10
Disponibilité :
Février 2008
129 €




Léger et disponible en de nombreux coloris, le Z20 reprend le look du Z10, mais se dote d’un capteur de 10millions de pixels et d’un mode vidéo en MPeg-4.
Fabrice Deleplanque [ 12 Février 2009 16:22 ]
Avec le FinePix Z10fd, Fuji avait réussi à proposer un boîtier extrêmement compact et léger, qui pouvait s’emporter partout sans encombrer son propriétaire. Il présentait en outre les avantages d’être bon marché (179 euros lors de sa commercialisation), joliment dessiné et disponible en 6 coloris. Le Z20fd, son successeur, reprend la plupart de ses atouts: il conserve le gabarit ultra-compact, la légèreté (110g) et le prix très serré du FinePix Z10fd et se décline en 5couleurs (vert, bleu, rose, rouge ou noir, la version orange disparaissant). Principales évolutions : sa définition passe de 7 à 10 mégapixels et son zoom 3x voit sa plage de focales se décaler vers le grand-angle passant de 38-114 mm à 35-105 mm pour des ouvertures relatives identiques de f/3,7-4,2.
Comme avec le Z10fd, Fuji a mis l’accent sur l’aspect ludique et la facilité d’utilisation en concevant une ergonomie très dépouillée. Le nombre de boutons est réduit au maximum, même si une nouvelle touche dédiée à la saisie de vidéos fait son apparition à côté du déclencheur. Plus besoin donc de perdre du temps à naviguer dans les menus pour lancer la saisie d’une séquence. Les vidéos profitent en outre d’une compression en MPeg-4 bien plus performante que celle en MJPeg que proposait le Z10. Les séquences bénéficient d’une meilleure qualité d’image tout en étant deux fois plus compactes: 1 min de vidéo compressée en MPeg-4 produit un fichier d’environ 24 Mo contre 52 Mo en MJPeg. Par ailleurs, le montage des séquences s’effectue directement sur l’appareil: il est possible de couper des images superflues pour faire de la place sur sa carte mémoire ou encore d’assembler plusieurs séquences.
Il est disponible en vert, bleu, rose, rouge ou noir
Du point de vue de la réactivité, pas de changement par rapport au Z10fd, malgré l’augmentation de la définition. La mise sous tension, qui s’effectue en déplaçant le volet de protection de l’objectif, exige 1,9s. L’autofocus est assez rapide à toutes les focales malgré la luminosité médiocre de l’objectif au grand-angle, et le retard au déclenchement, inférieur à 0,05s, est imperceptible. Le zoom périscopique, comme la plupart des modèles de ce type, ne se distingue pas par sa rapidité: il lui faut à peu près 1,9s pour parcourir toutes les focales comprises entre 35 et 105 mm.
Si, jusqu’au Z5fd, la gamme FinePix Z exploitait des capteurs Super CCD HR qui leur assuraient une excellente qualité d’image, depuis le Z10fd, les bijoux de Fuji intègrent des capteurs CCD classiques, leur faisant perdre en partie leur avantage comparatif. C’est donc le cas de ce Z20, qui est doté d’un capteur CCD de 1/ 2,3’’ et de 10millions de pixels. Résultat, si, à 64 et 100 ISO, le bruit est invisible, il commence à apparaître dans les parties sombres des images à partir de 200 ISO. Le grain reste cependant assez fin et n’est pas trop gênant à 400 ISO, voire 800 ISO si l’on se contente de dimensions d’impression modérées (du 13 x 18 au A4). En revanche, à 1600 ISO, le bruit omniprésent produit un effet des plus désagréable. En termes d’optique, l’objectif manque un peu de piqué et des franges pourpres bordent fréquemment les zones fortement contrastées des images, et ce à toutes les focales. Le Z20fd propose assez peu de réglages manuels, mais son mode automatique est heureusement fiable. La balance du blanc donne de bons résultats, les couleurs sont fidèlement restituées et l’exposition se révèle homogène.