12.2
Disponibilité :
Septembre 2008
950 €





Denis Boyard [ 19 Mars 2009 14:17 ]
Le D90 est un reflex majeur avec lequel il faut désormais compter ! Nikon propose aux passionnés un boîtier à la hauteur de leurs ambitions, qui comble le retard du D80 et fait jeu égal avec le D300 sur nombre de points essentiels, comme la résolution, la qualité de l’écran, ou le viseur reflex, qui n’offre certes pas 100 % du champ image mais assure une qualité de visée très satisfaisante.
Le capteur Cmos du D90 est très proche de celui du D300 dans sa conception, même s’il est doté des dernières innovations en matière de réduction de bruit électronique. Sa résolution est de 12,2 mégapixels (4 288 x 2 848 pixels) pour une taille de 23,6 x 15,8 mm. Il se compose de photosites carrés de 0,0055 mm (5,5 µm) de côté, comme le D300. Il est équipé du filtre antipoussière Nikon, qui applique un train d’ondes très hautes fréquences (4 fréquences différentes) pour déloger les impuretés de sa surface. Vu le peu de temps disponible pour tester le boîtier, nous n’avons pas pu vérifier l’efficacité de ce système sur le D90. Cela dit, le D700 testé dans des ambiances poussiéreuses nous a prouvé que l’antipoussière Nikon se montre fiable en pratique : pas de particules visibles sur les images.
Concernant la qualité d’image, le capteur du D90 est à la hauteur : son piqué est de très haut niveau, les JPeg « bruts d’appareil » sont même un peu plus nets que ceux issus du D300. Cela s’explique en grande partie par les réglages de base du D90, conçu pour produire des vues immédiatement exploitables, alors que le D300 réduit le traitement des images pour laisser plus de possibilités au post-traitement, comme le demandent les pros. En matière de bruit électronique, la plage de sensibilités standard (200 à 3 200 ISO) est pleinement utilisable, avec juste un lissage un peu marqué à 3 200 ISO lorsque l’image est observée à 100 % dans un logiciel de traitement d’image. Une très belle performance, qui tire encore vers le haut la barre des sensibilités extrêmes avec un capteur DX. Si on pousse à 6 400 ISO (sensibilité Hi-1), le lissage est plus présent et on devine le bruit électronique derrière, le tout altérant les détails de l’image : normal, nous sommes hors plage normale. Cela dit, la vue prise à 6 400 ISO fait encore bonne figure à taille d’impression (300 ppp), ce qui en dit long sur les possibilités du D90. D’autant que la saturation et les couleurs sont constantes sur toute la plage de sensibilités disponibles.
Nous avons vérifié si le fait de prendre une séquence vidéo de 5 min immédiatement suivie d’une photo à 1 600 ISO provoquait une montée de bruit électronique sur celle-ci. Eh bien, non, l’image reste semblable à une vue 1 600 ISO isolée. Nikon gère donc magistralement le bruit électronique sur le D90 ! Pour ce qui est du rendu colorimétrique, le D90 reste dans la tendance Nikon, avec des tons agréablement neutres, une saturation plaisante. On n’attendrait pas mieux d’un boîtier pro !
Le D90 va bien au-delà de sa fonction vidéo certes novatrice, mais encore perfectible. Cet excellent boîtier a toutes les qualités d’un reflex pour passionné, capable de prendre des vues de qualité pro dans bien des situations. Même l’autonomie est à la hauteur, puisqu’il peut prendre 850 vues selon les normes Cipa. C’est une belle synthèse du savoir-faire Nikon. Les nikonistes qui attendaient un boîtier capable de faire aussi bien qu’un D300 pour un prix moins élevé ont leur « bébé » à disposition.