12.2
Disponibilité :
Février 2008
600 €





Denis Boyard [ 11 Février 2009 16:25 ]
Comme il s’adresse autant aux débutants qu’aux amateurs exigeants, le Canon EOS 450D propose tout ce qu’on peut souhaiter pour la photo créative. Le Cmos de l’EOS 450D mesure donc 22,2 x 14,8mm, pour des photosites carrés de 0,0052 mm (5,2 µm) de côté. On est là dans la limite basse pour ne pas trop s’exposer aux problèmes de diffraction jusqu’à f/11, et voir le piqué diminuer naturellement dès f/16. La conversion analogique/numérique est désormais codée sur 14bits en format Raw, pour une meilleure dynamique et des dégradés plus fondus dans les valeurs subtiles. Nous avons constaté un gain notable dans les hautes lumières, plus douces, avec davantage de détails perceptibles dans les zones les plus claires. L’adoption du processeur Digic III est ici mesurable dans ces effets, puisque des photos codées sur 14bits sont plus lourdes à traiter et demandent une informatique de choc !
Le gain en dynamique est notable en lumière difficile
Ce capteur est équipé du système antipoussière Canon, basé sur une mécanique interne produisant moins de particules d’usure, un bouchon de baïonnette antistatique, l’émission d’une onde très haute fréquence à la surface antistatique du filtre passe-bas, et enfin une cartographie des poussières pouvant être effectuée sur commande. Celle-ci facilite le nettoyage automatique des photos dans le logiciel Digital Photo Professionnal. Comme tous les systèmes de ce type, celui des reflex Canon est encore perfectible: un train de vibrations haute fréquence est sans effet sur les taches par exemple, et certaines particules sont tenaces! Il est donc conseillé de faire la cartographie des poussières avant chaque série de photos importantes, et de répéter l’opération de temps en temps au cours d’un voyage par exemple: les vues Raw seront automatiquement nettoyées à l’ouverture dans DPP. Ajoutez à cela un petit nettoyage manuel du capteur quand c’est nécessaire et les poussières ne devraient plus beaucoup vous gêner.
L’autofocus repose sur un module à 9collimateurs disposés en losange horizontal, afin de couvrir une large portion de la visée. Le collimateur central est de type croisé (sensibilité f/2,8), pour une détection plus efficace des lignes géométriques: en clair, il faut un objectif ouvert au moins à f/2,8 pour bénéficier du collimateur en croix, car seul l’élément horizontal reste actif avec les autres. Rassurez-vous, l’autofocus de l’EOS 450D reste efficace avec les objectifs moins lumineux: nous l’avons utilisé notamment avec le EF-S 55-250mm f/4-5,6 IS sans noter d’erreur de mise au point! Il s’est même montré bigrement précis dans des conditions pourtant difficiles, comme de forts contre-jours. Il faut dire que cet AF est très sensible, puisque sa plage de fonctionnement démarre à IL -0,5.
L’autofocus est couplé avec la mesure d’exposition évaluative sur 35zones, pour lui permettre de déterminer où se trouve le sujet principal dans le cadre. Cette mesure évaluative s’est montrée très précise, jusque dans les situations délicates comme de forts contre-jours. Nous avons toutefois noté des hautes lumières un peu «grillées» quand des zones d’ombres étaient incluses dans le cadre. Il faut dire que ce test a été fait sous une lumière de printemps très dure. Nous nous garderons donc de conclure à une réelle erreur d’exposition, mais plutôt de souligner des conditions difficiles à gérer.