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Disponibilité :
Janvier 2009
229 €




Olympus renoue avec la recette qui fit la réussite des premiers µmini Digital: compacité, qualité de finition et look original.
Fabrice Deleplanque [ 25 Novembre 2009 11:34 ]
Sur le plan du design, Olympus fait mouche avec le µ5000. Son look rétro est séduisant, son gabarit très compact lui permet de vous accompagner en toute circonstance, et sa qualité de finition lui confère un aspect luxueux et solide. Sur le plan de l’équipement, la dot est moins spectaculaire: un capteur de 12mégapixels (ou presque, la définition des images ­culminant en réalité à 3968 x 2976pixels), un zoom 5x 36-180mm (offrant des ouvertures assez médiocres de f/3,5-5,6) et un écran de 2,7pouces (6,9cm) à 230000pixels, précis, bien contrasté et suffisamment lumineux pour assurer une visée distincte même par fort ensoleillement.
Ergonomie : en nets progrès
L’appareil est facile à appréhender et les principaux paramètres sont immédiatement accessibles grâce à deux touches de raccourci: le bouton Func fait apparaître les réglages de balance du blanc, sensibilité, rafale, mesure d’exposition, taille de l’image et taux de compression; le bouton OR permet d’accéder aux modes panoramiques, ajustement des ombres et à diverses fonctions de bracketing (zoom, compensation d’exposition, balance du blanc et mesure d’exposition). Le mode panoramique automatique se révèle l’un des plus simples que nous ayons eu l’occasion d’utiliser: le µ5000 prend un repère sur la première image, qu’il suffit de faire coïncider en déplaçant l’appareil avec une mire qui s’affiche au moment du cadrage de la deuxième image, le déclenchement et l’assemblage des vues s’effectuant automatiquement. Très simple, mais la coïncidence entre les vues n’est pas toujours parfaite. Pour un travail plus soigné, le µ5000 propose deux autres modes qui permettent d’afficher une partie de l’image précédente au moment du cadrage de la suivante, l’assemblage des vues étant effectué automatiquement par l’appareil ou ultérieurement sur ordinateur. L’ergonomie du boîtier est par ailleurs très réussie et en nets progrès par rapport à celle des précédents modèles.
Performances : une mémoire trop lente
En revanche, les fonctions de bracketing sont pénalisées par une cadence de déclenchements trop faible, probablement due aux performances insuffisantes de la mémoire xD. À titre d’exemple, le formatage d’une carte xD M de 1Go exige pas moins de 11s. Avec des fichiers de 12mégapixels pesant en moyenne 4,7Mo en compression fine, la mémoire tampon est vite saturée, et le transfert sur la carte xD se fait au compte-gouttes. En compression fine, l’appareil ne peut déclencher en rafale que deux vues séparées de 1,45s. Pour aligner jusqu’à 4vues en rafale, il faut augmenter la compression JPeg, l’intervalle entre les déclenchements n’étant plus que de 1,27s. L’utilisation du flash est compatible avec le mode rafale, les éclairs se succédant, selon le niveau de compression JPeg (fine ou normale) choisi, toutes les 2s sur 2vues ou 1,7s sur 4vues. Cela paraît assez lent pour un mode dit rafale, mais notez que par défaut, l’appareil déclenche en moyenne environ 1vue toutes les 4s. En vidéo, le µ5000 est également bridé par sa mémoire, se contentant d’enregistrer des films en 640 x 480 à 30images par seconde. À l’heure de la télévision haute définition, c’est un peu étriqué. La durée des séquences est en outre limitée à 40s, et le zoom optique n’est pas utilisable pendant la prise de vues. Dommage, car, par ailleurs, les performances du µ5000 sont satisfaisantes. L’allumage s’effectue en 2,5s, le retard au déclenchement, de l’ordre de 0,03s, est court, et la mise au point rapide. En revanche, l’autofocus perd ses moyens dès que l’éclairage n’est pas optimal.
Qualité d'image : une balance du blanc peu fiable
Pour compenser la luminosité médiocre du zoom, le µ5000 exploite un stabilisateur qui se montre efficace et propose des hautes sensibilités qui culminent à 1600ISO. Le niveau de détail des images se dégrade toutefois grandement à partir de 800ISO. L’exposition est irréprochable quelle que soit la situation, en revanche les couleurs manquent un peu de saturation et la balance du blanc automatique est peu fiable, peinant à s’adapter aux éclairages incandescents. Dans ce cas, un réglage manuel ou le recours au bracketing de balance du blanc se révéleront salvateurs.