10.2
Disponibilité :
Octobre 2008
499 €





Beaucoup d’amateurs cherchent un prix serré pour entrer en douceur dans l’univers du reflex numérique. Pentax leur propose son K-m, boîtier certes économique, mais conçu avant tout pour faire de bonnes images !
Denis Boyard [ 19 Mars 2009 16:42 ]
Acheter un premier reflex inspire deux craintes à l’amateur qui fait ses premiers pas : celle de la complexité éventuelle de son utilisation, et celle du prix du « joujou », naturellement plus élevé que celui d’un compact lambda.
Pentax se propose de donner une réponse globale à ces deux interrogations, en commercialisant le K-m, reflex très simple à utiliser et, surtout, positionné à un prix très serré : 499 euros prix public de lancement avec zoom 18-55mm, soit très rapidement 449 euros, voire moins chez les spécialistes du
discount !
Ce n’est pas un hasard si la marque lance ce nouveau boîtier, car nous avons appris à la Photokina de Cologne qu’elle avait de très grandes ambitions pour les années à venir. La nouvelle direction mise en place par Hoya se compose de pointures à la hauteur des enjeux, et Pentax pourrait bien redevenir un acteur majeur de la photo dans les prochains mois ! Elle l’a certes toujours été en termes de notoriété de marque, mais sur le plan marketing, Pentax ne s’était pas encore donné les moyens d’être au top niveau, ce qui semble être en cours de mise en place actuellement. Vu la progression des reflex de la marque ces dernières années, c’est le moment ou jamais de faire monter la mayonnaise !
Quid de Samsung dans tout cela ? Selon les dirigeants Hoya/Pentax rencontrés à Cologne, « Samsung est un très bon partenaire sur les produits développés en commun, mais rien n’est figé ». En clair et sans décodeur, on peut donc voir Pentax faire appel à d’autres fournisseurs de composants électroniques, si cela s’avère nécessaire au développement de futurs produits. Par exemple, un projet de développement de reflex plein format 24 x 36 pourrait être une pierre d’achoppement dans les relations Pentax/Samsung, surtout maintenant que Sony dispose d’un tel capteur. À suivre ! Pour le moment, Pentax se concentre donc sur l’entrée de gamme avec le K-m. C’est tout simplement un K200D « allégé », perdant notamment la protection tout-temps, assez coûteuse en fabrication.
Le boîtier repose donc sur une base technologique saine, qui devrait rassurer les acheteurs potentiels en phase de doute. Il aurait d’ailleurs pu s’appeler « K2000D », ce qui est le cas aux États-Unis, mais le marketing européen a préféré « K-m » : drôle d’idée, qui crée une distance avec la gamme à succès du fabricant. En outre, le « m » de « K-m » pourrait laisser penser à tort qu’il s’agit d’un reflex manuel, ce qui n’est évidemment pas le cas, puisqu’il intègre tous les automatismes des reflex Pentax. Il intègre même le stabilisateur intégré Shake Reduction, basé sur le déplacement du capteur en x et y pour compenser les tremblements appliqués à l’appareil, soit par l’utilisateur, soit parce qu’il est utilisé depuis un point de vue instable. Pour mémoire, ce stabilisateur est utilisable avec toutes les optiques compatibles avec le Pentax K-m, ce qui fait un large choix d’équipements potentiels en neuf et en occasion.