16.1
Disponibilité :
Septembre 2009
5299 €




Par ses spécifications désormais uniques, le Canon EOS 1D Mark IV pourrait bien être l’arme absolue du reporter sportif, du photojournaliste, et du photographe naturaliste.
Denis Boyard [ 09 Avril 2010 11:41 ]
Toujours à la recherche du meilleur outil, les professionnels voient arriver d’un bon œil le Canon EOS 1D Mark IV. Il faut dire que celui-ci fait monter la résolution de 10 à 16 millions de pixels (4896 x 3264photosites), et que les hautes sensibilités passent de 3200 à 102400ISO! Au passage, le module autofocus est changé pour un modèle bien plus performant, la vidéo Full HD fait une apparition remarquée, l’écran ACL progresse en qualité, et malgré tout, la cadence à 10images/s est maintenue. Autant dire que beaucoup de choses ont changé dans l’EOS 1D, et que ce n’est plus vraiment le même appareil qui se cache sous cette fameuse coque en alliage de magnésium! Il était d’ailleurs temps, car Nikon commençait à tout rafler sur le créneau, avec son excellent D3s. L’EOS 1D Mark IV est donc la réponse attendue par tous les «canonistes», qui commençaient à s’impatienter, surtout depuis les déboires du précédent modèle. Même si peu d’utilisateurs ont réellement rencontré le fameux problème d’autofocus, le fait de connaître son existence a semé le discrédit sur ce boîtier.
Capteur : pas de plein format ?
Beaucoup vont immanquablement se poser la question: «Pourquoi rester sur une taille de capteur APS-H (18,6 x 27,9mm)?» La raison invoquée par Canon est simple: les photographes de sport et les naturalistes utilisent souvent de longues focales. Venant d’une marque qui maîtrise parfaitement la fabrication de capteurs 24 x 36, l’affirmation est crédible. De fait le coefficient de recadrage 1,3x est effectivement bienvenu pour de nombreux utilisateurs. En outre, la présence de l’EOS 5D Mark II permet de combler les besoins de ceux qui veulent du plein format, et l’EOS 1Ds Mark III est toujours là, même si on peut s’attendre à un 1Ds Mark IV d’ici la fin d’année (Photokina par exemple). Canon n’avait donc pas besoin d’un reflex plein format sur ce créneau, et c’est plutôt un avantage d’avoir un capteur un peu plus petit avec une longue focale. Pensons notamment aux photographes de sport automobile, sans cesse repoussés par les normes de sécurité draconienne, et bien contents de cadrer un peu plus serré avec ce type de capteur.
Sensibilités : la maîtrise du bruit…
Toutes ces discussions sur la taille du capteur de l’EOS 1D Mark IV auraient une raison d’être si Canon maîtrisait mal les hautes sensibilités. Or, c’est loin d’être le cas, puisque le Canon EOS 1D Mark IV monte tranquillement à 12800ISO en standard, et s’offre des extensions jusqu’à 102400ISO, comme le Nikon D3s. Et les résultats sont impressionnants de qualité. Autant dire qu’à travers cette fourchette de sensibilités, Canon explique gentiment à tout le monde que les hautes sensibilités, c’est son affaire, même sur un modèle dépourvu de capteur 24 x 36! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que deux processeurs Digic 4 sont présents dans l’EOS 1D Mark IV, autorisant un traitement particulièrement énergique de l’image. Ce qui permet à la fois au Canon EOS 1D Mark IV de proposer le coefficient multiplicateur 1,3x, une résolution passée à 16millions de pixels, et l’accès aux mêmes valeurs de sensibilités que le concurrent direct. Une équation qui pourrait bien agacer!