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Disponibilité :
Mars 2008
370 €





L’E-420 est le troisième avatar du minuscule reflex Olympus. L’accent a été mis sur la visée Live View, introduite sur le E-410.
Denis Boyard [ 20 Août 2008 14:59 ]
Avec sa série E-400, E-410 et maintenant E-420, Olympus a trouvé un bon filon sur le marché du reflex grand public. Ce qui plaît avant tout dans ces modèles ? Leur taille minuscule, qui en fait les reflex les plus petits du moment. De quoi séduire l’utilisateur de compact qui souhaite passer à la qualité reflex, mais sans s’encombrer. Le capteur 4/3 trouve ici une justification pour sa taille réduite, beaucoup moins évidente sur les autres modèles de la marque ! L’Olympus E-420 reprend donc la base de ses prédécesseurs, c’est-à-dire un châssis où tout est pensé pour réduire l’encombrement, allant jusqu’à incliner le prisme de visée sur l’arrière pour gagner en hauteur.
Cette taille réduite est d’une part un argument de vente apprécié, mais d’autre part, elle permet à la marque de communiquer sur autre chose que la résolution, où certains concurrents sont plus avancés. Il faut dire que les spécifications du système 4/3 doivent commencer à sérieusement agacer les ingénieurs Panasonic (fabricant du capteur Mos des Olympus), qui se retrouvent handicapés pour les développements futurs : le capteur est petit, trop petit. Aujourd’hui, tout le monde accepte un capteur 10 millions de pixels sur un reflex grand public, mais qu’en sera-t-il dans quelques mois ? La marque sera-t-elle amenée à aller vers un format supérieur dans le haut de gamme, comme le font actuellement les principaux concurrents ? Espérons que la solution retenue ne sera pas celle de réduire encore la taille des photosites, car les petites ouvertures deviendront vite inutilisables (diffraction) !
À bien regarder l’Olympus E-420, on s’aperçoit que l’écran couleur a encore grandi : sa diagonale est désormais de 6,86 cm, contre 6,35 cm sur l’ancien modèle. La résolution de cet écran reste de 230000 pixels, ce qui est tout à fait convenable en usage normal. Cette grande surface d’écran a été choisie pour rendre la visée Live View plus efficace et plus claire. Il faut dire qu’Olympus et Panasonic misent énormément sur ce mode de visée pour la promotion de leurs reflex. D’ailleurs, l’E-420 hérite d’un système de mise au point par analyse de contraste en mode Live View sur 11 collimateurs virtuels. Celui-ci permet notamment de réduire le nombre de cycles d’obturation, qui risquent d’user prématurément tous les mécanismes de la chambre reflex. Le problème, c’est que ce système est carrément lent face à l’autofocus à détection de phase. Olympus propose bien un mode autofocus hybride (pré-mise au point en mesure de contraste, puis finalisation à l’aide des capteurs AF), mais on cumule alors les défauts des deux technologies : lenteur accablante de l’analyse de contraste, puis redescente du miroir pour la finalisation, le tout sans bouger, si possible, d’un iota. À réserver aux sujets bien statiques !
Décidément, la visée Live View peine à trouver son mécanisme idéal, capable de faire le point rapidement, de ménager l’obturateur, et d’éviter la surchauffe du capteur. La solution serait sans doute d’oser le bridge camera à capteur 4/3, un peu comme l’avait fait Sony avec son Cyber-shot DSC-L1 à capteur APS-C, ce qui réduirait la possibilité de comparaison avec les reflex. Une autre méthode judicieuse serait de revenir au capteur séparé dédié à la visée Live View (technologie développée sur l’ancien Olympus E-330), comme vient de le faire Sony avec ses a300 et a350. Notez au passage que contrairement à celui du Panasonic Lumix DMC-L10, l’écran de l’Olympus E-420 n’est pas orientable, ce qui réduit d’autant le confort d’utilisation dans ce mode de visée. C’est là le prix de l’extrême compacité du E-420.