13.5
Disponibilité :
Octobre 2008
430 €




Le Nikon CoolPix P6000 s’annonce comme l’un des appareils favoris pour les passionnés de belles photos et de beaux objets aux fonctions avancées.
Aurélie Hallereau [ 06 Janvier 2009 18:24 ]
Dès la première prise en mains, la construction de ce modèle haut de gamme de la série Performance de Nikon est appréciable: la robustesse du boîtier est indéniable et la finition est exemplaire avec une poignée gainée et une bague de commande en acier crantée. En plus d’améliorer la prise en mains, la large poignée contribue au bon maintien de l’appareil et facilite l’accès à la croix multidirectionnelle et à la molette supérieure de réglages. Comme pour le P5000, les traditionnelles touches de fonction se retrouvent à gauche de l’écran LCD, obligeant malheureusement l’utilisateur à tenir l’appareil avec les deux mains pour effectuer certains réglages tels que le type d’affichage ou le choix du mode scène. Côté équipement, Nikon a opté pour un capteur 1/1,7 pouce comprenant 13,5 mégapixels effectifs. L’avantage de ce capteur est d’obtenir des images avec moins de profondeur de champ pour des sujets nets sur un fond flou. Le nombre de pixels est cependant trop élevé pour la surface disponible, la petite taille des photosites limite alors la réceptivité à la lumière.
La sensibilité s’étend néanmoins de 64 à 2000 ISO et atteint 6400 ISO pour une résolution limitée à 3mégapixels. L’objectif intègre deux lentilles en verre ED qui offrent l’avantage de limiter les aberrations chromatiques tout en garantissant une résolution élevée et un bon contraste. Ce zoom optique d’amplitude 4x équivalent à un 28-112mm, grand-angle et légèrement téléobjectif, est confortable pour la plupart des situations de prise de vue. Pour limiter le flou de bougé et compenser la faible ouverture du diaphragme au téléobjectif, Nikon propose un arsenal antiflou. Le stabilisateur optique intégré VR est épaulé le système BSS, un sélecteur de la meilleure image, qui prend jusqu’à 10clichés consécutifs et enregistre automatiquement le plus net. Le processeur Expeed, présent sur les modèles D300 et D3, contribue à la réactivité de l’appareil et permet à la sensibilité de culminer à 6400 ISO. Si le P6000 est bien équipé, en termes de qualité d’image, il n’est malheureusement pas sans reproche. À partir de 400ISO, le bruit apparaît sur les images et devient très gênant au-delà de 1600 ISO, ce qui nuit à la restitution des détails et des couleurs, qui deviennent ternes et délavées. En faible luminosité, il est préférable de recourir à l’utilisation du flash pour obtenir des images de qualité, bien exposée. Grâce à la disponibilité d’une griffe, le P6000 accueille un flash externe dont l’éclair est plus puissant que celui du flash pop-up. Compatible avec la plupart des flashs externes Nikon (SB-400, SB-600 et SB-800), le P6000 autorise l’exploitation du mode i-TTL pour un contrôle plus précis. Il est équipé d’une unité GPS intégré qui enregistre l’emplacement exact de l’appareil au moment du déclenchement.
Le premier appareil photo avec GPS intégré
Pour une meilleure maîtrise du rendu des images et une parfaite exploitation de l’appareil, le P6000 enregistre les images au format Raw. Seuls les utilisateurs de Macintosh seront déçus d’apprendre que les fichiers Raw ne sont développables que sous Windows. Destiné aux amateurs avertis, le P6000 propose les modes PASM en plus des 15 modes scène. Pour réaliser la mise au point de façon plus précise ou dans des conditions difficiles, l’autofocus est débrayable. En mode macro, la mise au point est réalisable à 2cm du sujet. En mode vidéo, le P6000 délivre des séquences dans une résolution maximale standard de 640 x 480 pixels avec un débit de 30 i/s. Pour profiter pleinement de cette fonctionnalité, le zoom optique reste actif durant le tournage et l’autofocus se révèle une fois de plus plutôt réactif.