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Ricoh CX5

10            
 

Disponibilité :

Mars 2011

 

299 €


 

Ricoh CX5

Ricoh CX5 : mise au point assistée


Légère mise  à jour du compact à zoom 10,7x de Ricoh, qui exploite désormais  un système autofocus hybride censé être plus plus performant. 


Fabrice Deleplanque [ 14 Juin 2011 15:33 ]

Si depuis le lancement du CX3 il y a tout juste un an, deux générations d’appareils se sont succédé, leurs caractéristiques techniques n’ont guère évolué. On retrouve en effet sur le CX5, dernier-né de Ricoh comme sur le CX3, un zoom 10,7x 28-300mm f/3,5-5,6 associé à un capteur Cmos rétroéclairé de 10mégapixels assurant toujours la capture en rafale de 5i/s et de vidéos en 720p et assorti d’un écran de 3pouces et 920000pixels. Sur le CX4, le fabricant améliorait le système de stabilisation par déplacement du capteur, capable désormais d’offrir un gain de 3,7vitesses sur l’arrivée du flou de bougé. Avec le CX5, Ricoh porte ses efforts sur la rapidité de mise au point en combinant le classique système de détection de contraste avec un capteur AF qui mesure en permanence la distance entre l’appareil photo et le sujet. En revanche, l’objectif produit toujours une gamme de bruits très variés, ni très discrets ni très rassurants, au cours du zoom ou de la mise au point. Un défaut dont souffrent les compacts de la série CX et leurs prédécesseurs de la série Caplio R, qui n’a jamais été corrigé.

 


Performances : un autofocus hybride

  Les performances restent très proches pour ne pas dire identiques à celles du CX4, à savoir très satisfaisantes. L’appareil démarre en seulement 2,1s et le nouvel autofocus est rapide et efficace. En revanche, il n’est pas infaillible et reste en difficulté lorsque le sujet est faiblement éclairé ou peu contrasté. Et nos essais d’obstruction du capteur AF n’ont pas révélé de ralentissement notable de la vitesse de mise au point. Pas de changement pour le retard au déclenchement, quasi nul, ni par conséquent pour la vitesse de prises de vue, les déclenchements étant toujours espacés d’environ 2s. En rafale, la vitesse reste la même: 21déclenchements à la cadence de 5i/s puis celle-ci passe à 3i/s. Des performances satisfaisantes, mais bien inférieures à celles des appareils les plus rapides du moment, tels que le Sony Cyber-Shot HX7V, capable d’enchaîner jusqu’à 10images de 16mégapixels à la vitesse de 10i/s. En revanche, la possibilité de déclencher en rafale en continu sans être limité par le nombre de prises de vue est un avantage assez rare. Enfin, le CX5 capture, comme son prédécesseur, la vidéo en 720p à 30i/s en AVI MJPeg, mais n’autorise toujours pas l’utilisation du zoom pendant l’enregistrement. Ce qui est compréhensible quand on entend le bruit important produit par l’objectif. 

 


Qualité d’image : correcte en basses lumières

  Grâce à son capteur Cmos rétroéclairé, le CX5 délivre des images faiblement polluées par le bruit. En revanche, elles sont un peu molles en basses sensibilités, et à partir de 800ISO, les détails commencent à s’éroder, les couleurs à se délaver, le contraste à diminuer et le bruit à apparaître. Des artefacts se manifestent en outre lorsque la fonction Super Résolution permettant de profiter d’un zoom numérique 2x (soit 600mm au téléobjectif) est réglée sur forte. Les automatismes de l’appareil sont fiables: l’exposition est bien équilibrée et la fonction DR permet d’élargir la dynamique d’exposition lorsque les scènes sont fortement contrastées. Le rendu des couleurs est naturel et il possible de doper la saturation via le réglage éclat. Et si la balance du blanc n’est pas toujours au diapason en extérieur par temps couvert ou sous un éclairage à incandescence, elle se montre dans l’ensemble efficace. Le CX5 propose enfin un large éventail de filtres permettant de conférer une touche originale aux images: effet miniature (simulant l’effet obtenu avec un objectif à bascule et à décentrement), noir et blanc à contraste élevé, flou artistique, traitement croisé (effet kitsch et couleurs décalées) et Toy Camera (vignetage important). Au final, à défaut d’apporter des innovations décisives par rapport à la génération précédente, le Ricoh CX5 se présente comme un appareil un peu plus abouti que son prédécesseur, polyvalent, réactif, très agréable à utiliser et offrant un rapport qualité/prix assez séduisant.


Ricoh CX5

Netteté

Au téléobjectif, le piqué est correct, sans plus, au centre de l’image, mais il se dégrade en périphérie.



Ricoh CX5

Mise au point  

L’autofocus est rapide et précis. Le mode macro est particulièrement performant. Il permet de réaliser la mise au point jusqu’à une distance de 1cm du sujet.



Ricoh CX5

Couleur

La balance du blanc se montre fiable, mais le bénéfice censé être apporté par le mode Multi P Auto en cas d’éclairage ayant une température différente n’est pas évident.



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