieur à 0,1s, s’il est correct, est bien perceptible. Au bout du compte, le délai minimal entre la pression sur le bouton d’allumage et la capture de la première image est d’environ 4,5s. Et l’attente entre deux prises de vue est de 3,6s et de 4s en cas d’utilisation du flash. Le mode rafale accélère quelque peu les choses, sur trois déclenchements, qui se succèdent avec un intervalle moyen de 1,6s ou de 1,8s quand le flash est utilisé.
Malgré sa large plage de focales, la vitesse de déplacement du zoom est assez satisfaisante, celui-ci passant du grand-angle au téléobjectif en un peu plus de 1s. Même si une focale minimale plus courte, de 28mm, comme sur les Ricoh de la série R par exemple, aurait conféré à cette optique plus de polyvalence, il faut reconnaître que son téléobjectif se révèle pratique pour capturer des sujets éloignés.
Les amateurs de plans larges se rabattront sur une fonction panorama assez bien conçue, qui guide l’utilisateur dans le cadrage de plusieurs vues contiguës et les assemble automatiquement. Signalons aussi la luminosité médiocre de ce zoom qui peut toutefois compter sur un système de stabilisation assez efficace pour ne pas avoir à recourir systématiquement à des sensibilités élevées pour assurer la netteté des images. C’est heureux, car à partir de 400ISO, le bruit devient assez présent et le rendu des détails diminue de façon importante dès 800ISO. À des niveaux de sensibilité inférieurs, la qualité d’image est très satisfaisante. Les couleurs sont fidèles, agréablement saturées, et l’exposition bien équilibrée. Quelques franges pourpres sont à signaler au grand-angle sur les bords des images.