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Disponibilité :
Mars 2010
300 €




Zoom super polyvalent, capteur ultra-rapide et antibruit, vidéo HD, écran haute précision…, ce compact Ricoh vise l’excellence dans tous les domaines.
Fabrice Deleplanque [ 27 Avril 2010 14:50 ]
La jeune série CX de Ricoh a déjà une longue histoire derrière elle, avec pas moins de trois générations de produits en seulement un an. Afin de rivaliser avec les compacts à zoom puissant, le CX2, sorti il y a six mois, troquait le traditionnel zoom 7,1x 28-200mm qui équipait les compacts Ricoh depuis le Caplio R5 (2006) contre un zoom 10,7x 28-300mm; avec le CX3, c’est au tour du capteur d’être changé contre un Cmos, cette fois-ci rétroéclairé, de 10mégapixels. Et le CX3 en profite pour se doter d’un mode vidéo HD 720p. Mais malgré cette stratégie d’évolutions rapides par petites touches, le CX3 reste à la traîne par rapport à ses concurrents tant en termes de plage de focales (zoom 15x des Samsung WB650 et WB600, 14x du Canon PowerShot SX210 IS…) que de rapidité en rafale, le Sony Cyber-shot HX5V enchaînant les prises de vue à la cadence de 10images de 10mégapixels par seconde. Pour se distinguer, le CX3 propose en revanche des fonctions intéressantes, telles que la prise de vue en rafale d’une scène avec sept plans de mise au point différents, la balance du blanc à motifs multiples ou l’extension de la dynamique d’exposition.
Affichage : un écran ultra-précis
Du point de vue du design, de la finition et de l’ergonomie, le boîtier du CX3 est identique à celui des CX2 et CX1. Le look est sobre, à la limite de l’austérité; la qualité de fabrication est correcte, même si le dispositif de protection de la lentille frontale semble fragile; l’ergonomie, enfin, est satisfaisante, avec une petite butée en caoutchouc à l’arrière qui permet de caler son pouce, un renflement en façade faisant office de poignée (dommage qu’il soit en plastique et non en caoutchouc), et un bouton-joystick qui facilite la navigation dans les menus et donne accès, lorsqu’on le presse, à cinq paramètres: par défaut, compensation d’exposition, balance du blanc, sensibilité, taille de l’image et niveau de la compression JPeg, et enfin choix de la position de la zone AF/AE. Le CX3 propose par ailleurs, sur la molette de prise de vue, les modes My1 et My2, qui mémorisent un ensemble de réglages. Il est possible d’intervenir sur la vitesse d’obturation en la bridant (à 1/2s, 1/4s ou 1/8s) afin d’éviter les flous ou au contraire en sélectionnant des vitesses lentes (1, 2, 4 ou 8s) pour réaliser des effets ou des prises de vue avec un éclairage faible. À ce compte-là, on s’étonne que Ricoh n’ait pas doté le CX3 de modes PASM, plus intuitifs. Mais son point fort est son sublime écran de 3pouces (7,62cm), qui offre une définition de 920000pixels et accroît le confort et le plaisir d’utilisation.
Performances : en demi-teinte
Pas de doute, avec son capteur Cmos rétroéclairé, le CX3 est équipé pour offrir une vitesse de capture élevée. Toutefois, si sa cadence de prise de vue en rafale de 5i/s est satisfaisante pour un usage courant, elle est deux fois moindre que celle des compacts Sony des gammes HX, TX et WX. En outre, si l’on fait abstraction de ses performances en rafale, la réactivité générale de l’appareil n’est pas exceptionnelle. Il lui faut 3s pour démarrer, environ 2,3s entre deux déclenchements, et 2,7s entre deux éclairs lorsque le flash est utilisé. L’autofocus est relativement performant, mais il est hélas assez bruyant. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit impossible de zoomer en vidéo: il faut se contenter d’un zoom numérique 2,8x. En revanche, le CX3 capture les vidéos en HD 720p et les compresse en MJPeg.