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Disponibilité :
Mars 2009




Longtemps seul sur le segment des compacts à zoom super puissant, Panasonic est désormais confronté à une forte concurrence. La marque réplique en présentant le Lumix TZ7, qui a pour ambition de renouveler le succès rencontré avec le TZ5.
Fabrice Deleplanque [ 07 Octobre 2009 16:18 ]
Avec le Lumix TZ1 lancé au printemps 2006, Panasonic inaugurait une gamme de compacts promise à un beau succès. Le concept? Intégrer un zoom 10x dans un boîtier compact . Restée inimitée jusqu’à récemment, la série TZ rencontre désormais de sérieux concurrents : le PowerShot SX200 IS profite de la notoriété de Canon et propose des réglages PSAM ainsi qu’un zoom 12x, l’Olympus μ9000 fait valoir sa compacité; quant au Samsung WB550, il peut compter sur son super grand-angle de 24mm et son prix très serré pour tirer son épingle du jeu. Dans le même temps Panasonic présente la 4e génération de la gamme TZ, déclinée comme précédemment en deux modèles, le TZ6 en entrée de gamme et le TZ7 en haut de gamme.
Ergonomie : une molette trop molle
Pour rester leader sur ce créneau, le Lumix TZ7 troque le zoom 10x 28-280mm du TZ5, contre un zoom 12x encore plus polyvalent: il couvre en effet une plage de focales comprise entre 25 et 300mm, tout en conservant la même luminosité: f/3,3-4,9. Un tour de force. Le TZ7 propose 3ratios d’image, 4/3, 3/2 et 16/9, sans recourir à un recadrage, ce qui permet de conserver le même angle de vue quel que soit le format choisi. Pour ce faire, il est équipé d’un capteur de 12millions de pixels, mais n’exploite que 10mégapixels en 4/3, 9.5 mégapixels en 3/2 et 9mégapixels en 16/9. Enfin, le TZ7 est doté d’un écran de 3pouces et 460000 pixels à la fois précis, lumineux et qui peut faire varier son angle de vision vertical afin de permettre d’utiliser l’appareil bras tendus au dessus des yeux. Malgré son puissant zoom 12x, le TZ7 est assez compact. Il est en particulier moins encombrant que ses deux rivaux de Canon et Samsung, mais reste plus volumineux que son concurrent d’Olympus. On retrouve l’ergonomie agréable du TZ5, à l’exception de la touche Easy Zoom qui tire sa révérence, et d’un déclencheur dédié à la vidéo qui fait son apparition. Ce qui permet de capturer instantanément une vidéo sans avoir à déplacer une molette ou à naviguer dans les menus. Le bouton Quick Menu qui permet d’afficher les principaux réglages de l’appareil est heureusement conservé. En revanche, on déplore toujours l’absence de modes PSAM et la molette de modes située sur la partie supérieure n’offre à mon goût pas assez de résistance, se positionnant entre deux modes à la moindre sollicitation accidentelle, ce qui a pour fâcheuse conséquence de paralyser l’appareil et a eu pour effet de me faire manquer quelques images.
Un autofocus réactif
Dans la lignée de ses prédécesseurs, le TZ7 fait preuve d’une excellente réactivité. Il n’est toutefois pas très vif au démarrage, n’étant opérationnel qu’au bout de 3s. Il se rattrape en revanche aisément grâce à un autofocus très réactif à toutes les focales et à un retard au déclenchement… quasi inexistant. Il est ainsi capable de déclencher à la cadence de 1 vue toutes les 1,8s, voire 2,5s quand le flash est utilisé. Ce rendement peut être amélioré à l’aide de 2modes rafale. Le premier porte l’attente entre 2vues à 0,4s, mais est limité à 3déclenchements en qualité maximale ou à 5vues en standard; le second est illimité et enchaîne les déclenchements toutes les 0,6s. Cette cadence est notamment mise à profit par le mode multiformat, une fonction de bracketing de ratios qui capture en un peu plus de 1s 3 images aux formats 4/3, 3/2 et 16/9.Comme son prédécesseur, le TZ7 capture des films en 720p, qu’il peut compresser au choix en MJPeg ou AVCHD Lite. La qualité des films est excellente, quel que soit le format de compression, mais le second codec produit des fichiers plus compacts: environ 180Mo/min en MJPeg et 115 Mo/min en AVCHD Lite en qualité maximale (SH). Signalons toutefois que PhotoFunStudio, le logiciel de montage compatible avec le codec AVCHD Lite fourni par Panasonic, ne fonctionne que sous Windows 2000, XP ou Vista. Les utilisateurs de Mac devront donc se débrouiller pour trouver un outil de montage adapté. Ajoutons enfin que le zoom optique reste utilisable pendant la prise de vues, mais il se meut très lentement afin de rester le plus discret possible et que le son est enregistré en Dolby stéréo grâce à deux micros. À noter, l’appareil est pourvu d’un déclencheur spécifique à la vidéo. Une simple pression sur la touche située à l’arrière de l’appareil déclenche l’enregistrement d’une séquence vidéo.
Un excellent piqué
Malgré une surenchère tant en ce qui concerne la plage de focales du zoom que la résolution (malgré sa définition de 10 millions de pixels, le TZ7 exploite un capteur de 12 millions de pixels), le TZ7 produit des images d’excellente qualité. Le piqué est satisfaisant et la distorsion tout comme les aberrations chromatiques demeurent discrètes. L’appareil s’adapte avec virtuosité à la plupart des éclairages, délivrant des images bien exposées, aux couleurs fidèlement restituées et agréablement saturées. On remarque juste un rendu un peu chaud sous les éclairages incandescents, mais le TZ7 s’en tire plutôt bien pour un compact. Le traitement du bruit est efficace et permet d’utiliser des sensibilités de 400, voire 800 ISO. Au-delà, le lissage et le bruit compromettent la qualité des images.
Un choix gagnant
Lors de votre achat, vous hésiterez sûrement entre les Canon SX200 IS, Samsung WB550 et le Panasonic TZ7. Face à ses concurrents, les avantages de ce dernier résident dans sa belle fabrication, sa compacité et son ergonomie. Seul frein réel pour les passionnés: l’absence des modes PASM.