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Disponibilité :
Août 2008
249 €




L’appareil photo multimédia de Samsung se dote d’un zoom 5x stabilisé et s’orne de deux compteurs indiquant le niveau de la batterie et de la capacité de stockage.
Fabrice Deleplanque [ 22 Janvier 2009 14:03 ]
Ce n’est pas toujours évident de suivre Samsung dans la segmentation de ses gammes de compacts. Ainsi, ses appareils multimédias se retrouvent alternativement dans les séries i, comme le premier modèle de la dynastie, l’i50, ou NV, comme les NV3, NV4 et à présent le NV9. Par ailleurs, loin de suivre un processus cumulatif, enrichissant ses appareils au cours des années de nouvelles aptitudes tout en conservant celles de ses prédécesseurs, leurs caractéristiques techniques varient, certains équipements et fonctions apparaissant puis disparaissant au fil des générations, donnant sur l’évolution de la gamme une impression de tâtonnement. Contrairement à ce que son appartenance à la série NV, vitrine technologique de la marque, pourrait laisser supposer, ce NV9 se positionne plutôt comme un appareil de milieu de gamme.
Le NV9 peut lire la musique MP3
Au menu, quelques progrès, tels que l’arrivée d’un zoom 5x stabilisé, comme sur l’i85, mais aussi quelques lacunes par rapport aux récents compacts multimédias de Samsung: le guide touristique n’est pas au programme, à cause peut-être de la faible capacité de la mémoire interne (seulement 10Mo), et il faut se contenter d’un écran de seulement 2,7pouces (6,86cm) au format 4/3 et de vidéos en 640 x 480 à 30images par seconde. L’appareil peut en revanche, comme ses prédécesseurs, lire la musique MP3, les films, après leur conversion au format propriétaire .sdc à l’aide du logiciel Samsung Converter (pour Windows uniquement), ainsi que les fichiers textes (format .txt). Le NV9 apporte toutefois une petite touche d’originalité avec ses deux compteurs à aiguille, situés sur la partie supérieure de l’appareil, indiquant les niveaux de charge de la batterie et de remplissage de la mémoire. Pas indispensable mais très plaisant.
Le NV9 est rapide au démarrage, avec un temps de mise sous tension de seulement 1,6s. En revanche, le retard au déclenchement est assez important, avec un écart d’environ 0,15s entre la pression sur le déclencheur, une fois la mise au point réalisée, et la capture de l’image. L’autofocus est réactif mais est rapidement en difficulté avec des sujets peu contrastés ou quand l’éclairage n’est pas optimal. Il faut dire que l’objectif, qui n’est pas particulièrement lumineux, ne lui facilite pas la tâche. En outre, la distance de mise au point minimale, de 80cm, complique les prises de vue à proximité d’un sujet en imposant de recourir au mode macro, qui permet de s’en approcher jusqu’à 5cm au grand-angle et 50cm au téléobjectif. Signalons par ailleurs que la plage de focales du zoom 5x, comprise entre 38 et 190mm, est déséquilibrée, privilégiant la capture de sujets éloignés et de plans serrés. Dommage, car aujourd’hui, bon nombre de ses concurrents également pourvus de zooms périscopiques 5x proposent des plages de focales de 28-140mm (Pentax Optio W60) ou de 33-165mm (Nikon CoolPix S60, Sony Cyber-shot T500 ou Fuji FinePix Z200fd) bien plus polyvalentes. Le zoom du NV9 se déplace en outre avec lenteur: il lui faut 3,8s pour parcourir sa plage de focales. L’attente entre deux déclenchements, de 2,2s, est en revanche correcte, et le mode rafale permet de la réduire à 1,7s.
La qualité d’image est satisfaisante. La balance du blanc corrige bien les variations de la température d’éclairage et l’exposition est bien équilibrée. Le bruit ne se manifeste assez discrètement qu’à partir de 800ISO, ce qui est exceptionnel pour un capteur de 10millions de pixels, et la qualité d’image reste correcte à 1600ISO. Du beau travail.