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Disponibilité :
Décembre 2008
2300 €




Denis Boyard [ 06 Février 2009 16:17 ]
L’EOS 5D Mark II est-il à la hauteur de la demande des pros et des passionnés? Oui, et même très au-dessus des espérances de la plupart des photographes! Un EOS 5D Mark II, c’est 21mégapixels (5616 x 3744pixels), donc un appareil très haute résolution, capable de résoudre les plus fins détails. On l’espère donc sur ses qualités en matière de piqué, mais on s’attend à faire des concessions dans le domaine du bruit électronique, principalement vu la taille des photosites (0,0064mm de côté).
Eh bien, accrochez-vous à quelque chose de solide, car Canon nous fait tout simplement un exploit niveau traitement du bruit électronique! Pourquoi? Parce que l’EOS 5D Mark II se permet, malgré ses 21mégapixels, de produire des photos plus fines dans les hautes sensibilités que les deux leaders du marché, j’ai nommé les Nikon D3 et D700 (12millions de pixels)! Certes, la victoire tient à peu de chose, mais compte tenu de la résolution proposée, obtenir un bruit électronique légèrement plus faible que les Nikon est une performance extraordinaire! Chez Nikon, le bruit est plus franc, plus net, tandis que chez Canon, un lissage particulièrement complexe arrive à donner au bruit un fondu qui n’altère presque pas la netteté. Attention, à ce niveau qualitatif, les deux marques proposent des appareils qui enterrent tout ce qui a été commercialisé jusqu’à présent, et je partirais sans la moindre arrière-pensée faire un reportage avec n’importe lequel des trois. Mais le photographe qui a besoin d’une très haute résolution a tout intérêt à pencher pour le Canon. D’autant que cela se vérifie sur l’ensemble des hautes sensibilités, dès la barrière des 1600ISO, et jusqu’à 25600ISO. À noter, le rendu des images est très peu affecté par la montée en ISO dans la plage de sensibilités normale:
les photos sont un tout petit peu moins magenta, la dynamique est à peine réduite et le contraste reste doux. On se demandait pourquoi Canon retardait au maximum l’arrivée des exemplaires définitifs, mais tout est clair maintenant: ne pas «lâcher» l’appareil avant d’être au plus haut niveau du marché. C’est là que nous sommes contents de ne pas avoir testé un modèle de présérie, qui était un peu moins bon!
Sur le plan du piqué des photos, on est dans l’exceptionnel. Cela dit, il faut accompagner l’appareil d’optiques à la hauteur! Un 24-70mm f/2,8 L USM est tout indiqué pour tirer pleinement parti des possibilités du capteur, avec le 70-200 mm f/2,8 (ou f/4) L IS USM pour compléter le tableau. De quoi immortaliser des paysages ultra-détaillés ou effectuer des prises de vue en studio de très haut niveau qualitatif. Du point de vue du studio, il serait d’ailleurs temps que Canon rajeunisse son EF 50mm f/2,5 Macro, car l’EF-S 60mm f/2,8 Macro USM n’est pas compatible avec l’EOS 5D Mark II (réservé aux capteurs 1,6x) et l’EF 100mm f/2,8 Macro USM est un peu long quand on manque de recul.
Avec l’EOS 5D Mark II, Canon propose un reflex d’exception, qui allie la très haute résolution à un niveau de bruit électronique incroyablement faible. Ce boîtier est une petite merveille de précision, efficace dans la plupart des situations, ce qui garantit à l’amateur expert comme au pro des résultats irréprochables. Il fait le point vite et bien, expose judicieusement, et produit des photos au rendu impeccable. Pour nous, c’est clairement le meilleur reflex du moment, en tout cas le plus homogène avec sa résolution énorme et ses performances dans les hautes sensibilités. Les possesseurs d’EOS 5D première mouture tiennent leur nouvel appareil… et tous les autres aussi !