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Disponibilité :
Décembre 2008
2300 €




Denis Boyard [ 06 Février 2009 16:17 ]
Le Canon EOS 5D Mark II se professionnalise, c’est en tout cas l’impression que laisse ce boîtier très joliment fabriqué. Canon a clairement fait un effort pour que l’EOS 5D Mark II paraisse plus «pro» que son prédécesseur. Il reprend l’aspect granité des EOS 1D/Ds Mark III, le châssis en alliage de magnésium, et va même jusqu’à s’inspirer du dessin de leur prisme. Une évolution logique, puisque nombre de professionnels se sont offert un EOS 5D, soit comme deuxième boîtier, soit comme outil principal, et comptent bien le mettre à jour. Le prix moins élevé est évidemment l’atout majeur de cet appareil, puisqu’on peut s’offrir quasiment trois EOS 5D Mark II pour le prix d’un EOS 1Ds Mark III! En outre, le faible encombrement de l’EOS 5D Mark II n’est pas à négliger par rapport à celui des mastodontes EOS 1D/Ds Mark III : quand on porte un sac photo toute la journée, le gain est appréciable pour les vertèbres! Et ne négligeons pas le fait que les EOS 1D/Ds Mark III commencent à avoir de la bouteille, et que leur mise à jour devient probable. Surtout maintenant que Nikon vient de compléter sa gamme avec le D3x.
La prise en mains du Canon EOS 5D Mark II est donc très plaisante, avec l’impression de tenir un boîtier sérieux, fait pour durer. De larges renforts caoutchouc assurent la prise et donnent un aspect fini à l’appareil. Des joints assurent une protection contre les intempéries, mais curieusement (et comme les EOS 40D/50D), les trappes pour carte mémoire et batterie n’en sont pas équipées. Peut-être un ultime moyen de faire une différence avec les reflex purement professionnels. À moins de passer beaucoup de temps sous la pluie (photographes de sport ou de reportage), l’étanchéité totale n’est un essentielle, même si c’est un avantage intéressant.
Du point de vue des commandes, pas de surprise, puisqu’on est quasiment dans la même configuration qu’un EOS 40D ou 50D: les habitués trouveront leurs marques immédiatement. Les seuls points ergonomiques qui soulignent la vocation pro de l’EOS 5D Mark II sont l’absence de flash intégré (dommage, c’est pratique) et la disparition des programmes Résultat sur le sélecteur rotatif de modes. L’appareil conserve toutefois le programme Vert, qui fait un peu déplacé sur ce boîtier. Cela d’autant que le mode CA offre la même fonction, avec toutefois la possibilité de décaler les réglages affichés à l’écran via le petit joystick. Le programme Vert est sans doute conservé pour faciliter l’usage de l’EOS 5D Mark II par un néophyte le temps de quelques vues.
La qualité de visée par pentaprisme est excellente, avec une couverture d’image de 98% et un grossissement confortable de 0,71x. L’image perçue est nette, contrastée, et suffisamment fine pour la mise au point manuelle occasionnelle ou le contrôle précis du travail de l’autofocus (3verres de visée interchangeables, dont un spécialement dédié au point en manuel). Le dégagement oculaire est convenable sur le papier (21mm), mais il faut tout de même plaquer le verre de lunette contre l’oculaire pour voir tout le champ et l’afficheur d’un seul regard. On est donc en dessous du viseur du Sony a900, qui fait désormais référence sur le marché en matière de qualité de visée.