12.2
Disponibilité :
Février 2009
1199 €





[ 07 Février 2009 13:39 ]
L’Olympus E-30 a bien des qualités, mais elles sont éclipsées par les faiblesses du capteur 4/3, qui n’est plus à la hauteur d’un reflex pour amateurs experts! Disons-le tout net: le capteur 4/3 en 12millions de pixels n’est plus à la hauteur d’un reflex comme l’Olympus E-30! Le grain commence à pointer le bout de ses pixels parasites dès 400ISO (et même dès 100ISO dans les zones très sombres), et devient évident à 800ISO sur une vue observée à 100% dans un logiciel de traitement d’image. Jusque-là, les vues à taille d’impression restent convenables en petit format, mais cela ne suffit pas quand on s’oppose à des Canon EOS 450D ou Nikon D90, voire à des EOS 50D ou Nikon D300 vu le prix de la bête! À 1600ISO, le grain devient visible sur les photos à taille d’impression, et l’effet empire encore à 3200ISO. Comme nous l’avions signalé lors du test du Panasonic Lumix G1, ce qui est acceptable sur un bridge camera ne l’est pas sur un reflex, surtout dédié aux passionnés. D’autant plus dommage que l’Olympus E-30 est par ailleurs un reflex performant, mais qu’il est ici dévalué par un capteur «concept» arrivé au bout de ses possibilités.
Il est clair que si le Micro 4/3 semble avoir un bel avenir, le système 4/3 reflex doit être repensé d’urgence s’il veut perdurer. Et agrandir le capteur est la seule solution riche en débouchés commerciaux ! Un capteur plus grand permettrait à Olympus de revenir dans la course à la résolution avec des photosites de bonne sensibilité, ce qui est désormais impossible en système 4/3. Or, Olympus est tout de même bridé par ses optiques télécentriques, qui, même si elles sont capables de couvrir un format plus grand, restent limitées par rapport à des objectifs conçus pour le format 24 x 36. Avoir inventé le système 4/3 est donc très lourd de conséquences pour l’évolution future de la gamme! La seule solution était d’agrandir le capteur au maximum des possibilités des optiques, en oubliant l’atout télécentrique et tout en sachant que le problème n’est que repoussé de quelques années, notamment si le 24 x 36 tend à devenir la taille de capteur standard.
L’autre problème de l’Olympus E-30 est évidemment son prix élevé, qui fait ressortir d’autant plus les faiblesses du capteur 4/3. À 1199euros boîtier nu, le E-30 sera très difficile à écouler, surtout face aux vedettes de la catégorie, qui coûtent nettement moins cher! Et tout cela dans un contexte plutôt favorable aux prix bas. On voit mal ce qui ferait craquer un amateur pour un appareil plus cher et moins performant!
Le prix élevé fait ressortir les faiblesses du capteur 4/3
En commercialisant ce E-30, Olympus confirme ce que nous pensons depuis longtemps sur l’avenir du système 4/3 : quels que soient les efforts techniques déployés, un capteur plus petit ne peut suivre des puces plus grandes et plus sensibles sur le plan des hautes sensibilités. C’est donc une impasse technologique dans le domaine du reflex pour amateurs experts. La seule échappatoire est de réserver ce format au Micro 4/3, qui a un bel avenir sur les marchés bridge cameras et compacts à optiques interchangeables. Là, Olympus et Panasonic disposent du plus grand capteur, donc de l’avantage technologique. En attendant, les reflex Olympus à venir devront trouver quelque chose pour assurer une bonne qualité d’image dans les hautes sensibilités, car les résultats obtenus avec le E-30 sont décevants.