12.2
Disponibilité :
Février 2008
600 €





Le Canon EOS 450D est sur le marché, avec la ferme intention de convaincre tous les passionnés d’entrer dans «l’aire de jeux». Et il a des arguments, le bougre, comme Canon sait les concocter !
Denis Boyard [ 11 Février 2009 16:25 ]
Depuis l’annonce du Canon EOS 450D, les «canonistes» étaient tous en attente de le voir arriver sur les comptoirs des revendeurs. Il faut dire qu’avec son capteur 12 mégapixels et ses spécifications encore en progrès, il a tous les arguments pour faire craquer les passionnés de nouvelles technologies. À commencer par le concept même du boîtier, qui est l’aboutissement d’une lignée commencée en 2003 par l’EOS 300D. Le principe est simple: proposer un reflex économique, unisexe, aux performances sans concession, de manière à fidéliser les utilisateurs aux produits Canon. Et la recette marche, vu que Canon a toujours été parmi les meilleures ventes de reflex avec les différents modèles qui se sont succédé! L’EOS 450D remplace donc l’EOS 400D, mais celui-ci ne disparaît pas pour autant du catalogue. Comme son prédécesseur (l’EOS 350D), il va tranquillement finir sa carrière comme modèle «premier prix», la chaîne de production étant largement amortie. Voilà comment offrir deux existences commerciales à un produit: d’abord comme reflex novateur à moins de 1000euros en kit, puis dans la catégorie «entrée de gamme» une fois un nouveau modèle commercialisé. Le tout sans frais de «recherche et développement» supplémentaires! Et la méthode profite aussi à l’acheteur de l’appareil en «deuxième vie», puisqu’il hérite d’un reflex de catégorie supérieure à prix plancher.
Pour donner aux utilisateurs l’envie de remplacer leur EOS 400D, il fallait des performances en progression notable. Canon a donc encore augmenté la résolution de son reflex grand public, en passant son Cmos à 12,2millions de pixels. Pourquoi 12,2 et pas 14millions de pixels comme l’a fait Sony pour son a350? Tout simplement parce que le Cmos Canon est un peu plus petit que le CCD Sony, et que monter à 14millions de pixels aurait donné trop d’importance à la diffraction aux petites ouvertures. En outre, la montée en résolution s’accompagne d’une augmentation de notable du bruit électronique dans les hautes sensibilités et produit des fichiers de plus en plus gros, surtout en format Raw, utilisé par un nombre croissant d’amateurs passionnés. Canon a donc préféré s’en tenir aux 12,2millions de pixels, qui offrent déjà une résolution de type professionnel (Canon EOS 5D, Nikon D3), largement suffisante aux besoins des amateurs, fussent-ils experts !
Une résolution professionnelle dans un reflex grand-public
Autre progression notable: l’écran de 7,62 cm de diagonale (3 pouces) en 230 000 pixels, encore plus lumineux que celui de l’EOS 400D. Celui-ci occupe une bonne part du dos du boîtier, mais offre un confort vraiment appréciable pour le contrôle des photos. Il est bien sûr doté de la visée Live View, avec au choix autofocus classique, après descente du miroir, ou autofocus par analyse de contraste, comme sur les compacts. Deux systèmes que nous n’apprécions pas trop, puisqu’ils font perdre un temps précieux dans les deux cas, et sont en outre très compliqués à mettre en œuvre pour un reflex grand public. Insistons sur le fait que la visée Live View n’est utile que dans de rares cas de visée au ras du sol, à bout de bras ou sur trépied, et encore, quand le reflex dispose d’un viseur orientable. Dans les autres cas, c’est un gadget conduisant à plus de photos floues, à des cadrages approximatifs, et à une usure prématurée de l’appareil. Point positif tout de même: la mise au point manuelle est facilitée par un zoom d’affichage réglable en position 5x ou 10x. Pratique lorsqu’une mise au point manuelle pointue est requise !