9
Disponibilité :
Avril 2009
250 €




Le Ricoh CX1 hérite de caractéristiques du R10, mais passe à la vitesse supérieure en se dotant d’un capteur Cmos.
Fabrice Deleplanque [ 08 Octobre 2009 10:55 ]
Si, à première vue, ce CX1 partage avec son prédécesseur, le R10, nombre de caractéristiques, tels son design, son zoom 7,1x très polyvalent (28-200 mm) et son écran de 3 pouces, cet appareil est en réalité très différent. Phénomène assez rare en pleine course aux pixels, la définition du CX1 régresse par rapport à celle du R10, passant de 10 à 9 millions de pixels. Mais la différence tient surtout à la technologie de capteur, le CX1 exploitant un capteur Cmos, encore inhabituel parmi les compacts, alors que le R10 intégrait un classique CCD. La mission de ce composant? Doper les performances du CX1.
Une ergonomie réussie
Le CX1 est assez compact au regard de la richesse de son équipement: malgré un puissant zoom 7,1x et son large écran, il se glisse aisément au fond d’une poche. La définition de l’écran de 920000pixels, l’une des plus élevées du moment, permet d’évaluer la qualité des images très précisément. En outre, l’écran affiche une multitude d’infos précieuses: un histogramme, la distance minimale de mise au point selon la focale et un niveau à bulle électronique. Facilitant l’utilisation du boîtier d’une seule main, les boutons sont distribués à droite de l’écran, le pouce se calant contre une butée en caoutchouc et assurant une prise en mains confortable. Comme sur certains Panasonic, un joystick permet de naviguer intuitivement parmi les menus, et offre un accès instantané à 4paramètres assignables librement (balance du blanc, sensibilité, compensation d’exposition…) et aux mires de mise au point et de mesure d’exposition. Grâce au joystick, on sélectionne conjointement ou indépendamment les zones de mise au point et de mesure d’exposition. La touche de raccourci Fn est également paramétrable. Sur la partie supérieure du boîtier, la molette de modes permet d’accéder facilement aux modes rafale et DR (extension de la dynamique d’exposition) et aux modes My1 et My2, qui permettent de disposer de deux configurations de prises de vue personnalisées. Le CX1 intègre en outre un vrai petit labo de retouche, proposant des fonctions de correction manuelle de l’exposition, de la balance du blanc et un outil de redressement des lignes déformées par la perspective.
Un bon rendement
Le CX1 démarre en 2,4 s, et son autofocus se montre précis et rapide. Il bénéficie d’un retard au déclenchement nul, et enchaîne les vues à la cadence de 1image toutes les 1,65 s, voire 2 s avec le flash. Exceptionnel en rafale, le CX1 capture 4 images/s sur 60 déclenchements consécutifs, la vitesse passant ensuite à 3 images/s. Des performances qui multiplient les chances de capturer l’instant décisif. Ricoh met à profit cette vitesse pour proposer des options originales. À commencer par le mode DR fonctionnant à la manière des fonctions de fusion HDR des logiciels de retouche d’image: il consiste à réaliser un bracketing d’exposition sur 2 images capturées suffisamment rapidement pour que le cadrage soit identique, puis de les combiner pour obtenir une image à la plage dynamique plus étendue: idéal pour garder des détails dans les hautes et basses lumières. Autre originalité, la prise de vue en rafale d’une scène avec 7 plans de mise au point différents déterminés automatiquement par l’appareil. Utile en macro, où la plage de mise au point est très étroite, cette fonction optimise les chances d’obtenir de la netteté sur la zone souhaitée. Enfin, à condition de s’accepter une diminution de la définition, le CX1 propose des cadences plus élevées: 15i/s pendant 2s ou 30i/s pendant 1s avec une définition de 2mégapixels ; 60i/s pendant 2 s ou 120 images/s pendant 1 s avec une définition de 640 x 480 pixels. En revanche, l’électronique puissante du CX1 ne profite pas au mode vidéo, qui capture des films en 640 x 480 pixels à 30 images/s.
Trop de bruit
Malheureusement, la qualité d’image n’est pas à la hauteur des performances. Le bruit parasite les images au-delà de 200 ISO avec pour résultat une perte de netteté vraiment préjudiciable dès 400 ISO et des couleurs à l’aspect délavé. Dommage, car, pour le reste, le CX1 donne satisfaction tant du point de vue de l’exposition que du rendu des couleurs. Le capteur Cmos, qui offre au CX1 ses performances exceptionnelles, le pénalise sur le plan de la qualité d’image avec un bruit très présent au-delà de 200 ISO. Or, le mode rafale, qui est l’un des points forts du CX1, exige des vitesses d’obturation très rapides et donc des sensibilités élevées. C’est d’autant plus regrettable que par ailleurs, le CX1 ne mérite que des louanges. Un compact hautement recommandable, à condition de tenir la bride à la sensibilité.