12.2
Disponibilité :
Février 2009
1199 €





[ 07 Février 2009 13:39 ]
Les éléments de mesure de l’Olympus E-30 sont directement hérités du E-3 : point très positif vu la précision des analyses faites avec celui-ci. À l’instar du E-3, l’Olympus E-30 reprend l’excellent module autofocus à 11collimateurs croisés, qui a la particularité unique de fonctionner de –2IL à 19IL pour 100ISO. C’est donc le plus sensible du moment en basses lumières, ce qui ouvre d’intéressantes possibilités lorsqu’on prend des photos à l’intérieur d’un monument par exemple. Composé de deux éléments sensibles croisés, chaque collimateur présente en outre l’avantage de s’affranchir des hésitations courantes sur les sujets géométriques. Par ailleurs, la motorisation SWD des nouveaux objectifs, dont le Zuiko Digital 12-60mm f/2,8-4 fait partie, est particulièrement véloce. On dispose donc d’un ensemble autofocus cohérent et efficace lorsque l’Olympus E-30 et ce zoom sont appairés !
Un excellent module autofocus à 11 collimateurs croisés
Comme indiqué plus haut, l’autofocus en visée Live View peut également s’effectuer par mesure de contraste. Habituellement peu enthousiasmant, ce système est en progrès sur l’Olympus E-30: la technologie développée par Panasonic pour le Lumix G1 y est sûrement pour quelque chose! On est certes encore très loin du système à détection de phases proposé en visée reflex, mais le point se fait plus vite qu’avant, d’une manière assez proche de celle d’un bridge camera. Attention, cela s’applique à une ambiance lumineuse, car en basses lumières, le verrouillage du point peut prendre largement plus d’une seconde. On peut donc dire que l’autofocus par analyse de contraste devient utilisable quand les conditions sont optimales, mais que la mise au point par détection de phases reste le système de référence.
Au niveau de la mesure d’exposition, la mesure ESP à 49zones se montre, elle aussi, efficace. Elle produit des photos un peu denses, mais toujours riches en informations exploitables. La technologie Shadows Adjustment intervient pour détailler les ombres et renforcer les hautes lumières: un algorithme issu de Apical Imaging, société anglaise spécialisée dans le traitement d’images de télévision. Plusieurs grandes marques photo l’ont d’ailleurs adopté pour optimiser artificiellement la dynamique des photos. La mesure d’exposition peut également être déclinée en analyse centrale pondérée, ou en mesure spot (2% du verre de visée). De quoi s’affranchir de tous les problèmes. Notez au passage que le correcteur d’exposition travaille sur une plage de ±5IL, comme sur les précédents modèles. Rien à redire, sinon qu’une telle plage est peu utile, et que ±3IL suffiraient largement aux compensations d’exposition.
Comme chez la plupart des concurrents, la balance du blanc reste très proche de la lumière du jour dans la plupart des circonstances, mais l’accessibilité du réglage et sa facilité de paramétrage rendent son calage très simple. Nous sommes beaucoup moins convaincus pas la nouvelle collection de filtres à vocation artistique, dont les effets sont sans grand intérêt et se montrent aisément reproductibles dans un logiciel de traitement d’image. À quoi bon sur un boîtier comme le E-30, qui se destine a priori à des amateurs éclairés.