12.3
Disponibilité :
Juillet 2009
700 €




Olympus propose le premier compact à grand capteur et objectifs interchangeables. Cet appareil qui marque un nouveau concept dans le monde de la photographie numérique deviendra-t-il historique, voire mythique ?
Aurélie Hallereau [ 20 Novembre 2009 12:24 ]
« La » solution pour l’amateur en quête de qualité et de simplicité? En effet, le Pen E-P1 semble être l’appareil dont rêvent tous les amateurs experts puisqu’il offre les avantages techniques d’un reflex tout en étant plus petit, plus léger et (presque) moins cher. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le Pen E-P1 est le premier d’une nouvelle gamme d’appareils. Ce n’est pas un reflex, mais un compact équipé d’un grand capteur et d’une monture pour objectifs interchangeables. Ce nouveau concept, encore difficile à imaginer il y a quelques années, est aujourd’hui possible grâce à la création conjointe du format micro 4/3 par Olympus et Panasonic. Ce système, basé sur un capteur d’une taille identique à celle d’un capteur 4/3 (18 x 13,5 mm), diminue la taille et donc le poids des appareils et des objectifs. La baïonnette des objectifs est réduite et la distance entre le plan du capteur et l’objectif est raccourcie. Après avoir présenté lors de la dernière Photokina à Cologne un prototype sous cloche, Olympus commercialise plus de dix mois plus tard son Pen E-P1. Cinquante ans plus tard, le premier Pen numérique s’appuie sur le concept de l’Olympus Pen de 1959. Un appareil mythique qui avait rencontré un très grand succès grâce notamment à son format de négatif 18 x 24 mm permettant de prendre 72 vues sur un film 24 x 36 de 36 poses.
Une finition irréprochable
Sur le dessus de l’appareil, on distingue en plus du bouton de mise en route, du déclencheur et du correcteur d’exposition, un sélecteur de modes intégrant les classiques PSAM, en plus des programmes Auto, Scène et Vidéo. À l’arrière, les touches sont plus nombreuses à droite de l’écran. On trouve des boutons classiques pour l’accès au menu, à la corbeille, aux infos et aux fonctions. En plus d’un sélecteur entouré d’une roue codeuse, vous trouvez une large roue verticale crantée pour la gestion des vitesses et des ouvertures. Le domaine dans lequel l’Olympus Pen E-P1 marque un point essentiel est sa qualité de fabrication. Proposé en deux finitions toutes les deux du plus bel effet, vous pourrez le choisir en version métal argenté ou laqué blanc. En termes d’ergonomie, même s’il n’est évidemment pas aussi petit qu’un compact numérique ordinaire, la taille réduite du Pen E-P1 le rend particulièrement agréable à transporter et améliore sa manipulation. Les dimensions de ce boîtier (120,5 x 70 x 35 mm) sont proches de celles qu’on avait imaginées et proches de celles du mythique Pen F. Le Pen E-P1 reprend d’ailleurs l’allure générale de son ancêtre argentique, les lignes et les formes sont semblables, notamment le décrochement supérieur du boîtier.Malgré une grande richesse des menus qui ne sont pas toujours faciles à comprendre, à l’usage, le Pen E-P1 est un appareil qui s’appréhende très facilement. Globalement, Olympus a fait un gros effort sur l’ergonomie de son boîtier et pour la construction du zoom. Ce dernier, bien pensé est équipé d’un petit commutateur qui permet de le ranger pour que l’ensemble boîtier et objectif soit moins encombrant lorsqu’il n’est pas utilisé.
Des menus très complets
Aussi polyvalent et évolutif qu’un reflex, l’E-P1 propose les modes PASM pour des réglages manuels de l’exposition. Pour les plus frileux, 20 modes scène sont présents et le nouveau mode iA détecte automatiquement le mode scène le plus appropriée à la situation de prise de vue. Et pour les créatifs, comme sur les reflex Olympus, le programme Art propose des modes de prise de vue originaux pour des rendus ressemblant à l’argentique. Six filtres artistiques parmi lesquels vous trouverez le mode Sténopé, Noir et blanc granuleux ou encore Pop Art sont proposés pour des effets très plaisants et très réussis. Ces modes offrent des rendus édifiants, mais ils demandent de la patience, car l’enregistrement des images est très long.