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Disponibilité :
Septembre 2008
199 €




La série PowerShot A affine sa silhouette au prix de quelques sacrifices en termes de qualité optique et d’évolutivité.
Fabrice Deleplanque [ 13 Février 2009 10:30 ]
Canon donne un coup de jeune à sa série best-seller PowerShot A en lui conférant un look plus mince et des couleurs plus attrayantes que le classique gris argent, avec une coque anthracite et grise.
Successeur du PowerShot A720 IS, cet A2000 IS présente donc une silhouette amincie, avec une épaisseur qui passe de 42mm sur l’A720 IS à 32 mm sur l’A2000 IS. Un gabarit bien plus compact, qui permet de conserver l’appareil sur soi sans difficulté. En contrepartie, cette cure de minceur se traduit par la disparition de la poignée, emblématique de la série A, qui améliorait grandement le confort de prise en mains des boîtiers. Autre sacrifice auquel il faut consentir, la possibilité d’utiliser des compléments optiques grand-angle et téléobjectif afin d’étendre les possibilités de l’appareil. On note enfin, en jetant un coup d’œil sur la molette, que les modes manuel et priorité à l’ouverture et à la vitesse ont disparu. Plus qu’un changement de look, il s’agit donc bien d’un repositionnement stratégique de la série A. On peut le déplorer, car malgré leur design peu séduisant et leur encombrement, ces boîtiers proposaient un concept original, celui d’un compact familial généraliste, apte à s’adapter aux exigences de chacun, du photographe occasionnel à l’amateur. L’évolution passe donc sur cette nouvelle génération de compacts par une réduction des possibilités d’intervention de l’utilisateur, l’accent étant mis sur la facilité d’utilisation grâce à une intelligence artificielle toujours plus sophistiquée.
Comme l’A720 IS, son remplaçant exploite un puissant zoom 6x stabilisé, mais sa plage de focales se décale légèrement vers le téléobjectif, passant de 35-210 mm à 36-216 mm et surtout sa luminosité se dégrade de manière importante, au grand-angle comme au téléobjectif, puisqu’elle décline de f/2,8-4,8 à f/3,2-5,9, avec pour conséquence un risque accru d’obtenir des images floues lorsque la lumière est faible.
Un grand écran mais un viseur optique qui disparaît
La définition du capteur progresse de 8 à 10mégapixels et la diagonale d’affichage de l’écran passe de 2,5 à 3 pouces avec une définition de 230000 pixels. La contrepartie de l’intégration d’un si grand écran est la disparition du viseur optique, jusqu’ici un incontournable de la gamme. Dommage, car si l’affichage est précis et lumineux, un viseur optique reste pratique lorsqu’un éclairage trop puissant rend la visée à l’écran hasardeuse. En dépit de ces réserves, on retrouve avec l’A2000 IS le plaisir de photographier qu’offraient ses prédécesseurs, grâce notamment à son excellente réactivité. Il démarre au quart de tour, réalise rapidement la mise au point malgré la luminosité médiocre de l’objectif. Il n’est en difficulté que lorsque la lumière se fait rare et que le sujet est hors de portée de l’illuminateur d’assistance AF.
Le retard au déclenchement est imperceptible et l’appareil offre un mode rafale capable de saisir 1,3i/s. La qualité des images est satisfaisante grâce à une exposition bien équilibrée et à un rendu des couleurs fiable. Si on observe une légère distorsion en barillet au grand-angle, les images sont dépourvues de franges pourpres et de vignetage. En revanche, du fait de la médiocre luminosité du zoom, il est souvent nécessaire d’utiliser des sensibilités de 400, voire 800 ISO, pour assurer la netteté des images. Et si le bruit est quasi absent jusqu’à 200ISO, il est bien présent à partir de 400 ISO. Afin de préserver le maximum de détails, le traitement d’image prend le parti de laisser apparaître un grain coloré qui reste toutefois assez fin à 400 ISO mais devient plus gênant au-delà.