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Fuji Finepix X100 : des précisions…
Fuji donne un peu plus de précisions sur la conception du Finepix X100, qui devrait arriver sur les présentoirs au mois de mars.
Avec son aspect vintage, le Fuji Finepix X100 fait déjà rêver plus d’un passionné, à la recherche d’un boîtier avec viseur optique de qualité. Quand on sait que Fuji a fabriqué en son temps le fameux Hasseblad XPan, on peut effectivement espérer beaucoup du Finepix X100 ! Dommage, d’ailleurs, que les capteurs panoramiques ne soient pas courants, car un « Finepix XPan » serait probablement un grand succès commercial.
En attendant, c’est le Fuji Finepix X100 qui s’annonce, et il a bien des atouts pour attirer les amoureux de beaux appareils. À commencer par son viseur hybride, qui repose à la base sur une formule « Galilée inversée », mais intègre également un petit écran ACL de 1440000 points, dont la lecture s’effectue via un prisme. On passe ainsi de la visée optique à l’électronique par simple action sur un inverseur, situé à l’avant de l’appareil. Ce système permet non seulement les deux modes de visée, mais également d’ajouter en surimpression des informations et des cadres sur la visée optique. La luminosité des informations transmises dans le viseur est variable en fonction de l’ambiance lumineuse. Notez que le viseur optique offre un grossissement de x 0,5 et qu’il est annoncé comme exempt de distorsion et de franges chromatiques.
Une optique fixe… mais de course !
L’objectif qui équipe le Fuji Finepix X100 est de type fixe, ce qui est sans doute le principal défaut de l’appareil. En effet, pouvoir changer de focale est l’une des demandes fortes des amateurs experts, premiers clients de ce type de boîtier.
Pour obtenir une qualité impeccable, Fuji a choisi d’équiper le X100 d’un Fujinon 23 mm f/2, qui correspond à un 35 mm sur le capteur taille APS-C. Ce choix n’est pas un hasard, puisque le 35 mm f/2 a longtemps été le cheval de bataille des Leica M et autres appareils télémétriques. Avantages de la monture fixe, cet objectif est très compact et il est parfaitement apairé avec le capteur Cmos. Il évite par ailleurs les intrusions de poussière de l’extérieur. Son diaphragme à 9 lamelles assure un rendu agréable des flous hors du plan de mise au point.
La mise au point minimale est annoncée pour 0,10 m, valeur rendue possible par la visée électronique, dépourvue de tout problème de parallaxe. La mise au point laisse le choix entre la simulation de 49 points en visée électronique, ou de 25 points en visée optique, avec un paramétrage sur 5 taille de zones de mise au point. Un filtre gris neutre (optique ou électronique ?) est intégré au boîtier, permettant d’allonger le temps de pose de 3 IL, afin de produire par exemple des effets de filé.
Capteur Cmos : processeur EXR
Niveau capteur, le Fuji Finepix X100 intègre un Cmos APS-C (16 x 24 mm environ) en résolution 12 millions de pixels, dont la plage de sensibilités est comprise entre 200 et 6400 ISO, mais des extensions 100 et 12800 ISO sont annoncées. Compte tenu de la qualité d’image offerte par une extension dans les hautes sensibilités, je n’en vois pas l’utilité, hormis en matière de marketing. Une plage 200 à 6400 ISO me semble déjà bien suffisante en pratique, et ne tente pas l’utilisateur de faire des excès dont il sera déçu.
Ce capteur est épaulé par un processeur type EXR, qui se charge d’optimiser la dynamique des images, et d’assurer une belle qualité de traitement. Connaissant les qualités de ce traitement sur les compacts à petit capteur de la marque, on peut s’attendre à un rendu des plus plaisants. Bien entendu, ce capteur autorise le tournage de séquences vidéo, au format HD 720p (1280 x 720 pixels). Ce n’est pas le « top-niveau » du moment, mais un appareil comme le Fuji Finepix X100 ne vise pas les utilisateurs de caméscopes, mais plutôt la saisie de séquences souvenirs.
Fabrication : du sérieux !
Comme les premières photos le laissaient deviner, le Fuji Finepix X100 dispose d’un capot et d’une semelle en alliage de magnésium, qui lui donnent un aspect très valorisant. Toutes les bagues et commandes sont également en métal, et un cuir de qualité habille l’appareil.
Pour les photographes qui connaissent l’argentique, Fuji a doté le X100 de modes qui simulent le rendu des émulsions les plus en vogue, dont la Velvia, l’Astia ou la Provia, qui ont fait les beaux jours des utilisateurs de diapositives. Un mode monochrome sera également disponible, avec des filtres intégrés.
Un mode panoramique est également au programme, sous des angles de 120° et 180°. Peu d’informations sur le sujet, mais il s’agit probablement un système par assemblage, que l’on doit réaliser en rafale si le système ressemble à son homologue Sony.
Niveau accessoires, un sac « tout prêt » est annoncé, ainsi qu’un pare-soleil, une bague d’adaptation pour filtres au Ø 49 mm, et deux flashs optionnels (NG 20 et 42 pour 100 ISO). Nous sommes pressés d’avoir le joujou en mains pour en savoir plus, car il est très prometteur !
Prix : N.C.
Disponibilité annoncée : mars 2011