18
Disponibilité :
Octobre 2009
1600 €




Denis Boyard [ 08 Décembre 2009 16:22 ]
Dès la première prise en mains du Canon EOS 7D, on mesure l’évolution de la fabrication, et le soin porté aux diverses finitions. Les amateurs de beau matériel ne devraient pas être déçus par le Canon EOS 7D, car c’est un reflex qui en impose en termes de finition. On devine qu’il s’agit d’un vrai «semi-pro», qui n’a plus rien à envier au Nikon D300s pour ce qui est de la fabrication. En comparant les deux boîtiers côte à côte, on voit bien qu’ils sont construits selon des critères similaires, et ce n’est pas sur ce point qu’il faudra faire la différence.Le Canon EOS 7D s’appuie sur un châssis en alliage de magnésium très inspiré de celui de l'EOS 5D Mark II, avec une surface légèrement granitée qui donne une allure très sérieuse. Chaque joint et chaque bouton sont renforcés par des joints adaptés qui assurent une vraie étanchéité aux intempéries, nettement plus poussée que celle, partielle, des EOS 40D et 50D. De larges renforts en caoutchouc complètent cette protection, et assurent la prise en mains de manière très agréable. La poignée antidérapante est bien adaptée aux grosses «patounes» masculines, mais convient également aux mains fines de ces dames. Même si l’EOS 7D est plus «viril» dans sa fabrication, Canon affirme son savoir-faire en matière de production d’appareils unisexes. Et cela n’a rien d’un détail, car de nombreux couples partagent la passion de la photo, et utilisent indifféremment leurs boîtiers et optiques selon les besoins!
Une ergonomie parfois surprenante…
L’ergonomie du Canon EOS 7D ne devrait pas choquer les habitués, du moins pour la plupart des réglages courants. Ainsi, on retrouve les poussoirs dédiés à la prise de vue sagement alignés devant l’écran ACL monochrome, sur le capot, et le paramétrage du boîtier le long de l’écran ACL couleur au dos. On se fait donc très vite à l’EOS 7D, même quand on a piloté d’autres appareils entre-temps.Une chose nous a cependant fait pester quelques minutes sur le terrain: la sélection des collimateurs AF! Avant, on pressait du pouce droit le poussoir dédié aux collimateurs, et l’on faisait tourner la roue codeuse jusqu’à obtention de la configuration désirée. Simple et efficace. Or, sur l’EOS 7D, la même opération conduit à… rien du tout! Il faut passer par le poussoir Q pour trouver les raccourcis affichés à l’écran, sélectionner celui de la zone AF, et choisir la configuration à l’aide de la roue codeuse arrière. Pas très compliqué, mais la première fois, c’est surprenant, surtout quand la lumière «fout le camp» au même moment! Ce système ouvre certes davantage de possibilités de paramétrage (par l’intermédiaire des fonctions personnalisables notamment), mais l’ancien procédé était tout de même plus intuitif, et évitait de quitter la visée pour changer!
Un viseur comme on les aime!
Parmi les nombreuses évolutions introduites par l’EOS 7D, la qualité du viseur est l’une des plus appréciables en prise de vue. Un superbe pentaprisme lui assure une luminosité franchement bluffante, un peu supérieure à celle du Nikon D300s. Le grossissement 1x est ici un véritable atout, puisque l’image est la plus grande que l’on ait vue sur un reflex APS-C, et sa couverture est bien entendu de 100%. Notez que Canon a adopté un ACL transmissif sur le verre de visée, permettant d’afficher les collimateurs AF et un quadrillage d’aide à la composition: très pratique pour le paysage, notamment en bord de mer. Ce verre de visée n’est pas interchangeable, mais sa qualité est tout bonnement excellente, tant en termes de finesse que de luminosité. Avec un dégagement oculaire de 22mm, le viseur de l’EOS 7D est tout à fait comparable à celui du Nikon D300s: il faut, par conséquent, bien plaquer le verre de lunettes contre l’oculaire pour voir ­l’intégralité de l’image et de l’afficheur. Canon a donc réussi à produire le meilleur viseur du moment pour reflex à capteur APS-C, ce qui est un gros compliment face à un concurrent comme le Nikon D300s. Faire mieux n’a sûrement pas été facile!