10
Disponibilité :
Septembre 2008
279 €




Un appareil rassurant qui ne craint ni les chocs, ni l’eau, et reste malgré cela élégant et très compact.
[ 16 Février 2009 12:01 ]
Olympus est l’un des rares fabricants de compacts grand public, pour ne pas dire le seul, à concevoir des appareils à la fois antichocs et étanches, tout en restant minces et design. Pour concurrencer la série des µ SW d’Olympus, on ne trouve guère en effet que le Pentax Optio W60, qui est certes étanche jusqu’à 4m de profondeur mais n’offre aucune garantie contre les chocs, et le Ricoh G600, qui, avec son boîtier cuirassé, a une vocation plus professionnelle. La série µ SW (pour shockproof et waterproof) se décline en deux modèles, le µ1030 SW en haut de gamme, et le µ1050S W en entrée de gamme. Comme le µ850 SW, son prédécesseur, le µ1050 SW supporte des chutes de 1,5m de haut et peut être immergé jusqu’à 3m de profondeur. Pas question, donc, d’envisager avec lui l’exploration des grands fonds, à moins de lui offrir le caisson optionnel Olympus PT-043 permettant de s’aventurer jusqu’à 40m de profondeur, mais il offre tout de même la possibilité de s’initier à la photo sous-marine. Mieux, avec lui, aucun risque de panne due à une chute dans le sable, dans l’eau ou sur des rochers lors d’une séance de prises de vue à la plage. Rassurant, surtout lorsque l’on prête son appareil à des enfants.
Toutes les opérations sont d’une lenteur désespérante
Si sa résistance aux chocs et à l’immersion reste inchangée par rapport au µ850 SW, le µ1050 SW bénéficie néanmoins d’une définition supérieure, de 10mégapixels, et d’un écran plus grand, de 2,7 pouces (6,9cm) et 230000 pixels. À cela s’ajoute une petite innovation ergonomique: le Tap Control, qui permet de commander l’appareil en tapotant du doigt les côtés droit (réglage du flash ou défilement des images vers la droite), gauche (ajustement des ombres ou défilement des images vers la gauche) et supérieur du boîtier (activation ou arrêt du mode Tap Control) ainsi que l’écran (modes prise de vue ou lecture des images). Amusant et plus pratique que le maniement de la petite croix de sélection, notamment lorsque l’on porte des gants. Toujours dans la perspective de faciliter son maniement, la mise sous tension s’effectue au choix en déplaçant verticalement le volet de protection de l’objectif ou, plus classiquement, en pressant un petit bouton. Le zoom 3x couvre une plage de focales de 38-114 mm qui se révèle peu commode pour réaliser des prises de vue en intérieur dans les petites pièces. Il est en outre peu lumineux et dépourvu de tout système de stabilisation mécanique. Gare au flou!
Si, du point de vue du design, de la finition et de l’ergonomie, le µ1050 SW fait bonne figure, les choses se gâtent sur le plan des performances. Le µ1050 SW montre le même empressement à réagir qu’un scaphandrier évoluant dans les grands fonds. Hormis le retard au déclenchement, légèrement inférieur à 0,1s, et la vitesse de déplacement du zoom, qui parcourt sa plage de focales en un peu plus de 1s, toutes les opérations sont d’une lenteur désespérante. L’allumage exige 5s, l’autofocus est paresseux et parfois inefficace au téléobjectif quand l’éclairage est faible, et entre chaque déclenchement il faut attendre environ 5s. Un mode rafale limité à 25 vues permet de diviser par deux cette attente. Pour se rattraper, le µ1050 SW propose un mode rafale haute vitesse capable de capturer 5,4 images par seconde sur 24 vues, mais avec une définition réduite à seulement 3mégapixels. Le mode vidéo est à l’avenant: la durée des prises de vues est limitée à 10s en 640 x 480 à 30 i/s. La qualité des images est assez correcte, du moins jusqu’à 400 ISO, le bruit devenant trop présent au-delà. En revanche, la balance du blanc peine à s’adapter aux éclairages incandescents, les images prenant une désagréable coloration jaunâtre.