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Disponibilité :
Mars 2010
800 €




Alors que Canon possède déjà le reflex grand public le plus avancé technologiquement, la marque passe encore à la vitesse supérieure avec l’EOS 550D!
Denis Boyard [ 22 Mars 2010 15:04 ]
Énième avatar du reflex grand public Canon, l’EOS 550D remet le couvert, avec des spécifications à faire pâlir les hauts de gamme concurrents! En fait, le petit fripon n’hésite pas à emprunter la technologie qui fait le succès de l’EOS 7D, y compris pour son capteur. Il affiche donc 17,9 millions de pixels en résolution (5184 x 3456 photosites), ce qui n’est pas rien quand on connaît la qualité de celui de l’EOS 7D! Cette montée en puissance n’a évidemment qu’un but, creuser l’écart avec la concurrence. Si Sony et Pentax ne s’en tirent pas trop mal avec leurs capteurs 14millions de pixels, Nikon commence à se sentir bien seul dans la gamme des 12 millions de pixels, cernée de produits «entrée de gamme». En pratique, on fait de très belles choses avec 12 millions de pixels, mais quand le principal concurrent s’offre le luxe d’en proposer 18 millions, ce n’est bon ni pour le commerce ni pour le moral des utilisateurs. Nikon n’a plus qu’à négocier le 14 mégapixels Sony Microsystem (entité distincte de Sony reflex), ce qui serait une élégante solution d’attente.
Cmos 18millions de pixels : le rouleau compresseur !
Le segment du Canon EOS 550D est le principal vecteur du succès de la marque. On comprend donc qu’il soit choyé par ses concepteurs, qui n’hésitent pas à employer des technologies vedettes du haut de gamme pour lui donner ses lettres de noblesse. Ainsi, le capteur de l’EOS 550D est un Cmos 22,3 x 14,9 mm (photosites de 0,0043 mm), décliné de celui de l’EOS 7D et offrant une résolution analogue. Il est plus lent en rafale (3,7 i/s, donc moins de canaux de transfert), mais sa qualité est irréprochable, et l’on peut réaliser sans interpolation des agrandissements de 44 x 30 cm à 300 ppp (résolution imprimerie), ou 66 x 44 cm à 200 ppp (résolution jet d’encre). Un peu d’interpolation permettra d’aller encore plus haut, car des fichiers aussi propres sont très faciles à gonfler en cas de besoin. Ce Cmos est équipé du système antipoussière Canon par train d’ondes très hautes fréquences, dont l’efficacité est indiscutable. Cette vibration est appliquée au filtre passe-bas, situé à l’avant du capteur, qui sert aussi à réduire l’effet de pixelisation des lignes géométriques dans l’image. Avec un tel capteur, la masse d’informations est importante, notamment au moment de traiter l’image contre le bruit électronique. Canon a donc équipé son 550D du processeur Digic4, qui assure une puissance de calcul beaucoup plus élevée que celle de la version 3. Il faut dire qu’avec une plage de 100 à 6400 ISO, avec extension à 12800 ISO, il y a du boulot pour le processeur! Et pourtant, le résultat est bien là dans les hautes sensibilités!
Vidéo 1080p: de plus en plus pro!
Comment creuser l’écart ailleurs que sur la résolution photo? En vidéo, tout simplement! Canon avait déjà l’avantage de la résolution Full HD (1920 x 1080 pixels), la marque y ajoute désormais celle d’une cadence de prise de vue identique à celle de l’EOS 5D Mark II. Les séquences sont désormais enregistrées à 24, 25, ou 30 i/s, ce qui donne accès à une qualité professionnelle. Là encore, l’avance est notable, puisque la seule marque donnant accès à une telle qualité est Panasonic, avec son Lumix GH1. Les concurrents ont donc du pain sur la planche, car Canon a pris une avance considérable en adoptant de telles performances sur un reflex grand public, alors que les pros des autres marques stagnent à la HD 720p! Reste que Panasonic garde l’avantage en matière d’autofocus, puisque le GH1 assure le point en continu lors des tournages. Sur le Canon comme sur les autres reflex, le point s’effectue avant la séquence, et si vous voulez changer, le manuel reste la seule solution viable. Il reste donc encore des progrès à faire pour concurrencer le Panasonic Lumix GH1 et les vrais caméscopes!