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Disponibilité :
Juin 2009




Denis Boyard [ 10 Juin 2009 18:51 ]
Contrairement à un reflex classique, le Panasonic Lumix GH1 centralise l’ensemble des éléments de mesure au niveau du capteur imageur. Le Panasonic Lumix GH1 est beaucoup plus simple dans sa conception qu’un reflex classique.
L’autofocus et la mesure d’exposition étant basés sur l’analyse du capteur imageur, on ne trouve pas les habituels modules de mesure dans le boîtier. Et ce système est très intéressant, puisqu’il présente l’avantage de travailler directement sur l’image saisie par le capteur. Quand c’est net, c’est vraiment la photo qui l’est, et quand c’est bien exposé, c’est toujours l’image finale qui l’est. Ces mesures ne reposent plus sur un étalonnage plus ou moins précis entre les éléments de mesure et les possibilités du capteur!
Du coup, c’est tout bénéfice pour le fabricant, qui gagne en précision et simplifie fortement la conception de son appareil. Il est donc clair que l’avenir de la photo passera nécessairement par ce type de conception, en tout cas sur le marché amateur.
Quand le capteur fait le point…
C’est donc l’image produite par le capteur imageur qui sert à la mise au point. Le processeur simule la présence de 23collimateurs, pour trouver le sujet principal et effectuer une mesure de contraste dessus. Ce système est également capable d’identifier les visages pour simplifier le travail d’analyse du processeur. Un tel principe présente l’avantage de réellement faire le point sur l’image, ce qui est beaucoup plus précis que les systèmes autofocus classiques.
Là où Panasonic a fait très fort, c’est d’avoir rendu très rapide ce système de mesure! Il suffit de voir comment travaillent les concurrents en mesure de contraste (2 à 3s en Live View avec un Canon EOS 500D) pour mesurer le travail des ingénieurs Panasonic. Le Lumix GH1 fait le point vite, très vite, et avec une précision indiscutable!
Et la mesure aussi !
Même principe pour la mesure d’exposition, où l’image saisie est découpée en 144zones pour une analyse précise. Ces zones sont couplées à l’autofocus, pour privilégier celle où se trouve le sujet principal. Avantage d’une mesure sur le capteur, le processeur détecte immédiatement les zones surexposées ou sous-exposées, et peut sans problème pondérer ces valeurs extrêmes. Il faut vraiment un contraste très fort (bouts de ciel blanc derrière un sujet sombre bien exposé) pour voir des zones «à 255», c’est-à-dire en blanc pur totalement vide en informations. Beaucoup plus facile d’adapter le traitement d’image à chaque photo avec une image décortiquée en direct!
En tout cas, le Panasonic Lumix GH1 expose de façon précise et très régulière, ce qui garantit une constance appréciable dans les résultats. Et cela reste valable en vidéo. À ce sujet, notez que le Panasonic Lumix GH1 est très peu sensible au phénomène de «pompage», qui touche à une inertie dans l’ouverture et la fermeture du diaphragme lors d’un passage du sombre au clair, ou inversement. Eh bien là, la correction s’effectue presque instantanément, même quand on passe très vite d’une lumière très claire à une zone d’ombre. Encore un indice du soin porté par Panasonic à la fonction vidéo.