12.3
Disponibilité :
Janvier 2010
949 €




[ 10 Mars 2010 14:43 ]
Hormis la possibilité du viseur électronique et de l’adaptateur pour micro externe, les petites modifications apportées à l’Olympus E-P2 ne sont pas marquantes. Il s’agit plutôt d’options de traitement d’image ludiques (effets «modélisme» et «traitement croisé»), mais sans apports qualitatifs. Seule la possibilité de faire la mesure en manuel peut intéresser les vidéastes chevronnés.En revanche, nous sommes beaucoup plus sensibles à une amélioration non citée, qui concerne l’autofocus. Il est un peu plus nerveux, même s’il n’est pas au niveau de celui d’un reflex. Et ça, c’est positif en prise de vue. Seul bémol, le «bip» de confirmation du point intervient un peu avant que celui-ci soit figé, ce qui peut surprendre l’utilisateur de reflex. Mais, heureusement, le point se verrouille dès que le bip se termine. Olympus a sans doute cherché à donner une impression de vitesse supplémentaire avec ce petit subterfuge. On notera au passage que l’écran ACL du boîtier (7,62cm de diagonale pour 230000points) est assez moyen en définition et que son signal est très bruité en basses lumièes: pas terrible sur le seul viseur de base d’un appareil comme le E-P2…
Résolution/bruit électronique : de belles images
La qualité des photos prises avec l’Olympus E-P2 est tout à fait convaincante, puisqu’elles est au niveau de celle des reflex de la marque. Les photos sont bien nettes et la restitution des détails est très satisfaisante. Il faut tout de même faire attention à la sensibilité ISO (par défaut en automatique), qui altère les photos à partir de 800 ISO. Il ne s’agit pas de bruit électronique, très bien maîtrisé à cette valeur, mais du lissage pour le combattre, qui gomme les détails très fins. Mieux vaut donc choisir en manuel votre sensibilité, pour gérer au mieux la résolution des fins détails.En matière de bruit électronique, on retrouve la qualité d’image notée sur les reflex récents. Le grain est quasiment invisible à 1600 ISO sur les photos observées à 100%, et commence à apparaître plus nettement à 3200ISO, dans les mêmes conditions d’observation. Autant dire qu’à taille d’impression, on ne le voit pas. C’est à 6400ISO que le bruit devient gênant (visible à taille d’impression), mais on reste dans des valeurs acceptables en reportage. Disons que pour vous assurer de ne pas être perturbé par les pixels parasites et leur lissage, évitez de dépasser 3200ISO, ce qui est déjà très bien !
En termes de rendu de couleurs, l’Olympus E-P2 produit des photos aux tons naturels, avec un peu de saturation pour le grand public. Elles sont très plaisantes et peuvent tout à fait combler un amateur exigeant.Niveau vidéo HD, la qualité d’image est très bonne. Toutefois, la mise au point se fait en début de séquence, et n’est pas continue durant le tournage. Il faut donc presser la touche AEL AFL pour relancer le point, ce qui provoque un pompage de la mise au point durant la scène: pas franchement esthétique. Là, Olympus est dépassé par Panasonic, qui dispose de l’autofocus continu sur ses Lumix GH1 et GF1. Dommage !